{"id":103,"date":"1995-10-01T00:00:00","date_gmt":"1995-09-30T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/l-onu-entre-critiques-et-espoirs103\/"},"modified":"1995-10-01T00:00:00","modified_gmt":"1995-09-30T23:00:00","slug":"l-onu-entre-critiques-et-espoirs103","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=103","title":{"rendered":"L&#8217;ONU entre critiques et espoirs"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">  Le cinquanti\u00e8me anniversaire de l&#8217;ONU est l&#8217;occasion de souligner ses m\u00e9rites et ses faiblesses et de proposer des pistes pour sa modernisation, pour une repr\u00e9sentativit\u00e9 de tous les pays. <\/p>\n<p>L&#8217;Organisation des Nations Unies suscite aujourd&#8217;hui des critiques \u00e0 la hauteur des espoirs plac\u00e9s en elle, critiques oublieuses des succ\u00e8s remport\u00e9s comme de la nature m\u00eame de l&#8217;institution et de ses limites. D&#8217;o\u00f9 une abondance de d\u00e9clarations et de propositions pour porter rem\u00e8de \u00e0 ses faiblesses, abondance que stimule l&#8217;\u00e9ch\u00e9ance magique de son cinquanti\u00e8me anniversaire. L&#8217;opinion publique est d\u00e9\u00e7ue de ce que les Nations unies ne soient pas \u00e0 m\u00eame d&#8217;imposer la paix, le respect des principes qu&#8217;elles ont elles-m\u00eames \u00e9dict\u00e9s, ni de trouver les moyens d&#8217;un d\u00e9veloppement plus \u00e9quitable.<\/p>\n<p> <strong>  Faire place aux organisations non gouvernementales  <\/strong><\/p>\n<p>Les gouvernements n&#8217;oublient pas que les Nations unies sont une organisation intergouvernementale qui ne peut faire, et m\u00eame vouloir, que ce qu&#8217;eux-m\u00eames veulent ou sont pr\u00eats \u00e0 faire; mais, comme il est parfois commode de disposer d&#8217;un bouc \u00e9missaire, ils bl\u00e2ment l&#8217;Organisation pour leurs erreurs ou pour cacher leurs promesses non tenues sans r\u00e9former l&#8217;instrument qu&#8217;ils ont fa\u00e7onn\u00e9 et qu&#8217;ils tiennent en main. Quant au secr\u00e9tariat, il d\u00e9plore de n&#8217;avoir pas les moyens des t\u00e2ches qui lui sont confi\u00e9es et r\u00e9siste aux r\u00e9formes qui seraient n\u00e9cessaires. Pour porter un jugement sur ce qui ne va pas et proposer des am\u00e9liorations, il faut donc remonter aux besoins des peuples et des pays qu&#8217;une organisation mondiale peut aider \u00e0 satisfaire.(1)<\/p>\n<p>Il est besoin de dialogue entre les pays, de principes et de r\u00e8gles pour gouverner leurs relations et de moyens de r\u00e9soudre les conflits \u00e9conomiques ou militaires qui les opposent. Il faut, aussi, que les plus faibles puissent faire entendre leur voix, respecter leurs droits et b\u00e9n\u00e9ficier de la solidarit\u00e9 de la communaut\u00e9 internationale. Chacun conviendra que ce sont l\u00e0 des besoins permanents et que les Nations unies ont tent\u00e9 de les satisfaire au cours des cinquante derni\u00e8res ann\u00e9es. Du bilan de leur action, il sera donc possible de tirer des le\u00e7ons pour le futur; mais ce ne sera pas suffisant car le contexte a chang\u00e9 au moins sur deux points essentiels. La fin de la guerre froide a consacr\u00e9 le triomphe de la pens\u00e9e lib\u00e9rale et lev\u00e9 les obstacles de principe qui s&#8217;opposaient \u00e0 l&#8217;acc\u00e9l\u00e9ration du mouvement des personnes, des id\u00e9es, des capitaux, des biens et des services. En m\u00eame temps, elle affaiblissait la notion de souverainet\u00e9 des Etats en permettant le d\u00e9bat sur le droit d&#8217;intervention pour faire respecter des principes, alors que, dans le domaine \u00e9conomique, l&#8217;Uruguay Round d\u00e9pla\u00e7ait la r\u00e9glementation des \u00e9changes internationaux du syst\u00e8me douanier, c&#8217;est-\u00e0-dire des pratiques aux fronti\u00e8res, vers les politiques \u00e9conomiques int\u00e9rieures, autrefois du seul ressort du gouvernement national. Le r\u00f4le des Etats s&#8217;en trouve modifi\u00e9.<\/p>\n<p> <strong>  Un lieu de dialogue  <\/strong><\/p>\n<p>Il l&#8217;est plus encore par l&#8217;apparition de nouveaux acteurs que sont les r\u00e9gions, tant dans les Etats f\u00e9d\u00e9raux que dans les Etats nationaux et les organisations non gouvernementales. Quant aux entreprises, leur importance dans les relations internationales n&#8217;est pas nouvelle, mais la lib\u00e9ralisation accro\u00eet l&#8217;impact de leurs d\u00e9cisions sur la localisation des activit\u00e9s et leur influence sur les normes et r\u00e8gles internationales. Les unes et les autres ont ainsi pris en charge des responsabilit\u00e9s que les Etats assumaient traditionnellement tant dans la conduite des affaires int\u00e9rieures que dans les relations internationales. L&#8217;ONU ne peut l&#8217;ignorer.<\/p>\n<p>Toute soci\u00e9t\u00e9 a besoin d&#8217;un lieu de dialogue pour s&#8217;accorder sur des principes et r\u00e9duire les tensions qui naissent des malentendus et des incompr\u00e9hensions, d&#8217;informations et d&#8217;analyses pour comprendre les courants qui l&#8217;animent, forger les concepts qui expriment ses aspirations profondes et prendre conscience d&#8217;elle-m\u00eame et des \u00e9volutions qui la menacent. De ce point de vue, l&#8217;ONU a jou\u00e9 son r\u00f4le: n&#8217;a-t-elle pas attir\u00e9 l&#8217;attention sur la d\u00e9t\u00e9rioration de l&#8217;environnement et invent\u00e9 le &#8221; d\u00e9veloppement durable &#8221; qui rend compte de notre responsabilit\u00e9 vis \u00e0 vis des g\u00e9n\u00e9rations futures ? Auparavant, elle avait fait du d\u00e9veloppement un objectif commun et tent\u00e9 de mobiliser l&#8217;aide en faveur des pays les plus d\u00e9favoris\u00e9s. Elle a fait progresser les droits de l&#8217;Homme en organisant des d\u00e9bats sur leur contenu et leur application. A Vienne, elle a fait reconna\u00eetre, ce qui est loin encore d&#8217;\u00eatre entr\u00e9 partout en pratique, que les droits fondamentaux de la femme sont &#8221; partie int\u00e9grante, inali\u00e9nable et indivisible des droits de la personne &#8220;. La conf\u00e9rence de Beijing vient d&#8217;adopter une plate-forme d&#8217;action pour que les principes passent dans les faits.<\/p>\n<p>L&#8217;ONU assume donc ces responsabilit\u00e9s essentielles. Pourrait-elle le faire mieux ? Sans doute. Un premier effort devrait viser \u00e0 mieux coordonner, voire \u00e0 r\u00e9duire, le complexe ensemble des commissions, comit\u00e9s, groupe d&#8217;experts qui souvent se r\u00e9p\u00e8tent, sans faire progresser la r\u00e9flexion ou l&#8217;action. Mais beaucoup des sujets trait\u00e9s par l&#8217;ONU sont difficiles \u00e0 cerner et gagnent \u00e0 \u00eatre abord\u00e9s sous diff\u00e9rents angles. Le ma\u00eetre mot est donc &#8221; coordination &#8220;, coordination pour mieux r\u00e9partir les t\u00e2ches ou pour tirer avantage des divers \u00e9clairages donn\u00e9s d&#8217;un m\u00eame sujet par divers organes des Nations unies. Les propositions tournent autour du renforcement du Conseil \u00e9conomique et social ou de la cr\u00e9ation d&#8217;un Conseil \u00e9conomique et d&#8217;un Conseil social. Quelle que soit la formule retenue, la coordination sera d&#8217;autant plus effective que les d\u00e9cisions des organes qui en sont charg\u00e9s sauront imposer leurs vues lors de l&#8217;adoption des budgets.<\/p>\n<p>Tout aussi importante que la coordination est l&#8217;information des citoyens et des acteurs de la vie politique et \u00e9conomique des r\u00e9sultats des travaux de l&#8217;ONU. Si son r\u00f4le et sa force sont de faire progresser la conscience de la soci\u00e9t\u00e9 mondiale, d&#8217;attirer l&#8217;attention sur les menaces, de faire conna\u00eetre les exp\u00e9riences r\u00e9ussies, les Nations unies doivent disposer de bons moyens de communication, de diss\u00e9mination et de formation.<\/p>\n<p> <strong>  Pour \u00e9laborer principes et objectifs \u00e0 faire respecter  <\/strong><\/p>\n<p>Ce n&#8217;est pas le cas malgr\u00e9 des progr\u00e8s et ce n&#8217;est pas une priorit\u00e9 des gouvernements qui voient plus l&#8217;organisation comme un instrument \u00e0 leur service que comme un instrument au service des peuples.<\/p>\n<p>Adopter des principes, des normes et des r\u00e8gles, fixer des objectifs est la deuxi\u00e8me grande fonction de l&#8217;ONU. Elle l&#8217;a remplie et nul ne conteste qu&#8217;elle doive continuer d&#8217;assumer ce r\u00f4le. Deux probl\u00e8mes li\u00e9s se posent: celui des proc\u00e9dures de n\u00e9gociation et, surtout, celui de la mise en oeuvre. La plupart des d\u00e9cisions relatives aux normes, r\u00e8gles et objectifs sont adopt\u00e9es par consensus. Cela a le m\u00e9rite qu&#8217;aucune d\u00e9cision n&#8217;est prise qui n&#8217;ait l&#8217;accord des principaux contributeurs et que des efforts sont faits pour accommoder les pr\u00e9occupations des petits pays. Mais les d\u00e9cisions sont souvent formul\u00e9es de telle fa\u00e7on qu&#8217;elles offrent une \u00e9chappatoire \u00e0 qui n&#8217;a pas l&#8217;intention de les mettre en oeuvre. Enfin, l&#8217;ONU n&#8217;a ni les moyens ni le pouvoir d&#8217;imposer le respect des d\u00e9cisions, ni, m\u00eame, des conventions \u00e0 des gouvernements souverains.<\/p>\n<p>Les principes de l&#8217;ONU n&#8217;en sont pas pour autant sans m\u00e9rite en ce qu&#8217;ils servent de r\u00e9f\u00e9rence aux gouvernements qui ne souhaitent pas trop se d\u00e9marquer de ce que la communaut\u00e9 internationale a adopt\u00e9 et \u00e0 tous ceux qui militent pour leur application effective. Mais il serait sans doute pr\u00e9f\u00e9rable de renoncer aux objectifs trop vagues et trop peu contraignants. Les normes et objectifs devraient donner lieu \u00e0 intervalle r\u00e9gulier \u00e0 la publication des performances de chaque pays, comme cela est fait pour les r\u00e8gles du BIT relatives aux conditions de travail, afin d&#8217;exercer une pression sur les pays qui ne les appliquent pas. De m\u00eame, les conventions devraient plus syst\u00e9matiquement comprendre des proc\u00e9dures d&#8217;arbitrages et de recours au cas o\u00f9 un pays viendrait \u00e0 manquer \u00e0 ses engagements et que d&#8217;autres s&#8217;en trouveraient l\u00e9s\u00e9s. C&#8217;\u00e9tait un des objectifs de l&#8217;Uruguay Round que de renforcer l&#8217;autorit\u00e9 du GATT dans le cas de conflits commerciaux entre pays.<\/p>\n<p>Faire partager des valeurs, faciliter le dialogue et cr\u00e9er les conditions du d\u00e9veloppement \u00e9conomique respectueux de l&#8217;environnement sont autant d&#8217;activit\u00e9s de l&#8217;ONU qui servent son but ultime, la paix. Pour tous, c&#8217;est l\u00e0 son r\u00f4le essentiel et l\u00e0 encore elle a connu \u00e9checs et succ\u00e8s. Nombreux et peu connus sont les cas o\u00f9 une discr\u00e8te diplomatie pr\u00e9ventive a \u00e9vit\u00e9 que des tensions ne d\u00e9g\u00e9n\u00e8rent en conflits. C&#8217;est pour l&#8217;essentiel la t\u00e2che du Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral.<\/p>\n<p>Les cas les plus classiques d&#8217;intervention de l&#8217;ONU en faveur de la paix sont ceux o\u00f9 celle-ci am\u00e8ne, par des moyens pacifiques, les parties en conflit \u00e0 un accord ou ceux o\u00f9 les parties en pr\u00e9sence lui demandent soit des observateurs qui garantissent que les clauses de la tr\u00eave sont respect\u00e9es, soit des troupes d&#8217;interposition. Apr\u00e8s avoir &#8221; fait la paix &#8220;, il s&#8217;agit de la &#8221; maintenir &#8220;. Les succ\u00e8s de ce type les plus r\u00e9cents ont eu lieu au Salvador, au Cambodge, au Mozambique; mais il faudrait aussi en mentionner nombre d&#8217;autres.<\/p>\n<p>Le conflit Irak-Koweit, ceux de l&#8217;ex-Yougoslavie, de la Somalie et du Rwanda ont \u00e9clair\u00e9 deux situations graves qui risquent de se reproduire dans le futur: le refus par l&#8217;une des parties de respecter les d\u00e9cisions du Conseil de s\u00e9curit\u00e9 ou la d\u00e9liquescence de l&#8217;Etat qui, l&#8217;une et l&#8217;autre, peuvent conduire l&#8217;ONU \u00e0 intervenir militairement ou \u00e0 autoriser l&#8217;intervention militaire pour &#8221; imposer la paix &#8220;.<\/p>\n<p> <strong>  L&#8217;instrument de la paix  <\/strong><\/p>\n<p>L&#8217;essentiel pour l&#8217;ONU est ici de se doter de crit\u00e8res objectifs pour d\u00e9cider de l&#8217;intervention, c&#8217;est-\u00e0-dire pour juger des menaces pour la paix dans une r\u00e9gion ou dans le monde qu&#8217;un conflit peut entra\u00eener ou des risques de d\u00e9sastre humanitaire. Ce devrait \u00eatre la t\u00e2che d&#8217;un Conseil de s\u00e9curit\u00e9 r\u00e9nov\u00e9, c&#8217;est-\u00e0-dire plus repr\u00e9sentatif de la r\u00e9alit\u00e9 du monde aujourd&#8217;hui, que de les \u00e9laborer et de les appliquer; faute de quoi les interventions dont il d\u00e9cidera courront le risque d&#8217;appara\u00eetre comme guid\u00e9es par les int\u00e9r\u00eats des grandes puissances ou par l&#8217;attention donn\u00e9e aux conflits m\u00e9diatiques au d\u00e9triment des conflits ignor\u00e9s par CNN. La lenteur des interventions sur le terrain, apr\u00e8s les d\u00e9cisions du Conseil de s\u00e9curit\u00e9, a, trop souvent, laiss\u00e9 la situation se d\u00e9t\u00e9riorer, d&#8217;o\u00f9 la proposition du secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de doter l&#8217;ONU d&#8217;une force d&#8217;intervention rapide compos\u00e9e d&#8217;unit\u00e9s volontaires et sp\u00e9cialement entra\u00een\u00e9es des pays membres, qui serait d\u00e9ploy\u00e9e sur d\u00e9cision du Conseil de s\u00e9curit\u00e9 et plac\u00e9e sous son autorit\u00e9. Enfin, l&#8217;ONU a p\u00e2ti de la confusion des missions qu&#8217;elle assumait simultan\u00e9ment dans un m\u00eame pays: actions visant \u00e0 faire la paix, actions humanitaires et actions de reconstruction. Leur ordonnancement dans le temps et leur articulation gagneraient \u00e0 \u00eatre clarifi\u00e9s, comme s&#8217;y efforce le Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral avec le concept de &#8221; continuum&#8221;.<\/p>\n<p> <strong>  Une question de volont\u00e9  <\/strong><\/p>\n<p>Les Nations Unies ne peuvent \u00eatre remplac\u00e9es que par elles-m\u00eames et leur bon fonctionnement d\u00e9pend bien plus de la volont\u00e9 des Etats membres que des r\u00e9formes de la machinerie des r\u00e9unions ou du Secr\u00e9tariat, encore que celles-ci soient n\u00e9cessaires. Cette volont\u00e9 doit notamment se manifester dans les moyens donn\u00e9s \u00e0 l&#8217;organisation: n&#8217;est-il pas surprenant que l&#8217;institution charg\u00e9e de veiller sur la paix, les droits de l&#8217;Homme, le d\u00e9veloppement et l&#8217;environnement et d&#8217;\u00e9teindre les incendies dans le monde ne dispose m\u00eame pas du budget des pompiers de la ville de New York ? On butte sur le fait que les Nations unies &#8221; sont suppos\u00e9es fonctionner comme le service public d&#8217;une communaut\u00e9 mondiale qui n&#8217;existe pas en tant qu&#8217;entit\u00e9 politique &#8220;. Il serait vain de proposer qu&#8217;elles jouissent d&#8217;une autorit\u00e9 supranationale, il faut donc miser sur sa capacit\u00e9 de mobiliser tous les acteurs de la paix, du d\u00e9veloppement et des droits de l&#8217;Homme afin qu&#8217;ils se concertent pour agir.<\/p>\n<p>1. L&#8217;exercice serait infaisable si l&#8217;on ne disposait pas justement des cinquante ans de succ\u00e8s et d&#8217;\u00e9checs des Nations unies et de documents parmi lesquels il faut citer &#8221; L&#8217;agenda pour la paix &#8221; et &#8221; L&#8217;agenda pour le d\u00e9veloppement &#8221; du secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral, Monsieur Boutros Boutros-Ghali, et &#8221; The United Nations in its second half-century &#8220;, rapport d&#8217;un groupe d&#8217;experts ind\u00e9pendants financ\u00e9 par la Fondation Ford, sans parler du communiqu\u00e9 du G7 \u00e0 l&#8217;issue de sa r\u00e9union d&#8217;Ottawa en juillet de cette ann\u00e9e.<\/p>\n<p><strong> * Yves Berthelot <\/strong> est secr\u00e9taire ex\u00e9cutif de la Commission \u00e9conomique pour l&#8217;Europe des Nations unies.Il s&#8217;exprime ici en son nom personnel et les opinions avanc\u00e9es ne refl\u00e8tent pas n\u00e9cessairement celles de l&#8217;organisation.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>  Le cinquanti\u00e8me anniversaire de l&#8217;ONU est l&#8217;occasion de souligner ses m\u00e9rites et ses faiblesses et de proposer des pistes pour sa modernisation, pour une repr\u00e9sentativit\u00e9 de tous les pays. <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[],"class_list":["post-103","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives-web"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/103","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=103"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/103\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=103"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=103"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=103"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}