{"id":1053,"date":"1998-07-01T00:00:00","date_gmt":"1998-06-30T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/europe-mediane1053\/"},"modified":"1998-07-01T00:00:00","modified_gmt":"1998-06-30T22:00:00","slug":"europe-mediane1053","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=1053","title":{"rendered":"Europe m\u00e9diane"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> Entretien avec Vladimir Fisera <\/p>\n<p>Voir aussi Roms, citoyens de seconde classe<strong> La convocation par Vaclav Havel d&#8217;\u00e9lections l\u00e9gislatives anticip\u00e9es, le 19 juin, laissait \u00e0 penser que la R\u00e9publique tch\u00e8que pourrait conduire une inflexion de ses orientations \u00e9conomiques et sociales. <\/strong><\/p>\n<p> <strong>  Les \u00e9lections font effectivement suite \u00e0 la d\u00e9mission en d\u00e9cembre dernier du Premier ministre, Vaclav Klaus. Comment interpr\u00e9tez-vous la d\u00e9cision de M. Havel, sur le plan politique ? <\/strong><\/p>\n<p> <strong> Vladimir Fisera : <\/strong> M. Vaclav Klaus \u00e9tait, depuis 1990, ministre des Finances et, depuis 1992, Premier ministre, une long\u00e9vit\u00e9 politique extraordinaire en Europe ex-communiste puisque, hormis le Serbe Milosevic, aucun dirigeant politique n&#8217;est rest\u00e9 aussi longtemps en poste dans les pays de l&#8217;ex-bloc. M. Klaus a \u00e9t\u00e9 &#8221; d\u00e9missionn\u00e9 &#8221; lors d&#8217;un v\u00e9ritable &#8221; coup d&#8217;Etat &#8221; int\u00e9rieur au sens o\u00f9 des membres \u00e9minents de son parti, en l&#8217;occurrence les ministres de l&#8217;Int\u00e9rieur et des Affaires \u00e9trang\u00e8res, l&#8217;ont quitt\u00e9, \u00e0 la suite d&#8217;un premier scandale financier d&#8217;envergure concernant le financement occulte de son parti de centre-droit, l&#8217;ODS, &#8221; parti civique &#8221; d\u00e9mocratique, et de la d\u00e9fection de ses alli\u00e9s chr\u00e9tiens d\u00e9mocrates dirig\u00e9s par M. Lux &#8221; \u00e9galement tr\u00e8s populaire dans l&#8217;opinion. Le coup de gr\u00e2ce lui a \u00e9t\u00e9 port\u00e9 par le pr\u00e9sident de la R\u00e9publique, M. Havel lui-m\u00eame, lors d&#8217;un discours devant les deux chambres, en d\u00e9cembre m\u00eame. M. Havel a d\u00e9nonc\u00e9 &#8221; les copains et les coquins &#8221; au pouvoir en montrant nettement du doigt M. Vaclav Klaus. Le gouvernement suivant \u00e9manait de la m\u00eame coalition de centre-droit, sans M. Klaus, dirig\u00e9 par un homme inconnu \u00e0 l&#8217;\u00e9poque, M. Tosovsky, directeur de la Banque centrale. Par son int\u00e9grit\u00e9 et son caract\u00e8re d&#8217;homme neuf, il avait r\u00e9ussi \u00e0 gagner une tr\u00e8s grande popularit\u00e9 tandis que le Parti social-d\u00e9mocrate, en t\u00eate dans les sondages, \u00e9tait r\u00e9guli\u00e8rement desservi par la vulgarit\u00e9 et l&#8217;agressivit\u00e9 personnelle, plut\u00f4t balkanique, de son chef de file, M. Zeman, qui ne correspond pas \u00e0 l&#8217;habitus feutr\u00e9, tout autrichien, des Tch\u00e8ques.<\/p>\n<p> <strong> Peut-on dire que la campagne \u00e9lectorale a eu pour fond un vrai d\u00e9bat politique ou bien a-t-elle eu pour objet de conforter des leaders pouvant apporter quelque sentiment de stabilit\u00e9 \u00e0 l&#8217;heure o\u00f9 le pr\u00e9sident est assez malade ? <\/strong><\/p>\n<p> <strong> V. F. : <\/strong> L&#8217;\u00e9tat de sant\u00e9 de Vaclav Havel est tr\u00e8s mauvais. Mais les derni\u00e8res semaines ont \u00e9t\u00e9 surtout marqu\u00e9es par le nouveau scandale financier qui entache l&#8217;activit\u00e9 de l&#8217;ODS, vrai &#8221; parti national &#8220;, avec des ramifications dans tous les villages, avec une audience que M. Havel et les dissidents eux-m\u00eames n&#8217;avaient jamais r\u00e9ussi \u00e0 obtenir. Si les scandales touchent tous les partis politiques, il existe plus largement une r\u00e9elle crise morale, exacerb\u00e9e par la privatisation rat\u00e9e. On a distribu\u00e9, ce qui \u00e9tait une tr\u00e8s bonne id\u00e9e pour un pays qui cherche une troisi\u00e8me voie apr\u00e8s les nationalisations-\u00e9tatisations communistes, des coupons de propri\u00e9t\u00e9 \u00e0 chaque citoyen. Mais les banques, d\u00e9guis\u00e9es en fonds d&#8217;investissements, ont rachet\u00e9 plus de 90% des coupons. Or, ces banques sont rest\u00e9es aux mains de l&#8217;Etat, contr\u00f4l\u00e9es par les amis de M. Klaus qui s&#8217;en sont servis pour renflouer des canards boiteux dans l&#8217;industrie ou m\u00eame pour vendre aux \u00e9trangers, singuli\u00e8rement aux Allemands, l&#8217;argenterie de famille. Pour le coup, un Tch\u00e8que sur deux seulement (48%), dans un sondage r\u00e9cent, pense que le r\u00e9gime actuel est meilleur que le r\u00e9gime communiste d&#8217;avant 1989, ce qui aurait \u00e9t\u00e9 impensable il y a quatre ans, quand 70% le pensaient. Un sentiment d\u00e9l\u00e9t\u00e8re d\u00e9passe les querelles de personnes: la rue appartiendrait aux maffieux, le travail honn\u00eate ne paierait pas, les voleurs seraient partout. Tout cela joue contre les Tziganes qu&#8217;on d\u00e9teste mais en faveur des skinheads et de leur &#8221; parti r\u00e9publicain d&#8217;extr\u00eame droite &#8220;, li\u00e9 au Front national de Le Pen, dirig\u00e9 par un d\u00e9magogue efficace, M. Sladek. M. Havel a toujours pris clairement fait et cause pour ceux qui veulent interdire ce parti et prend la d\u00e9fense des Roms, alors qu&#8217;au Parlement, le parti de M. Klaus fait chorus avec l&#8217;extr\u00eame droite et les communistes, tr\u00e8s staliniens, pour limiter le droit des \u00e9trangers dans le pays. Il existe une sorte de bloc chauvin, anti-europ\u00e9en, anti-allemand, anti-intellectuel, anti-slovaque, rouge-brun, comme on le conna\u00eet \u00e9galement en Russie et avec lequel flirtent les amis de M. Klaus.<\/p>\n<p> <strong> Qu&#8217;est devenue la dissidence ? <\/strong><\/p>\n<p> <strong> V. F. : <\/strong> Les dissidents, tous unis en 1989 dans le Forum civique, se sont ensuite \u00e9parpill\u00e9s. Le leader du parti social-d\u00e9mocrate est l&#8217;un d&#8217;entre eux, mais ne vient pas de la Charte 77. Il faut d&#8217;ailleurs noter qu&#8217;il n&#8217;y a pratiquement aucun chartiste dans l&#8217;action politique de premier plan, except\u00e9 le tr\u00e8s malade M. Havel. Ils se sont tous retir\u00e9s dans leur vie priv\u00e9e ou professionnelle, d&#8217;autres sont partis \u00e0 l&#8217;Ouest, les plus jeunes ont rejoint la sc\u00e8ne alternative culturelle. Ouvertement anti-communiste, M. Klaus joue sur le c\u00f4t\u00e9 civique de son parti pr\u00e9tendument favorable \u00e0 la libert\u00e9 sans entrave. Il aime \u00e0 r\u00e9p\u00e9ter que pour lui &#8221; il n&#8217;y a pas d&#8217;argent sale. Il y a de l&#8217;argent &#8220;. Il s&#8217;en prend r\u00e9guli\u00e8rement aux intellectuels, aux \u00e9migr\u00e9s, \u00e0 l&#8217;humanitaire et \u00e0 toute id\u00e9e de troisi\u00e8me voie. Pour les Tch\u00e8ques les moins politis\u00e9s, le &#8221; parti civique d\u00e9mocratique &#8220;, c&#8217;est le parti de 89, celui de la rupture avec la bureaucratie communiste. La dissidence hav\u00e9lienne est rest\u00e9e tr\u00e8s pragoise, tr\u00e8s intellectuelle et n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 capable de s&#8217;organiser dans les circonscriptions. Ce n&#8217;est pas le cas du parti de M. Klaus, qui, lui, parle argent, r\u00e9sultats \u00e9conomiques, se moque de la dissidence. Le mot dissident, comme celui de bolch\u00e9vique, est d&#8217;ailleurs devenu une grossi\u00e8ret\u00e9 dans les \u00e9changes de comptoir, de m\u00eame que le mot \u00e9migrant. Comme vous le voyez, ce n&#8217;est \u00e9videmment pas un capital suffisant pour gagner les \u00e9lections que de se r\u00e9clamer de la dissidence ou m\u00eame de 1989. Les Tch\u00e8ques sont des gens simples qui font leurs comptes et si, en 1997, l&#8217;image de Klaus s&#8217;est effondr\u00e9e, c&#8217;est parce qu&#8217;il a \u00e9t\u00e9 oblig\u00e9 de d\u00e9valuer la couronne en mai 1996, que le ch\u00f4mage qui n&#8217;apparaissait pas est maintenant de 6%, que l&#8217;inflation atteint 9%, qu&#8217;il existe un \u00e9pouvantable d\u00e9ficit commercial qui approche 10% du PIB. Il a \u00e9t\u00e9 battu sur son propre terrain de l&#8217;efficacit\u00e9 \u00e9conomique. Mais c&#8217;est un terrain qu&#8217;aucun autre mouvement n&#8217;occupe de mani\u00e8re cr\u00e9dible. On est loin des conseils d&#8217;entreprise et du socialisme en marche de 1968-1969.<\/p>\n<p> <strong> D\u00e8s lors, comment se pr\u00e9sente l&#8217;opposition constitu\u00e9e ? <\/strong><\/p>\n<p> <strong> V. F. : <\/strong> L&#8217;opposition, c&#8217;est avant tout le parti social-d\u00e9mocrate, le plus vieux parti tch\u00e8que, qui existe depuis 120 ans, parti qu&#8217;a connu Engels, en tant que section du Parti socialiste d&#8217;Autriche-Hongrie, fondateur de la Seconde Internationale, sur la base d&#8217;un fort mouvement ouvrier qui, un peu comme en France, s&#8217;est scind\u00e9 en deux, apr\u00e8s 1917, en un parti social-d\u00e9mocrate et un parti communiste. Ce parti revient sur la sc\u00e8ne politique, s&#8217;appuyant surtout sur les syndicats. Il a r\u00e9ussi une fusion entre anciens dissidents, anciens exil\u00e9s et ex-communistes gorbatch\u00e9viens. C&#8217;est un communiste gorbatch\u00e9vien qui dirige le puissant mouvement syndical qui fait trembler le pays. Parfois, avec de tr\u00e8s mauvaises causes, comme les gr\u00e8ves \u00e0 r\u00e9p\u00e9tition des chemins de fer: un pays minuscule comme la Tch\u00e9quie qui a moins de 80 000 km2 et moins de dix millions d&#8217;habitants, se paie le luxe d&#8217;avoir cent mille cheminots. Cela dit, les syndicalistes ont fait trembler M. Klaus qui a d\u00fb renoncer \u00e0 la cure d&#8217;amaigrissement des chemins de fer, \u00e0 la liquidation du service de sant\u00e9 et au d\u00e9mant\u00e8lement de l&#8217;\u00e9cole publique. Cette combinaison, \u00e0 laquelle il faut rajouter celle des chr\u00e9tiens d\u00e9mocrates, importants en Moravie, est une force d&#8217;alternance plausible si les voix des \u00e9lecteurs de M. Tosovsky et de ceux du nouveau parti de centre droit cr\u00e9\u00e9 par les amis d\u00e9\u00e7us de M. Klaus affaiblissent suffisamment son parti, l&#8217;ODS. Les communistes et l&#8217;extr\u00eame droite s&#8217;abstiendront face au centre gauche dans un premier temps.<\/p>\n<p> <strong> Sur quelles bases politiques et sociales peut se fonder une alternative ? Quelles sont les grandes questions en jeu, except\u00e9 l&#8217;Europe, la corruption que vous citez ? <\/strong><\/p>\n<p> <strong> V. F. : <\/strong> Le traitement social de la restructuration \u00e9conomique, sans g\u00e9n\u00e9rer d&#8217;\u00e9normes trains de licenciements, est certainement le probl\u00e8me majeur. Des pans entiers du pays sont dans un \u00e9tat lamentable, du fait de l&#8217;incurie communiste qui n&#8217;a fait que &#8221; traire &#8221; le pays sans le r\u00e9\u00e9quiper. Mais aussi parce que cette question est ancienne: en 1900 d\u00e9j\u00e0, il y avait plus d&#8217;ouvriers que de paysans en Boh\u00eame-Moravie. Il n&#8217;y a plus d&#8217;avenir pour les mines, la sid\u00e9rurgie, pour les grandes usines de camions, et des r\u00e9gions enti\u00e8res sont touch\u00e9es. L&#8217;un des paradoxes de M. Klaus, c&#8217;est qu&#8217;il a proc\u00e9d\u00e9 par \u00e0-coups, provoquant des licenciements parfois massifs, surtout loin de Prague, notamment en Moravie, o\u00f9 il n&#8217;avait pas de base \u00e9lectorale mais temporisant ailleurs gr\u00e2ce \u00e0 de g\u00e9n\u00e9reuses &#8221; dotations &#8221; d&#8217;Etat. Depuis les \u00e9lections l\u00e9gislatives de 1996, la Moravie du Nord-Sil\u00e9sie a d&#8217;ailleurs bascul\u00e9 enti\u00e8rement du c\u00f4t\u00e9 des sociaux-d\u00e9mocrates, avec une opposition communiste dans le &#8221; pays noir &#8220;. Mais, selon un audit r\u00e9cent, 80% des entreprises ne r\u00e9alisent aucun b\u00e9n\u00e9fice. Sur les 20% qui sont b\u00e9n\u00e9ficiaires, la plupart sont des entreprises r\u00e9centes, appartenant bien souvent \u00e0 des soci\u00e9t\u00e9s \u00e9trang\u00e8res. Hors le traitement social, il s&#8217;agit aussi de s&#8217;attaquer \u00e0 la d\u00e9centralisation. Comme Mme Thatcher, et voici un autre mensonge du lib\u00e9ralisme, les lib\u00e9raux et M. Klaus sont des centralisateurs impitoyables, des bureaucrates, concentrant les pouvoirs dans le minist\u00e8re de l&#8217;Economie, comme nous le connaissons en France d&#8217;ailleurs. Il y a de tr\u00e8s grandes demandes en mati\u00e8re de d\u00e9localisation des pouvoirs alors qu&#8217;il n&#8217;y a toujours pas de loi sur la d\u00e9mocratie locale et r\u00e9gionale. Le pouvoir de Prague est excessif, relay\u00e9 par les minist\u00e8res et les trois grandes banques d&#8217;Etat. Dans les provinces, les Tch\u00e8ques sont extr\u00eamement m\u00e9contents. En Moravie encore, un parti r\u00e9gionaliste flirte avec 15% des voix. Il y a en son sein d&#8217;excellents dissidents de gauche, d&#8217;anciens communistes ayant soutenu Dubcek. Reste \u00e9galement la question de la minorit\u00e9 Rom Tsigane, plus br\u00fblante que dans d&#8217;autres pays alors m\u00eame qu&#8217;ils sont moins nombreux que chez les voisins slovaques par exemple (1). Les Tch\u00e8ques ont donn\u00e9 naissance \u00e0 une extr\u00eame droite tr\u00e8s agressive, h\u00e9las tr\u00e8s jeune aussi. Mais contre elle, comme contre la pollution, se recr\u00e9e une nouvelle coalition entre syndicats, sociaux-d\u00e9mocrates, hav\u00e9liens, chr\u00e9tiens, et un bouillonnant mouvement associatif de la jeunesse intellectuelle. n<\/p>\n<p> <strong>  : <\/strong><\/p>\n<p>* Vladimir Claude Fisera, de parents tch\u00e8ques, exil\u00e9s de gauche, est ma\u00eetre de conf\u00e9rences \u00e0 l&#8217;Universit\u00e9 de Strasbourg o\u00f9 il enseigne \u00e0 la Facult\u00e9 des Sciences historiques et \u00e0 l&#8217;Institut d&#8217;Etudes slaves. Il est l&#8217;auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels les Extr\u00e9mismes de l&#8217;Atlantique \u00e0 l&#8217;Oural, \u00e9ditions de l&#8217;Aube et le traducteur de nombreux po\u00e8mes, auteur de l&#8217;Anthologie de la po\u00e9sie tch\u00e8que et slovaque contemporaine, \u00e9ditions BF (14, rue Sainte-H\u00e9l\u00e8ne, Strasbourg).<\/p>\n<p>1. Vladimir Fisera in les Extr\u00e9mismes en Europe, de l&#8217;Atlantique \u00e0 l&#8217;Oural, \u00e9ditions de l&#8217;Aube, centre de recherche sur le racisme et l&#8217;antis\u00e9mitisme (CERA).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Entretien avec Vladimir Fisera <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[],"class_list":["post-1053","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives-web"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1053","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1053"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1053\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1053"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1053"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1053"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}