{"id":10640,"date":"2017-10-20T10:43:05","date_gmt":"2017-10-20T08:43:05","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/article-france-insoumise-faut-il-construire-une-contre-societe\/"},"modified":"2017-10-20T10:43:05","modified_gmt":"2017-10-20T08:43:05","slug":"article-france-insoumise-faut-il-construire-une-contre-societe","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=10640","title":{"rendered":"France insoumise\u00a0: faut-il construire une contre-soci\u00e9t\u00e9\u00a0?"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Avec la cr\u00e9ation de Le M\u00e9dia, le mouvement de Jean-Luc M\u00e9lenchon consolide sa volont\u00e9 d&#8217;agir sans attendre. Mais le projet de faire &#8220;contre-soci\u00e9t\u00e9&#8221; pr\u00e9sente des limites et des risques, et il peut compromettre les chances d&#8217;une &#8220;autre soci\u00e9t\u00e9&#8221;.<\/p>\n<p>La France insoumise continue d\u2019occuper le terrain politique, autour d\u2019une id\u00e9e simple\u00a0: constituer un mouvement majoritaire capable de conqu\u00e9rir le pouvoir et de changer en profondeur la donne \u00e9conomique, sociale et institutionnelle. Pour ce faire, elle s\u2019est d\u2019abord structur\u00e9e en &#8220;mouvement&#8221;. Aujourd\u2019hui, elle impulse la cr\u00e9ation d\u2019un media alternatif qui se veut un &#8220;espace culturel&#8221;. Elle \u00e9voque la possibilit\u00e9 de cr\u00e9er une &#8220;organisation pour les enfants&#8221;.<\/p>\n<p>Derri\u00e8re tout cela, une notion circule en filigrane\u00a0: &#8220;contre-soci\u00e9t\u00e9&#8221;. Interrog\u00e9 par L\u00e9a Salam\u00e9, mercredi 18 octobre, le d\u00e9put\u00e9 du Nord Ugo Bernalicis a affirm\u00e9 qu\u2019il fallait <em>\u00ab\u00a0proposer une contre-soci\u00e9t\u00e9\u00a0\u00bb<\/em>. Quant \u00e0 Jean-Luc M\u00e9lenchon, dans un solide entretien publi\u00e9 cette semaine dans <em>Le Un<\/em>, il expose les soubassements de sa strat\u00e9gie. Interrog\u00e9 sur ce qui le diff\u00e9rencie d\u2019Emmanuel Macron et de sa R\u00e9publique en Marche, il choisit deux lignes de clivage\u00a0: LREM n\u2019est ni un <em>\u00ab\u00a0mouvement de masse transversal\u00a0\u00bb<\/em>, ni <em>\u00ab\u00a0une contre-soci\u00e9t\u00e9\u00a0\u00bb. A contrario, <\/em>la FI est donc un mouvement transversal et une contre-soci\u00e9t\u00e9\u2026<\/p>\n<h2>Le droit \u00e0 l&#8217;exp\u00e9rimentation<\/h2>\n<p>Il est inutile d\u2019alimenter des pol\u00e9miques qui n\u2019ont pas de raison d\u2019\u00eatre. On peut toujours se demander si Le M\u00e9dia parviendra effectivement \u00e0 \u00eatre autre chose qu\u2019un m\u00e9dia de la France insoumise. Mais il y a quelque chose de profond\u00e9ment l\u00e9gitime au projet tel qu\u2019il est \u00e9nonc\u00e9\u00a0: quand on est m\u00e9content d\u2019une r\u00e9alit\u00e9 \u2013\u00a0en l\u2019occurrence la pratique des m\u00e9dias existants\u00a0\u2013 inutile d\u2019attendre que les conditions g\u00e9n\u00e9rales aient chang\u00e9 et mieux vaut faire concr\u00e8tement par soi-m\u00eame ce que l\u2019on pense que les autres ne font pas assez. <\/p>\n<p>On peut vouloir une rupture globale, et ne pas pour autant s\u2019enfermer dans l\u2019id\u00e9e paralysante que rien n\u2019est possible tant que cette rupture n\u2019est pas advenue. Tout bien consid\u00e9r\u00e9, le droit \u00e0 l\u2019exp\u00e9rimentation alternative et la pratique de cette exp\u00e9rimentation ne font-ils pas partie des conditions modernes de la &#8220;r\u00e9volution&#8221;\u00a0?<\/p>\n<p>De m\u00eame, le projet d\u2019une organisation pour les enfants ne va pas manquer de susciter un toll\u00e9\u00a0: comment peut-on encore, apr\u00e8s un lourd XXe si\u00e8cle, vouloir &#8220;embrigader&#8221; la jeunesse\u00a0? Pourtant, il n\u2019y a rien d\u2019absurde \u00e0 se demander quels discours sur le monde et la soci\u00e9t\u00e9 et quelles pratiques on peut promouvoir, qui ne nourrissent pas chez les plus jeunes le consum\u00e9risme, l\u2019individualisme, le refus des autres et le d\u00e9dain de l\u2019engagement civique qui accompagnent le cours de notre vie social. <\/p>\n<p>Le formatage des jeunes g\u00e9n\u00e9rations est assez puissant et l\u2019effort public assez insuffisant aujourd\u2019hui pour que l\u2019on puisse, l\u00e0 encore \u00e0 bon droit, se demander ce que l\u2019on peut faire, sans attendre un sursaut n\u00e9cessaire mais improbable de la responsabilit\u00e9 publique. <\/p>\n<p>De fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, on peut r\u00e9clamer un renforcement de l\u2019action publique et des services publics et, dans l\u2019instant, agir individuellement et collectivement pour en combler les lacunes. Je consid\u00e8re toutefois qu\u2019il y aurait un risque \u00e0 inscrire la volont\u00e9 d\u2019agir imm\u00e9diatement dans la r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 une &#8220;contre-soci\u00e9t\u00e9&#8221;. Comme je redoute la tentation d\u2019inscrire la promotion politique du peuple dans la cat\u00e9gorie incertaine du &#8220;populisme&#8221;.<\/p>\n<h2>Le PCF fut plus qu&#8217;une contre-soci\u00e9t\u00e9<\/h2>\n<p>La &#8220;contre-soci\u00e9t\u00e9&#8221; est une notion qui a fait flor\u00e8s \u00e0 partir des ann\u00e9es 1960. C\u2019est l\u2019historienne Annie Kriegel qui l\u2019a popularis\u00e9e en l\u2019appliquant au PCF. Avec ses r\u00e9seaux d\u2019\u00e9ducation militante, ses maisons d\u2019\u00e9dition, ses films, ses &#8220;organisations de masse&#8221;, son &#8220;communisme municipal&#8221; ou ses associations culturelles, expliquait-elle alors, le PCF avait constitu\u00e9 une v\u00e9ritable &#8220;contre-soci\u00e9t\u00e9&#8221;, avec ses pratiques et ses codes.<\/p>\n<p>Or j\u2019ai toujours pens\u00e9 que cette image de la &#8220;contre-soci\u00e9t\u00e9&#8221; ne faisait qu\u2019effleurer la r\u00e9alit\u00e9 sociale profonde du communisme fran\u00e7ais. Il est vrai que celui-ci, contrairement \u00e0 l\u2019orthodoxie &#8220;l\u00e9niniste&#8221; dominante dans le mouvement communiste international, ne se r\u00e9duisait pas \u00e0 la seule r\u00e9alit\u00e9 du Parti communiste fran\u00e7ais. Le communisme en France recouvrait en fait deux types de r\u00e9alit\u00e9. <\/p>\n<p>Il existait tout d\u2019abord sous la forme d\u2019une impressionnante galaxie regroupant des dizaines et m\u00eame des centaines d\u2019organisations de tous types, syndical, associatif, culturel, municipal. De fa\u00e7on \u00e9tonnante, cette galaxie correspondait \u00e0 ce que faisait ailleurs la social-d\u00e9mocratie europ\u00e9enne et que le socialisme fran\u00e7ais n\u2019\u00e9tait jamais parvenu \u00e0 structurer pleinement, ni avant 1914 ni apr\u00e8s 1920.<\/p>\n<p>Par ailleurs, le communisme se pr\u00e9sentait sous la forme d\u2019une authentique sociabilit\u00e9 politique, une culture au sens le plus large du terme. Or ce qui fit la force de cette sociabilit\u00e9, en France tout au moins, est qu\u2019elle ne fonctionnait pas en vase clos. Elle s\u2019interp\u00e9n\u00e9trait avec une double culture bien plus large, non partisane\u00a0: d\u2019un c\u00f4t\u00e9, la culture qui irriguait les espaces ouvriers et urbains en expansion\u00a0; de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9, le vieux fond de la culture pl\u00e9b\u00e9ienne et d\u00e9mocratique, de souche r\u00e9volutionnaire. La France de l\u2019usine et de la banlieue et celle de la R\u00e9volution fran\u00e7aise\u2026 <\/p>\n<p>La sociabilit\u00e9 communiste n\u2019\u00e9tait en un sens rien d\u2019autre que le prolongement, vers l\u2019espace politique, de ce qui \u00e9tait jusqu\u2019alors une sociabilit\u00e9 domin\u00e9e et volontiers rebelle, dont le collectif militant voulait montrer qu\u2019il pouvait devenir au contraire un pivot de la modernit\u00e9 du temps. C\u2019\u00e9tait donc moins une &#8220;contre-soci\u00e9t\u00e9&#8221; revendiqu\u00e9e, que la promotion continue d\u2019un espace social num\u00e9riquement expansif mais politiquement tenu pour subalterne.<\/p>\n<h2>Le risque de l&#8217;isolement<\/h2>\n<p>S\u2019il fallait chercher un exemple de contre-soci\u00e9t\u00e9 communiste, on le trouverait bien plut\u00f4t du c\u00f4t\u00e9 du Parti communiste allemand (KPD) d\u2019avant 1933. Celui qui fut un temps le plus puissant des PC du monde occidental, s\u2019attachait \u00e0 promouvoir ouvertement une &#8220;culture prol\u00e9tarienne&#8221; (<em>Proletkult<\/em>) contre le bloc de la &#8220;culture bourgeoise&#8221;. Et il consid\u00e9rait le r\u00e9seau des organisations li\u00e9es au KPD comme un tout oppos\u00e9 de fa\u00e7on indistincte \u00e0 l\u2019ensemble des autres forces sociales et politiques. Le communisme allemand de ces ann\u00e9es de plomb avait un incroyable dynamisme militant. Mais il poussait la distinction recherch\u00e9e \u2013\u00a0l\u2019exaltation de &#8220;l\u2019identit\u00e9&#8221; communiste\u00a0\u2013 jusqu\u2019aux lisi\u00e8res de la diff\u00e9rence.<\/p>\n<p>La pente de la contre-soci\u00e9t\u00e9 nourrissait sans doute des affects qui permettaient d\u2019opposer, de fa\u00e7on sensible, un &#8220;nous&#8221; qui se voulait du c\u00f4t\u00e9 des prol\u00e9taires et un &#8220;eux&#8221; qui finissait par se confondre avec tout ce qui n\u2019\u00e9tait pas le monde communiste. En fait, par cette logique, on passait de la constitution d\u2019un collectif conscient de lui-m\u00eame \u2013\u00a0l\u2019\u00e9mergence d\u2019un &#8220;nous&#8221;\u00a0&#8211; \u00e0 l\u2019exaltation de la diff\u00e9rence. On glissait insensiblement du &#8220;nous et les autres&#8221; au &#8220;nous contre tous les autres&#8221;. <\/p>\n<p>Allons au-del\u00e0 du mod\u00e8le allemand\u00a0: la contre-soci\u00e9t\u00e9 peut souder mentalement un collectif militant, mais au risque de l\u2019isoler de la soci\u00e9t\u00e9 tout enti\u00e8re. Dans ce cas, la col\u00e8re contre le syst\u00e8me qui ali\u00e8ne risque de se muer en ressentiment indiff\u00e9renci\u00e9 contre tous les responsables de l\u2019assujetissement du plus grand nombre. On sait le prix politique terrible que les communistes allemands pay\u00e8rent du ressentiment croissant et de l\u2019isolement politique, en 1933 et apr\u00e8s.<\/p>\n<p>J\u2019estime ainsi qu\u2019il y a un double risque \u00e0 l\u2019abus du pr\u00e9fixe contre \u2013 contre-soci\u00e9t\u00e9, contre-pouvoir, contre-culture\u00a0: il isole et il laisse en r\u00e9alit\u00e9 la main aux forces dominantes. Utiliser l\u2019instrument de &#8220;contre-pouvoirs&#8221; pour limiter temporairement l\u2019action n\u00e9faste des &#8220;pouvoirs&#8221; existants peut \u00eatre n\u00e9cessaire\u00a0: mais th\u00e9oriser la port\u00e9e strat\u00e9gique des &#8220;contre-pouvoirs&#8221; revient en m\u00eame temps \u00e0 laisser la maitrise du &#8220;pouvoir&#8221; aux forces dominantes qui en imposent les normes, les m\u00e9thodes et les lois.<\/p>\n<h2>Une autre soci\u00e9t\u00e9 plut\u00f4t qu&#8217;une contre-soci\u00e9t\u00e9<\/h2>\n<p>Installer des plages de &#8220;contre-culture&#8221; peut \u00eatre des plus stimulants du point de vue de la cr\u00e9ation \u2013\u00a0l\u2019exaltation des &#8220;avant-gardes&#8221; \u2013 mais peut tout aussi bien accoutumer massivement \u00e0 l\u2019id\u00e9e qu\u2019il n\u2019est pas possible de subvertir globalement et durablement les normes qui \u00e9cartent le plus grand nombre du partage des ressources culturelles de l\u2019humanit\u00e9. Or les ilots de communisme &#8220;utopique&#8221;, au XIXe ou au XXe si\u00e8cle n\u2019ont jamais surv\u00e9cu bien longtemps dans l\u2019oc\u00e9an du capitalisme dominant.<\/p>\n<p>Au fond, la logique de la contre-soci\u00e9t\u00e9 n\u2019\u00e9chappe pas aux pi\u00e8ges de l\u2019illusion &#8220;communautaire&#8221;\u00a0: elle soude la communaut\u00e9 de celles et ceux qu\u2019elle r\u00e9unit en leur donnant la fiert\u00e9 de soi que la soci\u00e9t\u00e9 globale leur refuse\u00a0; mais elle les enferme dans un cadre qui, au mieux assure des fonctions de d\u00e9fense, au pire conduit le groupe vers l\u2019isolement et donc vers l\u2019incapacit\u00e9 de fait \u00e0 &#8220;changer le monde&#8221;.<\/p>\n<p>En politique, la contre-soci\u00e9t\u00e9 nourrit, volontairement ou non, la culture du &#8220;qui n\u2019est pas avec moi est contre moi&#8221;. On peut critiquer de fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale le fonctionnement des m\u00e9dias, mais il ne sert \u00e0 rien d\u2019englober les m\u00e9dias dans un &#8220;parti m\u00e9diatique&#8221; indistinct qui rappelle f\u00e2cheusement le &#8220;parti am\u00e9ricain&#8221; de la guerre froide. Ce n\u2019est pas qu\u2019il n\u2019y avait pas des d\u00e9fenseurs majoritaires de l\u2019atlantisme dans la France des ann\u00e9es 1940-1950. Mais \u00e0 globaliser \u00e0 outrance leur globalit\u00e9, les communistes ne faisaient en fait que r\u00e9v\u00e9ler un isolement qui faisait que, malgr\u00e9 leur nombre et leur dynamisme militant, ils ne pouvaient pas rassembler majoritairement contre les logiques occidentales de la guerre froide.<\/p>\n<p>Mieux vaut \u00eatre en garde\u00a0: la tentation de la &#8220;contre-soci\u00e9t\u00e9&#8221;, imm\u00e9diatement s\u00e9duisante, peut contredire \u00e0 terme le d\u00e9sir de majorit\u00e9s d\u2019alternative. S\u2019il faut constituer un &#8220;nous&#8221; expansif et conqu\u00e9rant, ce n\u2019est pas dans l\u2019enfermement communautaire, mais dans la promotion d\u2019un &#8220;tous&#8221; que ne s\u00e9parent plus les logiques ali\u00e9nantes de l\u2019exploitation et de la domination. <\/p>\n<p>La voie de l\u2019\u00e9mancipation n\u2019est pas dans l\u2019exaltation d\u2019une &#8220;contre-soci\u00e9t\u00e9&#8221;, mais dans le r\u00eave n\u00e9cessaire d\u2019une &#8220;autre soci\u00e9t\u00e9&#8221;. Or cette soci\u00e9t\u00e9 autre n\u2019est pas en dehors de la soci\u00e9t\u00e9 contemporaine\u00a0: elle est au c\u0153ur m\u00eame des soci\u00e9t\u00e9s qui sont les n\u00f4tres. D\u00e8s lors, l\u2019enjeu n\u2019est pas de la s\u00e9parer, mais de la faire \u00e9merger, de la promouvoir et de lui donner la force des majorit\u00e9s.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Avec la cr\u00e9ation de Le M\u00e9dia, le mouvement de Jean-Luc M\u00e9lenchon consolide sa volont\u00e9 d&#8217;agir sans attendre. 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