{"id":10714,"date":"2017-12-04T09:54:40","date_gmt":"2017-12-04T08:54:40","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/article-corse-nationalistes-vent-en-poupe\/"},"modified":"2023-06-23T23:26:04","modified_gmt":"2023-06-23T21:26:04","slug":"article-corse-nationalistes-vent-en-poupe","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=10714","title":{"rendered":"Corse\u00a0: nationalistes vent en poupe"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Le premier tour des \u00e9lections territoriales en Corse a consacr\u00e9 le triomphe annonc\u00e9 des nationalistes. La seule liste de gauche, pr\u00e9sent\u00e9e par la Corse insoumise, le PCF et Ensemble, a eu un score m\u00e9diocre. Pourtant Jean-Luc M\u00e9lenchon exulte. Tour d\u2019horizon.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-25533\" src=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/elections-corse-1-d7c.png\" alt=\"elections-corse-1.png\" align=\"center\" width=\"458\" height=\"255\" srcset=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/elections-corse-1-d7c.png 458w, https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/elections-corse-1-d7c-300x167.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 458px) 100vw, 458px\" \/><\/p>\n<p>Deux ans apr\u00e8s leur accession \u00e0 la t\u00eate de la r\u00e9gion et quelques mois apr\u00e8s leur sans-faute l\u00e9gislatif, les nationalistes confortent leur h\u00e9g\u00e9monie sur les institutions insulaires. Le total des formations qui se r\u00e9clament de l\u2019autonomie ou de l\u2019ind\u00e9pendance d\u00e9passe d\u00e9sormais les deux tiers des suffrages exprim\u00e9s contre un peu plus d\u2019un quart en 2015.<\/p>\n<p>En 2015, la droite et l\u2019ensemble de la gauche socialiste et radicale faisaient \u00e0 peu pr\u00e8s jeu \u00e9gal avec les nationalistes (27% pour la droite hors FN et 2% pour les radicaux et les &#8220;divers gauche&#8221;). Le FN et le Front de gauche \u00e9taient loin derri\u00e8re avec respectivement 10,6% et 5,6%. En 2015, si l\u2019espace de feu le Front de gauche conserve ses timides 5,7%, le FN s\u2019effondre et se contente d\u2019un plus que modeste 3,3%. <\/p>\n<p>Le total de la droite insulaire classique et du FN est pass\u00e9 de pr\u00e8s de 38% \u00e0 16% et la gauche des radicaux, lamin\u00e9e par les scandales, a pour l\u2019instant disparu des radars. Le parti du nouveau pr\u00e9sident, lui, est loin de confirmer ses r\u00e9sultats du printemps\u00a0: ses 11,3% r\u00e9gionaux sont loin des 35 et 17% engrang\u00e9s aux derni\u00e8res l\u00e9gislatives en Corse-du-Sud et en Haute-Corse.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-25534\" src=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/elections-corse-2-906.png\" alt=\"elections-corse-2.png\" align=\"center\" width=\"455\" height=\"184\" srcset=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/elections-corse-2-906.png 455w, https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/elections-corse-2-906-300x121.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 455px) 100vw, 455px\" \/><\/p>\n<p>L\u2019\u00e9lection s\u2019inscrit dans un climat de crise politique aigu\u00eb. Des ann\u00e9es de politique clanique, entre la droite traditionnelle et une gauche pour le moins &#8220;mod\u00e9r\u00e9e&#8221;, ont \u00e9mouss\u00e9 le sens civique, longtemps contr\u00f4l\u00e9 par des r\u00e9seaux notabiliaires d\u00e9pass\u00e9s. Entre 2015 et 2017, l\u2019abstention a progress\u00e9 consid\u00e9rablement, de pr\u00e8s de 7 points. Le niveau atteint ce dimanche se rapproche des plus forts scores atteint en juin 2017\u00a0: 47,8\u00a0% contre 52,6\u00a0% (Corse-du-Sud) et 49\u00a0% (Haute-Corse). <\/p>\n<p>Si, dans ce d\u00e9sert politique insulaire, le nationalisme appara\u00eet comme un horizon r\u00e9gional cr\u00e9dible, il est loin de r\u00e9pondre \u00e0 une crise politique que les contenus incertains de la demande nationaliste se surmonter \u00e0 ce jour. L\u2019analyse des cinq derni\u00e8res ann\u00e9es \u00e9lectorales confirme plut\u00f4t le constat. Il peut se r\u00e9sumer en cinq points.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-25535\" src=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/elections-corse-3-ad0.png\" alt=\"elections-corse-3.png\" align=\"center\" width=\"449\" height=\"344\" srcset=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/elections-corse-3-ad0.png 449w, https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/elections-corse-3-ad0-300x230.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 449px) 100vw, 449px\" \/><\/p>\n<p><strong>1. Pendant plusieurs d\u00e9cennies, jusqu\u2019\u00e0 l\u2019or\u00e9e des ann\u00e9es 1980, le panorama politique de la Corse se caract\u00e9risait par une h\u00e9g\u00e9monie globale de la droite<\/strong>, plus prononc\u00e9e en Corse-du-Sud (la vieille &#8220;Terre des seigneurs&#8221;) que dans la Haute-Corse (l\u2019antique &#8220;Terre du Commun&#8221;). Au sein de la gauche, le radicalisme conservait ses racines, le socialisme n\u2019\u00e9tait pas parvenu \u00e0 percer et le communisme, confort\u00e9 par son aura r\u00e9sistante insulaire, contribuait \u00e0 donner un ton plus populaire et plus combattif \u00e0 une gauche globalement assoupie.<\/p>\n<p><strong>2. Comme partout, la droite insulaire s\u2019est droitis\u00e9e dans ses habits claniques habituels.<\/strong> Jusqu\u2019\u00e0 la fin des ann\u00e9es 1990, elle est parvenue, comme en Alsace, \u00e0 contenir la pouss\u00e9e du Front national. \u00c0 la charni\u00e8re des deux si\u00e8cles, le sentiment de d\u00e9laissement et le ressentiment qui l\u2019accompagnait ont vu la perc\u00e9e cons\u00e9cutive d\u2019un nationalisme plus ou moins converti \u00e0 la lutte institutionnelle l\u00e9gale et d\u2019un FN surfant sur les tentations de &#8220;l\u2019identit\u00e9&#8221;.<\/p>\n<p>Quant \u00e0 la gauche, elle s\u2019est progressivement d\u00e9s\u00e9quilibr\u00e9e, au b\u00e9n\u00e9fice d\u2019un radicalisme enfonc\u00e9e dans une gestion de plus en plus douteuse et au d\u00e9triment d\u2019un PC qui a perdu ses points d\u2019ancrage, dans les territoires urbanis\u00e9s et plus industrialis\u00e9s du Nord comme dans ses bastions du Sud (la perte embl\u00e9matique de Sart\u00e8ne, malgr\u00e9 le poids politique consid\u00e9rable de son maire, Dominique Bucchini). <\/p>\n<p>Plus que dans d\u2019autres territoires m\u00e9tropolitains, les communistes furent ainsi peu \u00e0 peu grignot\u00e9s par le d\u00e9clin d\u2019une gauche dont ils critiquaient les errances, mais sans vouloir attiser le risque d\u2019une rupture \u00e0 gauche aux effets plus qu\u2019incertains. Malgr\u00e9 leur pugnacit\u00e9, ils ne furent donc pas \u00e9pargn\u00e9s par le discr\u00e9dit d\u2019une certaine gauche, dont ils ne s\u2019\u00e9taient pas assez \u00e9loign\u00e9s.<\/p>\n<p><strong>3. Le Front national n\u2019a pas r\u00e9ussi, comme nagu\u00e8re le socialisme mitterrandien, \u00e0 traduire localement la perc\u00e9e enregistr\u00e9e en 2012 et en 2017<\/strong>, dans les scrutins les plus nationaux (13,8% et 13,6%), malgr\u00e9 l\u2019existence de fortes tensions &#8220;identitaires&#8221; dont a \u00e9t\u00e9 trop souvent victime la population insulaire immigr\u00e9e. Si l\u2019obsession identitaire a \u00e9t\u00e9 politiquement traduite, c\u2019est avant tout par un nationalisme politique qui a su dans l\u2019ensemble \u2013\u00a0mais non sans ambigu\u00eft\u00e9s\u00a0\u2013 naviguer sur la ligne de cr\u00eate qui s\u00e9pare le d\u00e9sir de reconnaissance et la logique nationaliste de l\u2019exclusion de tout ce qui ne correspond pas \u00e0 &#8220;l\u2019identit\u00e9 corse&#8221;.<\/p>\n<p><strong>4. \u00c0 gauche, le d\u00e9clin du PCF n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 vraiment compens\u00e9.<\/strong> Il est significatif que les r\u00e9sultats d\u00e9partementaux de Jean-Luc M\u00e9lenchon en 2017 aient \u00e9t\u00e9 en Corse les plus modestes de tout le territoire m\u00e9tropolitain. Et \u00e0 deux reprises, en 2012 et en 2017, les r\u00e9sultats du Front de gauche et ceux cumul\u00e9s du PCF et des Insoumis sont rest\u00e9s en retrait \u00e0 la fois des scores anciens du PC et des r\u00e9sultats pr\u00e9sidentiels de Jean-Luc M\u00e9lenchon. Aux l\u00e9gislatives de 2017, la responsabilit\u00e9 en incombe pour une part \u00e0 un PC rest\u00e9 bien frileux face au leader de la France insoumise et refusant alors toute dynamique de convergence \u00e9lectorale.<\/p>\n<p>En sens inverse, aux territoriales de ce mois de d\u00e9cembre, l\u2019attitude de Jean-Luc M\u00e9lenchon a sans nul doute pes\u00e9 lourdement dans la balance. Alors que le PCF s\u2019\u00e9tait finalement r\u00e9solu \u00e0 soutenir sa candidature pr\u00e9sidentielle, f\u00fbt-ce du bout des l\u00e8vres, dans une \u00eele o\u00f9 la symbolique communiste reste li\u00e9e au grand souvenir de la Lib\u00e9ration de 1943, Jean-Luc M\u00e9lenchon s\u2019est oppos\u00e9 \u00e0 tout rapprochement entre les anciens alli\u00e9s du Front de gauche. Une alliance de la Corse insoumise et du PCF, a-t-il alors d\u00e9clar\u00e9, rel\u00e8ve de la <em>\u00ab\u00a0tambouille politicienne\u00a0\u00bb<\/em>\u2026 ce qui n\u2019est pas le cas d\u2019une alliance avec les \u00e9cologistes \u00e0 Grenoble ou de la reprise des discussions avec Beno\u00eet Hamon. Allez savoir\u2026<\/p>\n<p>Non content de ne pas approuver l\u2019alliance insulaire \u00e0 gauche, refusant de valoriser le fait que les h\u00e9ritiers du Front de gauche restaient les seuls h\u00e9rauts de la gauche sur l\u2019\u00eele, il est all\u00e9 plus loin, en d\u00e9clarant que la seule solution en Corse \u00e9tait d\u2019entamer des n\u00e9gociations avec des nationalistes devenus brusquement des opposants au lib\u00e9ralisme macronien et des tenants d\u2019une &#8220;R\u00e9publique une et indivisible&#8221;. Ne pas soutenir les siens est une chose\u00a0; encenser les adversaires des siens en est une autre.<\/p>\n<p><strong>5. <em>\u00ab\u00a0En Corse, le d\u00e9gagisme, c\u2019est Simeoni. Bravo\u00a0!\u00a0\u00bb<\/em>, a twitt\u00e9 dans la soir\u00e9e d\u2019hier la figure de proue de la France insoumise.<\/strong> Jean-Luc M\u00e9lenchon se h\u00e2te donc de plaquer la r\u00e9alit\u00e9 corse sur un de ses sch\u00e9mas favoris. Si l\u2019on s\u2019en tient \u00e0 ces propos, c\u2019est l\u2019annonce d\u2019un processus imminent de n\u00e9gociation tel qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 \u00e9voqu\u00e9 il y a peu. Le probl\u00e8me tient sans doute \u00e0 l\u2019interpr\u00e9tation du score des nationalistes. Il a d\u2019incontestables racines locales, dans une \u00eele o\u00f9 la politique a \u00e9t\u00e9 progressivement discr\u00e9dit\u00e9e, dans des proportions sans commune mesure avec le reste du territoire national, et o\u00f9 l\u2019\u00c9tat, au fil des d\u00e9cennies, a tourn\u00e9 le dos \u00e0 la fois aux demandes sociales et aux attentes politiques et culturelles.<\/p>\n<p>Mais la revendication nationale telle que la portent les organisations nationalistes ne se r\u00e9duit pas aux demandes populaires de respect et de dignit\u00e9. Elle n\u2019est pas \u00e0 l\u2019\u00e9cart de mouvements politiques de fond qui, eux-m\u00eames, n\u2019\u00e9chappent pas au dualisme de la gauche et de la droite. Dans un \u00e9lectorat corse qui s\u2019abstient pour moiti\u00e9, aussi bien aux l\u00e9gislatives qu\u2019aux territoriales, comment ne pas voir que la concomitance de la perc\u00e9e nationaliste, de l\u2019effondrement du FN et de l\u2019\u00e9crasement de la gauche n\u2019est pas une bonne nouvelle\u00a0? <\/p>\n<p>Je me refuse pour ma part \u00e0 faire, de la revendication d\u2019un &#8220;populisme de gauche&#8221; l\u2019objet de nouvelles guerres de religion. Mais comment croire que, en l\u2019espace de cinq mois, le &#8220;d\u00e9gagisme&#8221; a atteint toutes les forces politiques sans exception\u00a0? Balay\u00e9s la droite conservatrice d\u2019aujourd\u2019hui, le m\u00e9pris du peuple macronien, la vindicte du Front national\u00a0(28,6 % et 27,2% pour Marine Le Pen en avril 2017) ? Allons donc\u00a0! La Corse a l\u2019habitude de ces d\u00e9calages entre scrutins nationaux et scrutins locaux. La propension de droite peut, selon les cas, se porter vers telle ou telle formation, rarement les m\u00eames \u00e0 tous les types de scrutin.<\/p>\n<p>Pour l\u2019instant, on peut faire l\u2019hypoth\u00e8se que les forces nationalistes locales se sont plut\u00f4t nourries d\u2019un d\u00e9placement venu d\u2019abord de la droite de l\u2019\u00e9chiquier. Peut-\u00eatre Jean-Luc M\u00e9lenchon pense-t-il que le dialogue avec les nationalistes va conforter sa propre lecture du &#8220;d\u00e9gagisme&#8221;. Mais il est difficile d\u2019ignorer que, \u00e0 ce jour, le &#8220;d\u00e9gagisme&#8221; en Corse favorise avant tout le c\u00f4t\u00e9 droit, faute d\u2019une gauche offensive. <em>\u00ab\u00a0D\u00e9gagistes de tous les pays et de tous les courants, unissez-vous\u00a0\u00bb<\/em>\u2026 Si l\u2019on allait jusqu\u2019\u00e0 cette extr\u00e9mit\u00e9 \u2013 et je ne veux pas croire un seul instant que nous y soyons\u00a0\u2013 nous nous pr\u00e9parerions \u00e0 de rudes d\u00e9sillusions.<\/p>\n<p>Il n\u2019est pas trop tard pour que la raison retrouve ses droits, le combat pour la dignit\u00e9 populaire ses rep\u00e8res et la dynamique d\u2019une gauche bien \u00e0 gauche son allant. Nos combats communs ont relanc\u00e9 la donne populaire et d\u00e9mocratique de ce pays et, en 2017, elles ont pr\u00e9cipit\u00e9 la crise d\u2019une gauche de renoncement. Le poison de la d\u00e9sunion dans un espace qui s\u2019en \u00e9tait heureusement d\u00e9gag\u00e9 serait une calamit\u00e9. Faisons tout pour la conjurer.<div id='gallery-1' class='gallery galleryid-10714 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/elections-corse-1-e06.png'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/elections-corse-1-e06-150x150.png\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"elections-corse-1.png\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/elections-corse-2-a7c.png'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/elections-corse-2-a7c-150x150.png\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"elections-corse-2.png\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/elections-corse-3-9aa.png'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/elections-corse-3-9aa-150x150.png\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"elections-corse-3.png\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure>\n\t\t<\/div>\n<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le premier tour des \u00e9lections territoriales en Corse a consacr\u00e9 le triomphe annonc\u00e9 des nationalistes. 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