{"id":10331,"date":"2017-04-10T11:00:00","date_gmt":"2017-04-10T09:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/article-presidentielle-2017-l-election-de-toutes-les-surprises\/"},"modified":"2017-04-10T11:00:00","modified_gmt":"2017-04-10T09:00:00","slug":"article-presidentielle-2017-l-election-de-toutes-les-surprises","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=10331","title":{"rendered":"Pr\u00e9sidentielle 2017\u00a0: l\u2019\u00e9lection de toutes les surprises\u00a0?"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Jusqu\u2019\u00e0 ce jour, les p\u00e9rip\u00e9ties de l\u2019\u00e9lection pr\u00e9sidentielle auront d\u00e9jou\u00e9 tous les pronostics. Ce signe de crise politique intense peut-il ouvrir sur de nouveaux enfermements ou sur une nouvelle esp\u00e9rance\u00a0? Les deux prochaines semaines seront cruciales.<\/p>\n<p>Dans <a href=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/qui-veut-la-peau-de-roger-martelli\/article\/presidentielle-se-sortir-de-la-crise-politique\">un article pr\u00e9c\u00e9dent<\/a>, nous avions \u00e9voqu\u00e9 le constat d\u2019une crise politique. Il n\u2019est pas infirm\u00e9 par les derniers sondages[[Les donn\u00e9es utilis\u00e9es ici s\u2019appuient sur les r\u00e9centes \u00e9tudes d\u2019Ipsos-Cevipof et de BVA.]]. Pour l\u2019instant, deux tiers des individus interrog\u00e9s se disent certains d\u2019aller voter (l\u2019abstention, le 22 avril 2012 \u00e9tait de 20,5%). Et sur ceux qui affirment qu\u2019ils iront s\u00fbrement voter, moins des deux tiers consid\u00e8rent que leur choix est d\u00e9finitif. Ajoutons que pr\u00e8s de 40% (Ipsos) disent que leur choix de tel ou tel candidat ne se fait pas par adh\u00e9sion, mais par d\u00e9faut.<\/p>\n<p>Il n\u2019y a donc rien d\u2019\u00e9tonnant \u00e0 ce que la dispersion des intentions de vote soit toujours aussi grande. Aucun candidat retenu par les sond\u00e9s ne d\u00e9passe le quart des suffrages exprim\u00e9s. Extr\u00eame droite, droite &#8220;classique&#8221;, centre et gauche se partagent l\u2019\u00e9lectorat de fa\u00e7on presqu\u2019\u00e9quivalente.<\/p>\n<h2>Le Pen plafonne, Macron sur un fil<\/h2>\n<p>Avec les prudences qui s\u2019imposent, on notera que la progression de Marine Le Pen semble pour l\u2019instant enray\u00e9e. Le noyau de son \u00e9lectorat est certes solide et motiv\u00e9, mais les digues qui limitent son expansion se r\u00e9v\u00e8lent encore solides. Son atout ma\u00eetre est la faiblesse relative de son concurrent de droite qu\u2019elle devance encore largement. Or la situation de Fran\u00e7ois Fillon est moins fragile que ne le laissaient pr\u00e9voir ses d\u00e9boires judiciaires et m\u00e9diatiques. Lui aussi dispose d\u2019un socle \u00e9lectoral solide (75% sont s\u00fbr de leur vote selon Ipsos) d\u2019\u00e9lecteurs plut\u00f4t \u00e2g\u00e9s et donc a priori plus enclins que d\u2019autres \u00e0 aller voter. Par ailleurs, une partie des sympathisants de la droite et du centre tent\u00e9s par Emmanuel Macron semblent revenir \u00e0 un positionnement plus affirm\u00e9 vers la droite qui \u00e9tait leur point d\u2019ancrage.<\/p>\n<p>Emmanuel Macron est de ce fait dans une situation \u00e9trange. Dans un contexte incertain, il reste le candidat &#8220;attrape-tout&#8221; par excellence, ses soutiens allant de la gauche officiellement la plus d\u00e9termin\u00e9e \u00e0 la bonne vieille droite lib\u00e9rale. Au coude-\u00e0-coude avec Marine Le Pen, il continue de b\u00e9n\u00e9ficier de la pr\u00e9somption d\u2019un &#8220;vote utile&#8221; contre elle, dans la perspective du second tour. Mais l\u2019exercice d\u2019\u00e9quilibre qu\u2019appelle le &#8220;ni droite ni gauche&#8221; est d\u00e9licat. L\u2019approximation de ses propos et de son image conduit ainsi une partie de ses soutiens premiers \u00e0 revenir vers un vote plus &#8220;naturel&#8221;, \u00e0 gauche comme \u00e0 droite. Quand elle est en dynamique, la position au centre peut \u00eatre porteuse\u2026 faute de mieux. Sans cette dynamique, elle est menac\u00e9e sur sa droite comme sur sa gauche.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9volution la plus spectaculaire se situe \u00e0 gauche. On a un temps brod\u00e9 sur l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019une candidature unique rassemblant les \u00e9lecteurs de Jean-Luc M\u00e9lenchon, de Beno\u00eet Hamon et de Yannick Jadot. Manifestement, l\u2019opinion de gauche a tranch\u00e9 ce d\u00e9bat th\u00e9orique, qui occultait bien des questions souterraines de leadership.<\/p>\n<h2>Hamon progressivement fragilis\u00e9<\/h2>\n<p>Dans les sondages les plus r\u00e9cents, Beno\u00eet Hamon est report\u00e9 vers le niveau tr\u00e8s modeste qui lui avait \u00e9t\u00e9 pronostiqu\u00e9, quand se pr\u00e9parait la primaire socialiste de janvier. Avant cette primaire, il \u00e9tait \u00e9vident que le candidat socialiste d\u00e9sign\u00e9, quel qu\u2019il soit, se retrouverait coinc\u00e9 entre la gauche affirm\u00e9e qu\u2019incarnait Jean-Luc M\u00e9lenchon et la tentation du vote utile vers le centre que portait Emmanuel Macron. En mobilisant un peu plus de deux millions de votants au second tour, ce qui \u00e9tait partout pr\u00e9sent\u00e9 comme la &#8220;primaire de la gauche&#8221; a toutefois donn\u00e9 une certaine l\u00e9gitimit\u00e9 \u00e0 celui qui en est sorti vainqueur. Beno\u00eet Hamon s\u2019est pr\u00e9valu aussit\u00f4t de son r\u00e9sultat pour affirmer qu\u2019il \u00e9tait d\u00e9sormais le c\u0153ur d\u2019une option de gauche, bien \u00e0 gauche\u2026 mais pas trop. Et il est vrai que les premiers sondages post-primaires ont confort\u00e9 son propos, de fa\u00e7on \u00e9tonnamment forte.<\/p>\n<p>Sur la dur\u00e9e, il lui a \u00e9t\u00e9 toutefois trop difficile de sortir de l\u2019entre-deux auquel il \u00e9tait d\u00e8s le d\u00e9part condamn\u00e9. Un gauchissement exag\u00e9r\u00e9 de sa campagne ne pouvait que porter vers Emmanuel Macron les tenants les plus d\u00e9termin\u00e9s des choix gouvernementaux &#8220;sociaux-lib\u00e9raux&#8221;. Un recentrage trop pouss\u00e9 l\u00e9gitimait au contraire le choix d\u2019un Jean-Luc M\u00e9lenchon arcbout\u00e9 sur l\u2019exigence de coupure franche avec l\u2019\u00e8re Hollande-Valls. Pour se sortir de la nasse, Beno\u00eet Hamon a choisi de s\u2019identifier \u00e0 une mesure forte mais controvers\u00e9e (le revenu universel). Or aucune mesure particuli\u00e8re, a fortiori si elle n\u2019est pas rassembleuse, ne peut compenser la fragilit\u00e9 d\u2019une posture li\u00e9e au fait que la primaire de janvier a fait de lui le candidat d\u2019un parti associ\u00e9 \u00e0 la d\u00e9b\u00e2cle du hollandisme au pouvoir. Frondeur, certes, mais officiellement investi par les socialistes\u2026 <\/p>\n<p>La fin du PS mitterrandien \u00e9tait pr\u00e9visible depuis quelque temps. Elle est d\u00e9sormais act\u00e9e. Beno\u00eet Hamon pourrait bien en payer les frais \u00e9lectoraux, comme Gaston Defferre le fit en 1969\u2026 avant que Fran\u00e7ois Mitterrand ne mette la main sur un PS hors-jeu.<\/p>\n<h2>La dynamique est pour M\u00e9lenchon<\/h2>\n<p>\u00c0 ce jour, la dynamique \u00e9lectorale est pass\u00e9e ailleurs. Elle se situe franchement \u00e0 gauche, et au b\u00e9n\u00e9fice d\u2019un Jean-Luc M\u00e9lenchon qui a fait un bond impressionnant dans les sondages. Il b\u00e9n\u00e9ficie d\u2019un incontestable talent qui, loin du trublion attendu du &#8220;bruit et de la fureur&#8221;, a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 en fait un tribun sans nul doute percutant, mais surtout un argumentateur inlassable d\u2019un projet soigneusement m\u00fbri et m\u00e9thodiquement diffus\u00e9, en images et en sons, tout autant qu\u2019en mots. Usant des moyens modernes de communication, loin des approximations rh\u00e9toriques des populistes de la droite extr\u00eame, &#8220;JLM&#8221; sait marier l\u2019affect des symboles et la rationalit\u00e9 des mots. On aime plus ou moins sa m\u00e9lodie ou son style, on se reconna\u00eet ou pas dans certaines de ses propositions, mais on ne peut que convenir de la force de son discours.<\/p>\n<p>Celui qui fut en 2012 le porte-parole du Front de gauche a su faire preuve d\u2019un sens prononc\u00e9 de l\u2019initiative. Alors que le Front de gauche battait de l\u2019aile depuis quelque temps, tandis que s\u2019\u00e9paississaient les confusions entourant la primaire socialiste \u2013\u00a0le PCF lui-m\u00eame laissait au d\u00e9part entendre qu\u2019il pourrait y participer\u00a0\u2013 il d\u00e9cida de prendre les devants, sans l\u2019aval de ses partenaires d\u2019hier. Le cadre unitaire de 2012 \u00e9tant en sommeil, il se dota d\u2019un outil de campagne, la France insoumise, sous la forme d\u2019une structure de mobilisation hors parti (y compris le sien), structur\u00e9e autour de groupes locaux de soutien.<\/p>\n<p>En m\u00eame temps, il a veill\u00e9 \u00e0 ce que la coh\u00e9rence de son projet, en principe venue &#8220;du bas&#8221;, s\u2019inscrive pour l\u2019essentiel dans la continuit\u00e9 du programme \u00e9labor\u00e9 collectivement en 2012. Entre L\u2019Avenir en commun de la France insoumise et L\u2019Humain d\u2019abord du Front de gauche, les diff\u00e9rences r\u00e9elles n\u2019ont dress\u00e9 aucune muraille infranchissable. Les d\u00e9buts ont \u00e9t\u00e9 h\u00e9sitants, puis un rythme de croisi\u00e8re a \u00e9t\u00e9 atteint d\u00e8s le mois de juin 2016, que seuls les r\u00e9sultats de la primaire ont perturb\u00e9 pendant quelques semaines. Depuis une dizaine de jours, la dynamique est pass\u00e9e franchement du c\u00f4t\u00e9 du leader de la France insoumise, propuls\u00e9 d\u00e9sormais aux tout premiers rangs, au d\u00e9triment d\u2019un Beno\u00eet Hamon \u00e0 la recherche d\u2019un nouveau souffle.<\/p>\n<h2>La gauche de gauche n&#8217;a pas disparu<\/h2>\n<p>L\u2019affaire, pour M\u00e9lenchon, n\u2019est certes pas d\u00e9finitivement r\u00e9gl\u00e9e. Une intention d\u00e9clar\u00e9e n\u2019est pas une pr\u00e9diction de vote. En outre, les progressions les plus nettes s\u2019observent dans des secteurs de l\u2019opinion (jeunes et ouvriers) qui, en r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, ne connaissent pas les propensions au vote les plus fortes. Mais, en tout cas, une donn\u00e9e massive s\u2019observe dans tous les sondages\u00a0: JLM est d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 le candidat qui fait mouche dans la part de l\u2019\u00e9lectorat attach\u00e9e \u00e0 la gauche et \u00e0 ses valeurs. Il progresse aussi bien dans son \u00e9lectorat pr\u00e9c\u00e9dent de 2012 que dans celui de Fran\u00e7ois Hollande. Il mord sur les intentions de vote jusqu\u2019alors port\u00e9es sur Hamon, mais aussi sur celles qui choisissaient Macron, \u00e9rodant ainsi l\u2019effet de &#8220;vote utile&#8221; dont b\u00e9n\u00e9ficie l\u2019ancien locataire de Bercy. D\u00e9sormais, le vote utile porte les regards vers M\u00e9lenchon. Pour la premi\u00e8re fois depuis bien longtemps, l\u2019id\u00e9e s\u2019installe que, pour battre la droite, la solution n\u2019est peut-\u00eatre pas dans un ratissage port\u00e9 vers le centre, mais dans la mobilisation du peuple de gauche, en activant ses valeurs fondatrices au lieu de les \u00e9mousser.<\/p>\n<p>Contrairement \u00e0 ce qui se dit parfois, dans un pays comme la France la gauche de gauche, que le PCF a politiquement incarn\u00e9e pendant plusieurs d\u00e9cennies, n\u2019a pas disparu en m\u00eame temps que le vote communiste d\u00e9clinait. Selon les circonstances et le type d\u2019\u00e9lection, cette part de l\u2019espace politique a pu mobiliser jusqu\u2019\u00e0 un bon cinqui\u00e8me des suffrages. Dans des moments particuliers, comme au moment de la campagne r\u00e9f\u00e9rendaire europ\u00e9enne de 2005, elle a su m\u00eame imposer sa marque, impulsant alors un Non de gauche expansif, nourrissant le rejet du texte constitutionnel. Mais si cette gauche n\u2019a jamais disparu, elle a pu \u00eatre \u00e0 la fois somnolente dans ses effets sur l\u2019opinion et dispers\u00e9e dans ses formes d\u2019expression.<\/p>\n<p>Alors que les d\u00e9fauts cong\u00e9nitaux du Front de gauche l\u2019emp\u00eachaient de stimuler suffisamment la gauche combative, Jean-Luc M\u00e9lenchon a su user du moment pr\u00e9sidentiel pour relancer une dynamique. Si elle se poursuit et s\u2019amplifie, il est \u00e9vident que s\u2019ouvre une nouvelle page de la gauche fran\u00e7aise et peut-\u00eatre de la vie politique elle-m\u00eame. Dans tous les cas de figure, rien ne devrait \u00eatre comme avant. Le PS, on l\u2019a dit, est au bout de l\u2019aventure mitterrandienne qui l\u2019avait port\u00e9 au pouvoir et qui avait pr\u00e9cipit\u00e9 le PC dans un d\u00e9clin \u00e9lectoral continu. Pour des raisons certes diff\u00e9rentes, les deux protagonistes de la gauche du XXe si\u00e8cle ont ainsi en commun d\u2019\u00eatre affaiblis cruellement.<\/p>\n<h2>La cl\u00e9 est dans l&#8217;ampleur du vote M\u00e9lenchon<\/h2>\n<p>Qu\u2019est-ce qui sortira des tourbillons \u00e9lectoraux et de leurs surprises successives\u00a0? L\u2019exp\u00e9rience d\u2019Emmanuel Macron et les choix de Manuel Valls devraient, sous une forme ou sous une autre, acc\u00e9l\u00e9rer l\u2019\u00e9mergence d\u2019un d\u00e9mocratisme \u00e0 l\u2019am\u00e9ricaine ou \u00e0 l\u2019italienne. Ce qui est beaucoup plus en pointill\u00e9s est la possibilit\u00e9 d\u2019un nouveau p\u00f4le social-d\u00e9mocrate, que Beno\u00eet Hamon r\u00eavait de constituer, \u00e0 l\u2019instar de son homologue britannique Jeremy Corbyn. Il est th\u00e9oriquement toujours envisageable, mais son opportunit\u00e9 pratique sera sans nul doute affect\u00e9e par le r\u00e9sultat du 23 avril.<\/p>\n<p>Reste la gauche de la gauche. Redonnera-t-elle le ton \u00e0 toute la gauche, comme elle le fit dans le pass\u00e9\u00a0? Redeviendra-t-elle une force pleinement populaire\u00a0? Attirera-t-elle dans sa direction tout ce qui exprime aujourd\u2019hui une exigence d\u2019\u00e9galit\u00e9, de citoyennet\u00e9 et de solidarit\u00e9\u00a0? Le Front de gauche en a r\u00eav\u00e9, mais pour l\u2019instant, c\u2019est une candidature \u00e0 la fois en continuit\u00e9 avec l\u2019exp\u00e9rience ant\u00e9rieure et en rupture avec elle qui est en passe d\u2019aller dans ce sens.<\/p>\n<p>De ce qu\u2019il conviendra de faire par la suite, de l\u2019avenir de la France insoumise et de ceux qui n\u2019y sont pas tout en soutenant M\u00e9lenchon, il sera bien temps de discuter\u2026 Apr\u00e8s. Dans l\u2019imm\u00e9diat, la cl\u00e9 est dans l\u2019ampleur du vote M\u00e9lenchon\u2026 et dans celui de la tentation centriste. L\u2019\u00e9l\u00e9ment le plus perturbant, le mieux \u00e0 m\u00eame de red\u00e9finir les lignes du clivage politique et d\u2019obliger \u00e0 une recomposition globale des liens entre la critique sociale et la gauche politique se trouvera principalement dans le niveau atteint par Jean-Luc M\u00e9lenchon. La position du curseur \u00e0 gauche ne se mesurera pas \u00e0 son seul score. Mais celui-l\u00e0 sera le plus scrut\u00e9. Le 23 avril au soir, bien s\u00fbr. Et pourquoi pas le 7 mai\u00a0?<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Jusqu\u2019\u00e0 ce jour, les p\u00e9rip\u00e9ties de l\u2019\u00e9lection pr\u00e9sidentielle auront d\u00e9jou\u00e9 tous les pronostics. Ce signe de crise politique intense peut-il ouvrir sur de nouveaux enfermements ou sur une nouvelle esp\u00e9rance\u00a0? 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