{"id":1081,"date":"1998-09-01T00:00:00","date_gmt":"1998-08-31T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/paf1081\/"},"modified":"1998-09-01T00:00:00","modified_gmt":"1998-08-31T22:00:00","slug":"paf1081","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=1081","title":{"rendered":"PAF"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">  Du c\u00f4t\u00e9 de France 2 <\/p>\n<p>En juin, France 2 \u00e9tait mal en point. L&#8217;\u00e9t\u00e9 n&#8217;a pas arrang\u00e9 les choses. La direction de la cha\u00eene a profit\u00e9 du d\u00e9m\u00e9nagement au nouveau si\u00e8ge de France T\u00e9l\u00e9vision, dans le XVe arrondissement de Paris, pour abandonner sur le bord de la route quelques-uns de ses prot\u00e9g\u00e9s. Exit donc, mais nous sommes d\u00e9j\u00e0 dans l&#8217;histoire ancienne, Albert du Roy, le directeur g\u00e9n\u00e9ral adjoint charg\u00e9 de l&#8217;information. Il est d\u00e9sormais remplac\u00e9 par Pierre-Henri Arnstam, ancien conseiller aupr\u00e8s de la pr\u00e9sidence. Il n&#8217;est jamais que le troisi\u00e8me directeur de l&#8217;information en quatre ann\u00e9es. Exit Jean-Pierre Cottet, le directeur g\u00e9n\u00e9ral de l&#8217;antenne, qui s&#8217;est fait remercier par son &#8220;ami&#8221; Xavier Gouyou-Beauchamps. A sa place, on retrouvera celui qui occupait le m\u00eame poste sur France 3, Patrice Duhamel, lui-m\u00eame remplac\u00e9 par Jean R\u00e9veillon, ancien directeur des sports de France T\u00e9l\u00e9vision, auquel succ\u00e9dera Patrick Ch\u00eane, pr\u00e9sentateur du journal de 13 h&#8230; Combien de temps resteront-ils en place ? Si tout se passe bien, au moins jusqu&#8217;en juin 1999, date de la fin de mandat de Xavier Gouyou-Beauchamps. Autant dire une \u00e9ternit\u00e9 pour une cha\u00eene o\u00f9 chaque si\u00e8ge est \u00e9jectable et o\u00f9 chaque individu est le fusible d&#8217;un autre. Au del\u00e0 de simples questions de personnes, c&#8217;est tout le syst\u00e8me qui donne dans la cacophonie. France 2 n&#8217;est pas une PME qui peut s&#8217;adapter en un mois: modifier une image n\u00e9cessite du temps, de la patience et surtout de la pers\u00e9v\u00e9rance. Apr\u00e8s la d\u00e9mission d&#8217;Albert du Roy, Jean-Pierre Cottet \u00e9tait en premi\u00e8re ligne pour concevoir les programmes et la couleur de la cha\u00eene d\u00e8s la rentr\u00e9e. Il \u00e9tait m\u00e9diatiquement le plus expos\u00e9: pas un quotidien ne lui a demand\u00e9 sa recette pour redorer le blason de France 2. Son licenciement, le 20 juillet, afin de donner un nouvel &#8220;\u00e9lan&#8221; \u00e0 la cha\u00eene publique, est donc \u00e9tonnant, d&#8217;autant qu&#8217;une grille de rentr\u00e9e ne se fabrique pas en un mois. De plus, ironie du sort, Patrice Duhamel a d\u00e9j\u00e0 succ\u00e9d\u00e9 \u00e0 Jean-Pierre Cottet en&#8230;1985. Les chaises sont les m\u00eames et les joueurs n&#8217;ont pas chang\u00e9. En attendant, la rentr\u00e9e 98 sur France 2 devrait \u00eatre mouvement\u00e9e. Patrice Duhamel et Pierre-Henri Arnstam se sont trouv\u00e9s dans l&#8217;obligation de travailler dans l&#8217;urgence. Les r\u00e9sultats devront en effet \u00eatre visibles d\u00e8s No\u00ebl, et m\u00eame avant, notamment en ce qui concerne &#8221; l&#8217;acc\u00e8s prime-time &#8221; et le journal de 20 h, puisque France 2 suit la logique mercantile de l&#8217;audimat. L&#8217;\u00e9chec de l&#8217;\u00e9mission de Jean-Luc Delarue a sans doute co\u00fbt\u00e9 la place de Jean-Pierre Cottet et les atermoiements du journal (\u00e9viction de Bruno Masure, relookage discutable&#8230;) celle d&#8217;Albert du Roy. Il faudra donc remonter les indices d&#8217;\u00e9coute. Pour ce faire, la r\u00e9daction compte sur Claude S\u00e9rillon qui reprend le 20 h, ce qui est a priori plut\u00f4t une bonne nouvelle. &#8221; L&#8217;acc\u00e8s prime-time &#8221; devrait poser plus de difficult\u00e9s, les jeux test\u00e9s cet \u00e9t\u00e9 n&#8217;ayant pas emball\u00e9 les foules. Une autre mission incombe \u00e0 la direction, restaurer un semblant de confraternit\u00e9 au sein de la cha\u00eene. Les propos de Laure Adler apr\u00e8s son \u00e9viction du &#8221; Cercle de Minuit &#8221; (&#8221; Je suis choqu\u00e9e, sonn\u00e9e par tant de brutalit\u00e9 &#8220;) ou encore ceux de Jacques Martin (&#8220;Ils m&#8217;ont tir\u00e9 dessus, ils m&#8217;ont lessiv\u00e9 comme un chien&#8221;) ne sont pas les sympt\u00f4mes d&#8217;une grande s\u00e9r\u00e9nit\u00e9. <\/p>\n<p> <strong> Rachat et licenciements <\/strong><\/p>\n<p>Le rachat de RMC et de Nostalgie par Sud Communication (holding d\u00e9tenue par les Labos Fabre, 53%, par NRJ, 27% et la D\u00e9p\u00eache du Midi) associ\u00e9e pour l&#8217;occasion \u00e0 LV &#038; Co (voir Regards 07\/98) cr\u00e9e des vagues dans le monde de la radio. D\u00e9ficitaire depuis de nombreuses ann\u00e9es, le groupe mon\u00e9gasque (RMC, Radio Montmartre, 51% du r\u00e9seau Nostalgie et la r\u00e9gie publicitaire Gem) a \u00e9t\u00e9 vendu apr\u00e8s les approbations du gouvernement et du CSA. Mais dans le paysage radiophonique fran\u00e7ais \u00e0 l&#8217;\u00e9quilibre pr\u00e9caire, les m\u00e9contents se comptent d\u00e9sormais par l\u00e9gions. Le groupe Emap, candidat au rachat de RMC, estime que la proc\u00e9dure n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 respect\u00e9e et que Sud Communication a eu acc\u00e8s \u00e0 des informations qu&#8217;il n&#8217;a pas eues. Europe 1 ainsi que le SIRTI, syndicat regroupant les radios ind\u00e9pendantes, s&#8217;insurgent contre les avantages dont dispose NRJ en contr\u00f4lant Radio Nostalgie. La publicit\u00e9 locale est un enjeu d&#8217;importance pour les antennes r\u00e9gionales. Or, NRJ, \u00e0 la t\u00eate de quatre radios musicales (qui n\u00e9cessitent peu de moyens comparativement \u00e0 une g\u00e9n\u00e9raliste), est en meilleure position que ses concurrents. Enfin, et surtout, et comme d&#8217;habitude, un s\u00e9v\u00e8re plan social va \u00eatre appliqu\u00e9: 119 sur 249 salari\u00e9s de RMC vont faire les frais de ce rachat. En droit de s&#8217;inqui\u00e9ter de l&#8217;avenir du caract\u00e8re g\u00e9n\u00e9raliste de la station.<\/p>\n<p> <strong> Petite compilation d&#8217;apr\u00e8s Coupe&#8230; <\/strong><\/p>\n<p>Quelques chiffres ont marqu\u00e9 le Mondial. 20 577 480 de t\u00e9l\u00e9spectateurs sur TFI le jour de la finale, dont la moiti\u00e9 de femmes. 3 070 000 ont pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 la suivre sur Canal Plus. 27 000 000 d&#8217;Allemands l&#8217;ont aussi regard\u00e9e. 40 000 000 000 de t\u00e9l\u00e9spectateurs en audience cumul\u00e9e sur l&#8217;ensemble des matchs du Mondial. 1 500 000 F: c&#8217;\u00e9tait le prix d&#8217;un spot publicitaire de trente secondes sur TF1 pendant la finale. 1 500 milliards de francs (l&#8217;\u00e9quivalent du budget de la France): c&#8217;est le chiffre d&#8217;affaires annuel g\u00e9n\u00e9r\u00e9 par le foot-business. Un milliard de connexions a \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9 sur le site Internet officiel de la Coupe h\u00e9berg\u00e9 par France T\u00e9l\u00e9com, laquelle, sponsor et op\u00e9rateur officiel, a investi entre 80 et 100 000 000 de francs durant l&#8217;organisation de la Coupe, c&#8217;est-\u00e0-dire rien en comparaison du co\u00fbt d&#8217;un plan de communication \u00e0 l&#8217;\u00e9chelle mondiale. Les ventes, en France, de cassettes vid\u00e9o sont estim\u00e9es \u00e0 100 000 000 F (cent millions). 1 900 000 d&#8217;exemplaires de l&#8217;Equipe ont \u00e9t\u00e9 tir\u00e9s le lendemain de la finale. Les ventes de t\u00e9l\u00e9viseurs ont progress\u00e9 de 39%, la hausse pour les formats 16\/9e a atteint 111%. Le volume de bi\u00e8res vendu en France a augment\u00e9 de 11%. 50 000 000 de francs ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9bours\u00e9s par chaque cha\u00eene de t\u00e9l\u00e9vision pour retransmettre les matchs. Il faudra payer dix fois plus pour les deux prochaines \u00e9ditions du Mondial puisque les droits de retransmission ont \u00e9t\u00e9 vendus au groupe allemand Kirsh et \u00e0 ISL pour douze milliards de francs. Le probl\u00e8me est tellement aigu que l&#8217;Union europ\u00e9enne de radiot\u00e9l\u00e9vision, qui regroupe les cha\u00eenes publiques europ\u00e9ennes, a demand\u00e9 aux gouvernements de garantir que tous les matchs de la Coupe de 2002 soient accessibles sur des cha\u00eenes gratuites. Sans illusions ? Et enfin: les services de police ont enregistr\u00e9, en juin 1998, une hausse de plus de 1000 vols \u00e0 la tire par rapport \u00e0 juin 1997.<\/p>\n<p> <strong> Des milliards de dollars <\/strong><\/p>\n<p>Les fusions, concentrations, alliances, au sein de l&#8217;industrie mondiale des t\u00e9l\u00e9communications s&#8217;acc\u00e9l\u00e8rent. Les Etats-Unis sont aujourd&#8217;hui les grands sp\u00e9cialistes de l&#8217;alliance entre g\u00e9ants du secteur apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9, dans les ann\u00e9es 80, des amateurs de rachats sauvages, de guerres fraternelles et d&#8217;OPA en tous genres. Depuis le &#8220;Telecom Act&#8221; en 1996, qui a mis fin au monopole sur les communications locales, les entreprises pr\u00e9f\u00e8rent s&#8217;unir plut\u00f4t que de se livrer \u00e0 des batailles sans merci. Ces fusions par \u00e9changes d&#8217;action &#8221; qui g\u00e9n\u00e8rent des milliers de suppressions d&#8217;emplois &#8221; ont en fait deux avantages aux yeux de ces g\u00e9ants des t\u00e9l\u00e9coms: tout d&#8217;abord, elles leur permettent d&#8217;\u00eatre tr\u00e8s rapidement bien plac\u00e9s sur le march\u00e9, ensuite, et surtout, elles \u00e9vitent de vider les caisses puisqu&#8217;on n&#8217;y \u00e9change que du papier. Avantage consid\u00e9rable si l&#8217;on observe par exemple la fusion intervenue en juin entre AT &#038; T et TCI pour 48 milliards de dollars. Ou d&#8217;autres: SBC Communications-Ameritech, 60 milliards de dollars, en mai; WorldCom-MCI, 37 milliards de dollars, en phase de finalisation et encore, annonc\u00e9 fin juillet, pour 54 milliards de dollars, la fusion GTE-Bell Atlantic, un ensemble qui contr\u00f4lera le tiers de la t\u00e9l\u00e9phonie locale am\u00e9ricaine et 20% du march\u00e9 de la t\u00e9l\u00e9phonie mobile. Un total, pour ces quatre fusions, de plus de 1 000 milliards de francs&#8230; Par ailleurs, il reste encore dans le monde quelques entreprises publiques \u00e0 privatiser, de moins en moins. C&#8217;est le cas de la r\u00e9cente mise aux ench\u00e8res de l&#8217;op\u00e9rateur br\u00e9silien Telebras, le 22 juillet dernier, \u00e0 Rio. Dans un centre ville en \u00e9tat de si\u00e8ge, en raison des manifestations de rue des syndicats, les douze soci\u00e9t\u00e9s du groupe ont \u00e9t\u00e9 vendues s\u00e9par\u00e9ment \u00e0 des soci\u00e9t\u00e9s \u00e9trang\u00e8res (notamment Telefonica, op\u00e9rateur espagnol) pour 22 milliards de dollars, soit 63% de plus que n&#8217;en esp\u00e9rait l&#8217;Etat br\u00e9silien, accus\u00e9 par l&#8217;opposition de gauche d&#8217;avoir brad\u00e9 T\u00e9l\u00e9bras, avec raison lorsqu&#8217;on sait l&#8217;immense potentiel du march\u00e9 br\u00e9silien des t\u00e9l\u00e9coms. Le journal les Echos, le 01\/10\/96, titrait: &#8221; Le Br\u00e9sil, nouvel eldorado des t\u00e9l\u00e9coms &#8211; La derni\u00e8re grande terre vierge d&#8217;Am\u00e9rique latine. <\/p>\n<p> <strong> Vive le papier ! <\/strong><\/p>\n<p>Le monde moderne se passerait de papier. Telle \u00e9tait la proph\u00e9tie entonn\u00e9e dans les milieux les plus inform\u00e9s il y a encore dix ans. Moralit\u00e9: l&#8217;ordinateur, tout num\u00e9rique qu&#8217;il soit, s&#8217;est transform\u00e9 en v\u00e9ritable usine \u00e0 papier. Et le livre allait dispara\u00eetre au profit de l&#8217;\u00e9cran ! L\u00e0 encore, il y a peu de chance que cela se r\u00e9alise, simplement parce que l&#8217;int\u00e9r\u00eat d&#8217;une telle r\u00e9volution est loin d&#8217;\u00eatre \u00e9vident. Hormis peut-\u00eatre pour certains ouvrages. L&#8217;hypertexte est en effet tr\u00e8s pratique d\u00e8s lors que l&#8217;on s&#8217;int\u00e9resse \u00e0 la philosophie ou aux sciences. C&#8217;est ce qu&#8217;ont bien compris les \u00e9ditions Vigdor qui, dor\u00e9navant, peuvent vous envoyer sur un ordinateur, via Internet, un livre qui b\u00e9n\u00e9ficiera de tous les avantages de la lecture num\u00e9rique. Autre nouveaut\u00e9, une entreprise am\u00e9ricaine, NuvoMedia, vient de cr\u00e9er le Rocket Book, un petit appareil muni d&#8217;un \u00e9cran et d&#8217;une m\u00e9moire dans laquelle on peut t\u00e9l\u00e9charger des livres via Internet. Peut-\u00eatre un jour arrivera-t-on \u00e0 lui donner une odeur de papier ? On a bien ajout\u00e9 des bruits de disques vynils us\u00e9s sur certains CD ! X. D. <\/p>\n<p> <strong> Un empire pousse <\/strong><\/p>\n<p>Canal Plus et C\u00e9g\u00e9tel ont finalis\u00e9 leur accord de partenariat avec Bertelsmann et America OnLine, le num\u00e9ro 1 mondial des services en ligne. Canal Plus prend 36,7% et C\u00e9g\u00e9tel 18,3% d&#8217;AOL et de Compuserve en France. Les ambitions de Vivendi (ex-G\u00e9n\u00e9rale des Eaux) se concr\u00e9tisent dans les domaines de la communication. Le groupe de Jean-Marie Messier se retrouve en effet au premier rang des services en lignes fran\u00e7ais avec 285 000 abonn\u00e9s, juste devant Wanadoo, dirig\u00e9 par France T\u00e9l\u00e9com. X. D.<\/p>\n<p> <strong> Des milliers de Big Brother <\/strong><\/p>\n<p>La Commission nationale de l&#8217;informatique et des libert\u00e9s (CNIL) tire sur la sonnette d&#8217;alarme: tout internaute va tr\u00e8s bient\u00f4t se retrouver fich\u00e9. Il est en effet possible par exemple de reconstituer tous les sites que vous avez visit\u00e9s, puisque votre fournisseur d&#8217;acc\u00e8s en garde une trace. D\u00e8s lors, on peut facilement \u00e9tablir votre profil type et vous envoyer des publicit\u00e9s cibl\u00e9es. De plus, en visitant un site, il est fr\u00e9quent que vous laissiez des informations priv\u00e9es (num\u00e9ro e-mail, profession, nombre d&#8217;enfants&#8230;). Des fiches peuvent alors \u00eatre cr\u00e9\u00e9es, qui seront exploit\u00e9es soit par le cr\u00e9ateur du site lui-m\u00eame, soit par toute autre personne si les fichiers sont vendus. Or, la l\u00e9gislation internationale prot\u00e9geant la vie priv\u00e9e tarde \u00e0 venir, tant les Am\u00e9ricains ren\u00e2clent \u00e0 imposer une contrainte \u00e0 ce nouveau secteur en pleine expansion. Pourtant, m\u00eame aux Etats-Unis, des voix se font entendre pour r\u00e9clamer une telle protection: les enfants, surfant g\u00e9n\u00e9ralement seuls sur Internet, sont des proies faciles pour le commerce \u00e9lectronique. X. D.<\/p>\n<p> <strong> Thomson Multim\u00e9dia vaut plus d&#8217;un franc <\/strong><\/p>\n<p>En 1996, Alain Jupp\u00e9 cherche \u00e0 se d\u00e9barrasser de Thomson SA, qui regroupe Thomson-CSF, la branche d\u00e9fense du groupe public, et Thomson Multim\u00e9dia (TMM), num\u00e9ro deux europ\u00e9en et num\u00e9ro quatre mondial de l&#8217;\u00e9lectronique grand public et num\u00e9ro un du t\u00e9l\u00e9viseur aux Etats-Unis avec 20% de parts de march\u00e9. Le groupe Lagard\u00e8re est candidat au rachat du premier, mais pas du second, qu&#8217;il propose de c\u00e9der au Cor\u00e9en Daewoo. Les r\u00e9sultats de TMM sont en effet tr\u00e8s d\u00e9ficitaires et il ne vaut plus, selon les dires de l&#8217;ancien premier ministre &#8221; qu&#8217;un franc symbolique &#8220;. On se rappelle le toll\u00e9 qu&#8217;avait suscit\u00e9 cette d\u00e9claration. La Commission de privatisation n&#8217;avait pas donn\u00e9 son aval. Les \u00e9lections l\u00e9gislatives anticip\u00e9es mirent un terme \u00e0 cette tentative de privatisation. Lionel Jospin reprend l&#8217;affaire: en avril dernier, Thomson-CSF est mari\u00e9 avec Alcatel-Alsthom, Dassault Industries et A\u00e9rospatiale, cette derni\u00e8re ouvrant, le 22 juillet, son capital \u00e0 Matra-Hautes Technologies, la part de l&#8217;Etat passant sous la barre des 50% du capital. Quant \u00e0 Thomson Multim\u00e9dia (TMM), le gouvernement annonce, le 30 juillet, sa privatisation partielle en faisant entrer dans son capital quatre entreprises \u00e0 hauteur de 7,5% chacune: Alcatel (T\u00e9l\u00e9communications), Microsoft (logiciels), NEC (composants \u00e9lectroniques) et DirecTV (t\u00e9l\u00e9vision num\u00e9rique). L&#8217;Etat reste donc majoritaire avec 70%. Thierry Breton, ancien num\u00e9ro deux de Bull, nomm\u00e9 \u00e0 la t\u00eate de TMM en f\u00e9vrier 1997, a pr\u00e9sent\u00e9 en mars dernier un r\u00e9sultat d&#8217;exploitation positif, mais le r\u00e9sultat net de l&#8217;entreprise reste n\u00e9gatif, 2,7 milliards de francs. Les premiers b\u00e9n\u00e9fices nets sont annonc\u00e9s pour 1999. Et la recapitalisation de 11 milliards de francs, &#8221; pour solde de tout compte &#8221; selon les termes de Karel Van Miert, commissaire europ\u00e9en charg\u00e9 de la concurrence, est effective depuis novembre 1997, sous la condition exig\u00e9e par Bruxelles que la part de TMM sur le march\u00e9 europ\u00e9en des t\u00e9l\u00e9viseurs n&#8217;exc\u00e8de pas 10%&#8230; Le monde des t\u00e9l\u00e9coms, de l&#8217;informatique et de l&#8217;\u00e9lectronique conna\u00eet depuis quelques ann\u00e9es de grands bouleversements: mondialisation \u00e9conomique et convergences technologiques. Plus aucune entreprise ne peut affronter seule le march\u00e9 des Nouvelles Technologies de l&#8217;Information et de la Communication, les alliances et les m\u00e9ga-fusions dans ces secteurs aux Etats-Unis, l&#8217;indiquent (v. article T\u00e9l\u00e9com). Thomson Multim\u00e9dia, en s&#8217;alliant avec des entreprises sp\u00e9cialis\u00e9es dans les domaines des t\u00e9l\u00e9communications, t\u00e9l\u00e9vision par satellites, logiciels et \u00e9lectronique, se donne les moyens de se d\u00e9velopper dans divers domaines de la communication num\u00e9rique, qui n&#8217;en est qu&#8217;\u00e0 ses pr\u00e9misses. Thomson Multim\u00e9dia ne peut plus se contenter de fabriquer et de vendre des t\u00e9l\u00e9viseurs qui, d\u00e9j\u00e0, sont plus proches de l&#8217;ordinateur que de l&#8217;\u00e9trange lucarne que nous connaissons. Les d\u00e9codeurs num\u00e9riques int\u00e9greront bient\u00f4t des bouquets de services, comme le pilotage des appareils \u00e9lectrom\u00e9nagers, la t\u00e9l\u00e9vision interactive et\/ou \u00e0 la carte, le t\u00e9l\u00e9phone, l&#8217;acc\u00e8s \u00e0 Internet et au commerce \u00e9lectronique. TMM entend mener sa strat\u00e9gie industrielle et commerciale vers ces bouquets. P. C. et X. D.<\/p>\n<p> <strong> Du c\u00f4t\u00e9 de l&#8217;art contemporain. <\/strong><\/p>\n<p>regards a mis en ligne une base de donn\u00e9es sur l&#8217;art contemporain. Elle se pr\u00e9sente sous forme d&#8217;une chronologie qui d\u00e9bute en 1955 et recense, progressivement, expositions, ouvrages, articles de journaux et de revues. Elle comporte aujourd&#8217;hui plus de six mille noms d&#8217;artistes, d&#8217;historiens et de critiques d&#8217;art et plus de trois mille expositions. Cette base de donn\u00e9es, \u00e0 notre connaissance sans \u00e9quivalent sur Internet, vient d&#8217;\u00eatre diversifi\u00e9e dans les services qu&#8217;elle propose (notamment un moteur de recherche), et a acquis une autonomie visuelle par la cr\u00e9ation d&#8217;une page d&#8217;accueil autonome reproduite ci-dessus. On pourra consulter la base de donn\u00e9es au stand de regards sur la F\u00eate de l&#8217;Humanit\u00e9. Elle est accessible \u00e0 l&#8217;adresse :<\/p>\n<p>1. &#8221; La r\u00e9sistance ou le courage civique au quotidien&#8221;, soir\u00e9e th\u00e9matique d&#8217;Arte de 20 h 45 \u00e0 1 h 10, le jeudi 30 juillet.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>  Du c\u00f4t\u00e9 de France 2 <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[],"class_list":["post-1081","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives-web"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1081","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1081"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1081\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1081"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1081"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1081"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}