{"id":10496,"date":"2017-06-12T11:03:58","date_gmt":"2017-06-12T09:03:58","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/article-legislatives-triomphe-et-champ-de-ruines\/"},"modified":"2023-06-23T23:25:05","modified_gmt":"2023-06-23T21:25:05","slug":"article-legislatives-triomphe-et-champ-de-ruines","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=10496","title":{"rendered":"L\u00e9gislatives\u00a0: triomphe et champ de ruines"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Il \u00e9tait annonc\u00e9 par les sondeurs. Il s\u2019est confirm\u00e9 dans les urnes. Le mouvement d\u2019Emmanuel Macron surfe sur la vague haute. Mais ce triomphe, sans \u00eatre en trompe-l\u2019\u0153il, a lieu sur un champ de ruines d\u00e9mocratique\u2026<\/p>\n<h2>\u00c0 l\u2019am\u00e9ricaine<\/h2>\n<p>Plus de la moiti\u00e9 des \u00e9lecteurs inscrits ne sont pas all\u00e9s voter. Incluons les non-inscrits (3 millions) et les mal-inscrits (6,5 millions) et nous avons le constat accablant\u00a0: pr\u00e8s des deux tiers des Fran\u00e7ais en \u00e2ge de voter ne l\u2019ont pas fait ce dimanche.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-25098\" src=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/legislatives-1er-tour-abstention-b5d.png\" alt=\"legislatives-1er-tour-abstention.png\" align=\"center\" width=\"460\" height=\"285\" srcset=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/legislatives-1er-tour-abstention-b5d.png 460w, https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/legislatives-1er-tour-abstention-b5d-300x186.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 460px) 100vw, 460px\" \/><br \/>\n<\/p>\n<p>On en conna\u00eet les racines sociales de cette abstention record. Elles sont anciennes\u00a0: l\u2019abstention toucherait les deux-tiers des moins de 35 ans et les deux tiers des ouvriers et des employ\u00e9s et un nombre \u00e0 peine moins dense des revenus les plus modestes. Mais il n\u2019y a pas que cela d\u00e9sormais.<\/p>\n<p>La r\u00e9forme du quinquennat, d\u00e9cid\u00e9e par le gouvernement Jospin en 2000, voulait rationaliser le calendrier \u00e9lectoral et limiter les possibilit\u00e9s de cohabitation. En fait, elle a accentu\u00e9 la pente pr\u00e9sidentialiste et quasi monarchique des institutions de la Ve\u00a0R\u00e9publique. Deux consultations concomitantes, dont l\u2019une (la pr\u00e9sidentielle) est r\u00e9put\u00e9e d\u00e9cisive\u00a0: comment s\u2019int\u00e9resser \u00e0 ce point \u00e0 la seconde\u00a0? Et comment le faire, au surplus, quand on explique depuis des d\u00e9cennies que les gestions de droite et de gauche ob\u00e9issent aux m\u00eames contraintes et doivent s\u2019astreindre aux m\u00eames r\u00e8gles\u00a0?<\/p>\n<p>Droite et gauche ne mobilisent plus comme avant. Pour la premi\u00e8re fois, l\u2019\u00e9lection pr\u00e9sidentielle s\u2019est gagn\u00e9e au centre. Pourquoi ne pas laisser faire, d\u00e8s l\u2019instant o\u00f9 les deux grandes forces dites &#8220;de gouvernement&#8221; sont au tapis\u00a0?<\/p>\n<p>De l\u00e0 d\u00e9coule l\u2019\u00e9tonnante situation que nous vivons aujourd\u2019hui. Selon l\u2019institut de sondages Ipsos, un petit quart des personnes interrog\u00e9es veulent soutenir le nouveau Pr\u00e9sident et un quart entendent s\u2019opposer \u00e0 lui. Le m\u00eame pourcentage d\u2019un quart affirme qu\u2019il faut donner \u00e0 Emmanuel Macron une majorit\u00e9 parlementaire\u00a0; mais une moiti\u00e9 ne le souhaite pas. Les soutiens affirm\u00e9s de l\u2019\u00c9lys\u00e9e sont tr\u00e8s minoritaires, mais les urnes inscrivent la perspective d\u2019un raz-de-mar\u00e9e exceptionnel en sa faveur\u00a0!<\/p>\n<p>Quand ceux d\u2019en haut ne peuvent pas et que ceux d\u2019en bas ne veulent pas, qu\u2019est-ce donc, sinon une crise politique. Pour l\u2019instant, les responsables politiques choisissent la politique de l\u2019autruche, \u00e0 l\u2019image des d\u00e9cideurs europ\u00e9ens. La &#8220;gouvernance&#8221; ne marche pas\u00a0? On va aller un peu plus loin dans sa mise en \u0153uvre\u2026  Jusqu\u2019au jour o\u00f9 la corde se tend \u00e0 ce point qu\u2019elle se rompt. Peut-\u00eatre dimanche prochain, sinon plus tard. Mais convenons que nous atteignons une cote d\u2019alerte pr\u00e9occupante, qui ne se r\u00e8glera pas \u00e0 coup de petites phrase et &#8220;d\u2019affaires&#8221; rondement men\u00e9es.<br \/>\nIl n\u2019est jamais bon de b\u00e2tir des palais sur du sable\u2026<\/p>\n<h2>Un paysage \u00e9clat\u00e9<\/h2>\n<p>En dehors du camp pr\u00e9sidentiel, le champ politique \u00e9voque unanimement les souvenirs glac\u00e9s de la B\u00e9r\u00e9zina.<\/p>\n<p>Le Front national confirme ce que l\u2019on per\u00e7oit depuis un an\u00a0: le spectacle d\u2019une belle machine qui se d\u00e9r\u00e8gle au moment de faire la course en t\u00eate. Les 13,2% de ce dimanche sont bien loin des 27% de 2015, au-dessous m\u00eame des 13,6% des l\u00e9gislatives de 2012. Le FN voulait \u00eatre la grande force d\u2019opposition de droite \u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e\u00a0: pour l\u2019instant, il semble qu\u2019il aura du mal \u00e0 seulement constituer un groupe parlementaire. Il n\u2019est en t\u00eate que dans 18 circonscriptions et ses t\u00eates d\u2019affiche sont \u00e0 la peine, dans le Nord, l\u2019Est et le Midi m\u00e9diterran\u00e9en.<\/p>\n<p>La droite classique est dans ses basses eaux. En 2007, dans la foul\u00e9e du succ\u00e8s de Nicolas Sarkozy, elle progressait de 10 points et s\u2019installait dans une majorit\u00e9 confortable de 53,2%. En 2012, l\u2019\u00e9chec de son h\u00e9raut de 2007 la ramenait \u00e0 un plus modeste 36,4%. Elle est aujourd\u2019hui ramen\u00e9e \u00e0 un plus que modeste 21,6% (total UDI, LR, divers droite). Il est vraisemblable qu\u2019elle disposera du groupe parlementaire le plus \u00e9toff\u00e9, apr\u00e8s celui du Pr\u00e9sident. Mais cette satisfaction relative n\u2019att\u00e9nuera pas l\u2019amertume d\u2019un processus chaotique. La droite militante a voulu se radicaliser, port\u00e9e par la vague conservatrice des manifestations contre le Mariage pour tous. Elle a en fait pr\u00e9par\u00e9 une d\u00e9faite que n\u2019expliqueront pas les seuls d\u00e9boires familiaux de son candidat pr\u00e9sidentiel. Elle peut certes attendre le retour du b\u00e2ton et les possibles difficult\u00e9s de l\u2019\u00e9quipe au pouvoir. Elle n\u2019\u00e9vitera pas pour autant les redoutables examens de conscience.<\/p>\n<p>Et que dire alors de la gauche\u00a0? Les forces qui s\u2019en r\u00e9clament se trouvent \u00e0 leur niveau l\u00e9gislatif le plus bas depuis 1936, au-dessous m\u00eame des d\u00e9sastreuses \u00e9lections de 1993. La responsabilit\u00e9 en incombe bien s\u00fbr \u00e0 l\u2019effondrement du PS, amorc\u00e9 \u00e0 la pr\u00e9sidentielle et annonc\u00e9 par les sondages. Comme nous l\u2019avions sugg\u00e9r\u00e9 dans ces colonnes, le socialisme fran\u00e7ais est \u00e0 son niveau historique le plus bas depuis plus d\u2019un si\u00e8cle. Il d\u00e9passe \u00e0 peine le seuil des 7% de suffrages exprim\u00e9s et se pr\u00e9pare \u00e0 une d\u00e9confiture parlementaire in\u00e9dite. La chute de la maison Mitterrand \u00e9tait pr\u00e9vue\u00a0; elle est maintenant ent\u00e9rin\u00e9e.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-25099\" src=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/legislatives-1er-tour-gauches-877.png\" alt=\"legislatives-1er-tour-gauches.png\" align=\"center\" width=\"460\" height=\"527\" srcset=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/legislatives-1er-tour-gauches-877.png 460w, https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/legislatives-1er-tour-gauches-877-262x300.png 262w\" sizes=\"auto, (max-width: 460px) 100vw, 460px\" \/><br \/>\n<\/p>\n<h2>Entre satisfaction et d\u00e9ception<\/h2>\n<p>Les forces de l\u2019ancien Front de gauche sont de leur c\u00f4t\u00e9 dans une situation \u00e9trange. Les 13,7% de la France insoumise et du PCF repr\u00e9sentent un doublement par rapport au pourcentage acquis en 2012. Comme en 2012 toutefois \u2013\u00a0mais cette fois dans une proportion moindre\u00a0\u2013 le r\u00e9sultat de la l\u00e9gislative n\u2019est pas \u00e0 la hauteur de celui de la pr\u00e9sidentielle. Le 23 avril dernier, Jean-Luc M\u00e9lenchon manifestait son amertume pour n\u2019avoir pas atteint le seuil ouvrant la voie au second tour. Mais les 19,6% laissaient esp\u00e9rer une revanche l\u00e9gislative et une pr\u00e9sence spectaculairement renforc\u00e9e \u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e.<\/p>\n<p>Sur la papier, l\u2019objectif reste atteignable\u00a0: des candidats de la France insoumise et du PCF seront pr\u00e9sents dans une soixantaine de circonscriptions. Mais les r\u00e9serves de voix ne sont pas toujours cons\u00e9quentes, les triangulaires seront cette fois absentes et ces candidats les plus \u00e0 gauche seront souvent oppos\u00e9s \u00e0 des candidats potentiellement &#8220;attrape-tout&#8221; appartenant au mouvement d\u2019Emmanuel Macron. Il faudra donc une spectaculaire sursaut populaire et de gauche pour inverser des situations a priori difficiles. Les premi\u00e8res projections \u2013\u00a0les plus favorables ne d\u00e9passent pas le seuil des 23 \u00e9lus\u00a0\u2013 sont peu encourageantes. Mais nul ne peut anticiper vraiment les effets d\u2019un d\u00e9s\u00e9quilibre atypique, peut-\u00eatre trop atypique\u2026 pour \u00eatre vrai\u2026<\/p>\n<p>Ce qui est s\u00fbr est que la division des partisans de Jean-Luc M\u00e9lenchon a d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 co\u00fbt\u00e9 la perte de trois si\u00e8ges (4e des Hauts-de-Seine, 17e du Nord et 6e de l\u2019Oise) et elle emp\u00eache la gauche de gauche d\u2019acc\u00e9der au second tour dans 12 cas, dont un face-\u00e0-face avec le FN (7e des Bouches-du-Rh\u00f4ne). Et, selon toute vraisemblance, elle a p\u00e9nalis\u00e9 l\u2019ensemble en introduisant une confusion qui a retenu de nombreux \u00e9lecteurs potentiels. Disons, \u00e0 tout le moins, que dans une p\u00e9riode de d\u00e9stabilisation et de doute, o\u00f9 les motivations sont \u00e9corn\u00e9es, le spectacle de la division n\u2019est pas des plus porteurs.<\/p>\n<p>Le d\u00e9saccord est particuli\u00e8rement dommageable quand on observe le r\u00e9sultat cumul\u00e9 des deux protagonistes. Les 13,7% d\u2019exprim\u00e9s ram\u00e8nent vers les jours plus fastes o\u00f9 le PC \u00e9tait encore une force qui pesait \u00e9lectoralement sur la gauche tout enti\u00e8re. Dimanche dernier, le total PC-FI d\u00e9passait les 30% dans 9 circonscriptions et les 20% dans 62 d&#8221;\u2019entre elles. Il ne se situait au-dessous de 10% que dans 83 circonscriptions et au-dessous de 5% dans \u00e0 peine quatre.<\/p>\n<p>Il faudra donc, une fois clos le grand cycle \u00e9lectoral, r\u00e9fl\u00e9chir sur l\u2019ensemble du processus. S\u2019il s\u2019ach\u00e8ve sur une semi-d\u00e9ception, il aura toutefois tranch\u00e9 entre les protagonistes. La France insoumise et le PCF \u00e9taient en rivalit\u00e9 dans la tr\u00e8s grande majorit\u00e9 des circonscriptions m\u00e9tropolitaines. Incontestablement, le duel a tourn\u00e9 \u00e0 l\u2019avantage de FI.<\/p>\n<h2>Les d\u00e9boires du PCF<\/h2>\n<p>Sur 434 circonscriptions o\u00f9 les deux formations \u00e9taient en concurrence, le PCF ne devance FI que dans 9 cas dont un en r\u00e9gion parisienne (Elsa Faucillon dans la 1ere des Hauts-de-Seine). Il est, tout au moins en pourcentage, la principale victime de l\u2019\u00e9volution des cinq derni\u00e8res ann\u00e9es. En juin 2007, il avait obtenu 4,3%\u00a0; il en recueille 2.7% cette fois. Le Front de gauche avait masqu\u00e9 en partie le d\u00e9clin\u00a0; sa fin relance la donne n\u00e9gative.<\/p>\n<p>Le parti communiste ne d\u00e9passe les 20% que dans 10 circonscriptions. En revanche, il est marginalis\u00e9 dans un grand nombre d\u2019entre elles\u00a0: moins de 5% dans 374 circonscriptions et m\u00eame moins de 1% dans 35 d\u2019entre elles. &#8220;L\u2019archipel&#8221; \u00e9lectoral du PCF se fait de plus en plus t\u00e9nu, m\u00eame s\u2019il reste en lice dans une dizaine de circonscriptions th\u00e9oriquement gagnables au second tour. Il est au-dessous de son score de 2007 dans 325 cas et perd plus de la moiti\u00e9 de son chiffre d\u2019alors dans 84 d\u2019entre eux.<\/p>\n<p>En revanche, le profil des r\u00e9sultats de FI rapproche le mouvement de Jean-Luc M\u00e9lenchon de celui qui caract\u00e9risait le PCF jusqu\u2019au milieu des ann\u00e9es 1980. Ses scores s\u2019\u00e9talent de 37,2% (Cl\u00e9mentine Autain dans la 11e de Seine-Saint-Denis) \u00e0 2,3% (la 14e de Paris). Mais ce dernier chiffre est plut\u00f4t atypique. Comme le PCF d\u2019avant 1981, FI n\u2019est au-dessous de 5% que dans 8 circonscriptions et au-dessus de 10% dans 350.<\/p>\n<p>La France insoumise s\u2019est install\u00e9e dans les terres du socialisme et du communisme historique, dans le Nord, le Midi m\u00e9diterran\u00e9en ou dans les zones &#8220;bleues&#8221; puis &#8220;rouges&#8221; de l\u2019Ouest. Elle surclasse le communisme dans le Sud-Ouest et le d\u00e9passe dans le massif pyr\u00e9n\u00e9en. Elle pousse le PCF vers une certaine marginalit\u00e9 dans l\u2019Est ou \u00e0 Paris (o\u00f9 le PC avait connu un relatif regain au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000).<\/p>\n<p>Son profil social va dans le m\u00eame sens. FI attire un \u00e9lectorat plut\u00f4t jeune (18 \u00e0 21% des moins de 35 ans), populaire (17% de professions interm\u00e9diaires et 14% d\u2019employ\u00e9s, de revenus modestes, mais relativement \u00e9duqu\u00e9s (13% de niveau baccalaur\u00e9at et plus).<\/p>\n<p>Il n\u2019en reste pas moins que ni la France insoumise ni le PC n\u2019ont r\u00e9ussi \u00e0 remobiliser pleinement l\u2019\u00e9lectorat du 23 avril. Une moiti\u00e9 seulement (55% pour FI, 11% pour le PC) des \u00e9lecteurs de Jean-Luc M\u00e9lenchon semblent s\u2019\u00eatre d\u00e9plac\u00e9s ce dimanche, le m\u00eame pourcentage s\u2019observant parmi ceux qui se disent encore proches du Front de gauche.<\/p>\n<p>Il faudra encore attendre quelques jours pour mesurer le rapport des forces dans le pays. Les chiffres du premier tour confirment toutefois ce que la pr\u00e9sidentielle avait install\u00e9. Dans les deux d\u00e9cennies pr\u00e9c\u00e9dentes la part de la gauche de gauche restait tr\u00e8s minoritaire dans l\u2019ensemble des voix qui se portaient sur la gauche fran\u00e7aise. Entre 1993 et 2012, son pourcentage ne d\u00e9passait jamais les 30%, tournant plut\u00f4t entre 15 et 20%. Cette fois, la gauche de gauche a red\u00e9pass\u00e9 le seuil fatidique de la majorit\u00e9 \u00e0 gauche. Les conditions sont-elles atteintes pour une traduction parlementaire de ce nouvel \u00e9quilibre\u00a0? On le saura dimanche prochain. Mais quelque chose s\u2019est produit, qu\u2019il faut maintenant rendre irr\u00e9versible.<\/p>\n<p>On se r\u00e9jouira au moins de cette bonne nouvelle. Elle ne peut toutefois masquer, ni l\u2019inqui\u00e9tude devant une crise politique pesante, ni l\u2019angoisse devant une situation sociale d\u00e9grad\u00e9e, ni la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019un renouvellement \u00e0 gauche qui, enfin, porte \u00e0 la fois sur les structures tout autant que sur les actes, les symboles et les mots.<div id='gallery-1' class='gallery galleryid-10496 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/legislatives-1er-tour-abstention-d08.png'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/legislatives-1er-tour-abstention-d08-150x150.png\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"legislatives-1er-tour-abstention.png\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon portrait'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/legislatives-1er-tour-gauches-149.png'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/legislatives-1er-tour-gauches-149-150x150.png\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"legislatives-1er-tour-gauches.png\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/legislatives-triomphe-ruines-2-de3.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/06\/legislatives-triomphe-ruines-2-de3-150x150.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"legislatives-triomphe-ruines-2.jpg\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure>\n\t\t<\/div>\n<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il \u00e9tait annonc\u00e9 par les sondeurs. 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