{"id":10280,"date":"2017-03-21T15:30:00","date_gmt":"2017-03-21T14:30:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/article-presidentielle-se-sortir-de-la-crise-politique\/"},"modified":"2023-06-23T23:24:21","modified_gmt":"2023-06-23T21:24:21","slug":"article-presidentielle-se-sortir-de-la-crise-politique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=10280","title":{"rendered":"Pr\u00e9sidentielle\u00a0: se sortir de la crise politique"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">\u00c0 force de scruter le moindre fr\u00e9missement des sondages, on en finirait par oublier l\u2019essentiel\u00a0: nous vivons \u00e0 la fois une crise de r\u00e9gime et une crise exceptionnelle de la politique. Et ce n\u2019est pas avec de l\u2019arithm\u00e9tique politique que l\u2019on s\u2019en sortira.<\/p>\n<p>N\u2019utilisons pas ici les sondages comme des pr\u00e9dictions de vote\u00a0: ils font sans cesse la preuve de leur fragilit\u00e9. Lisons-les au second degr\u00e9, sur ce qu\u2019ils peuvent nous dire des soubassements contemporains de la politique[[\u00c0 cet effet, l\u2019enqu\u00eate de r\u00e9f\u00e9rence sera celle d\u2019Ipsos-Cevipof, qui a l\u2019avantage d\u2019\u00eatre conduite en continu, par \u00e9chantillons cons\u00e9quents (12.000 personnes, dont plus de 8000 se d\u00e9clarant \u00ab\u00a0certaines d\u2019aller voter\u00a0\u00bb).]].<\/p>\n<h2>Sympt\u00f4mes de crise<\/h2>\n<p>Le paradoxe fondamental s\u2019\u00e9nonce d\u00e8s le d\u00e9but. En mars, quatre personnes interrog\u00e9es sur cinq disent qu\u2019elles sont int\u00e9ress\u00e9es par l\u2019\u00e9lection pr\u00e9sidentielle, mais le m\u00eame pourcentage \u00e0 peu pr\u00e8s consid\u00e8re que le d\u00e9bat politique s\u2019appauvrit (78%) et pr\u00e8s de neuf sur dix estiment que les hommes politiques parlent plus qu\u2019ils n\u2019agissent (86%).<\/p>\n<p>R\u00e9sultat\u00a0: deux personnes sur trois seulement se disent certaines d\u2019aller voter. Les plus d\u00e9cid\u00e9s sont les retrait\u00e9s (75%), les plus incertains sont les ouvriers (62%). Si nous ajoutons \u00e0 ces chiffres les 7 \u00e0 8,5 millions de personnes qui ne sont pas inscrites ou qui sont mal-inscrites sur les listes \u00e9lectorales, nous avons une petite id\u00e9e de la crise d\u00e9mocratique que nous vivons. La majorit\u00e9 de la population en \u00e2ge d\u2019aller voter est en marge de la d\u00e9cision \u00e9lectorale. <\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>[Lire aussi : <a href=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/web\/article\/l-abstention-il-va-falloir-que-je-pense-a-gouverner-un-de-ces-jours\">L\u2019abstention\u00a0: \u00ab\u00a0Il va falloir que je pense \u00e0 gouverner, un de ces jours\u00a0\u00bb<\/a>]<\/strong><\/p>\n<p>Le r\u00e9sultat le plus significatif est dans l\u2019incertitude profonde des intentions de vote elles-m\u00eames. 80% des interrog\u00e9s disent qu\u2019ils vont voter, mais 59% affirment qu\u2019ils peuvent encore changer leur vote\u00a0! Si l\u2019on projette ces chiffres sur le corps \u00e9lectoral fran\u00e7ais, nous en tirons une conclusion toute simple\u00a0: un gros tiers (36%) \u00e0 peine des \u00e9lecteurs se pense certain de son vote. L\u2019incertitude du vote et le niveau moyen d\u2019abstention des derri\u00e8res ann\u00e9es se conjuguent. Nous sommes constitutionnellement dans un syst\u00e8me politique majoritaire, centr\u00e9 sur une \u00e9lection pr\u00e9sidentielle \u00e0 deux tours. Mais la seule majorit\u00e9 av\u00e9r\u00e9e est celle de ceux qui se sentent ext\u00e9rieurs au syst\u00e8me. Nous voil\u00e0 donc avec une majorit\u00e9\u2026 minoritaire.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-24700\" src=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/abstention-presidentielle-b4d.png\" alt=\"abstention-presidentielle.png\" align=\"center\" width=\"384\" height=\"377\" srcset=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/abstention-presidentielle-b4d.png 384w, https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/abstention-presidentielle-b4d-300x295.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 384px) 100vw, 384px\" \/><br \/>\n<br \/> <br \/>\nLa cons\u00e9quence coule de source\u00a0: l\u2019\u00e9lection pr\u00e9sidentielle ne reposera sur aucune majorit\u00e9, sinon fictive. Jamais, de fait, le paysage politique officiel n\u2019aura \u00e9t\u00e9 si \u00e9clat\u00e9, sauf au temps de la IVe R\u00e9publique et de la guerre froide qui perturbait le libre jeu de la droite et de la gauche (il \u00e9tait obscurci par le clivage de &#8220;l\u2019Est&#8221; et de &#8220;l\u2019Ouest&#8221;).<\/p>\n<h2>\u00c9parpillement<\/h2>\n<p>Grosso modo, les \u00e9lecteurs sont dispers\u00e9s en quatre grands groupes, eux-m\u00eames faiblement homog\u00e8nes\u00a0: extr\u00eame droite, droite gouvernementale, centre gauche et gauche, si l\u2019on s\u2019en tient aux \u00e9tiquetages courants. Nul ne peut parler de &#8220;son&#8221; \u00e9lectorat, comme les communistes et les gaullistes pouvaient le faire, il y a quelques d\u00e9cennies. \u00c0 proprement parler, il y a des \u00e9lecteurs, pas d\u2019\u00e9lectorat. D\u00e8s lors, la situation se fait inextricable.<\/p>\n<p>Comme sous la IVe R\u00e9publique, l\u2019\u00e9parpillement nourrit la tentation du centre\u00a0: pour gagner, il faut isoler les &#8220;extr\u00eames&#8221; et donc agglom\u00e9rer une partie de la droite et une partie de la gauche. C\u2019\u00e9tait le r\u00eave de Fran\u00e7ois Mitterrand lors de la pr\u00e9sidentielle de 1988. C\u2019\u00e9tait le pari d\u2019Alain Jupp\u00e9 au d\u00e9part de la primaire de droite \u00e0 l&#8217;automne 2016. Les \u00e9lecteurs de droite en ont d\u00e9cid\u00e9 autrement, mais leur candidat est pour l\u2019instant en panne. Le centre de gravit\u00e9 est donc pass\u00e9 du centre-droit d\u00e9sign\u00e9 (Jupp\u00e9) \u00e0 un pr\u00e9sum\u00e9 centre-gauche (Macron).<\/p>\n<p>Admettons provisoirement que la logique centriste fonctionne \u00e9lectoralement \u00e0 l\u2019occasion de la pr\u00e9sidentielle. Le probl\u00e8me vient imm\u00e9diatement apr\u00e8s\u00a0: pour gouverner, il faut une majorit\u00e9 stable de gouvernement, appuy\u00e9e sur une majorit\u00e9 parlementaire durable. Or la IVe R\u00e9publique a plut\u00f4t montr\u00e9 que, m\u00eame si on le fait sortir par la porte, le clivage de la droite et de la gauche revient toujours par la fen\u00eatre, \u00e0 un moment ou \u00e0 un autre. On peut, \u00e0 la rigueur et par d\u00e9faut, gagner au centre\u00a0: on ne peut durablement gouverner qu\u2019\u00e0 droite ou \u00e0 gauche. Ce n\u2019est pas un hasard si, \u00e0 peu pr\u00e8s partout en Europe, les coalitions de type centriste finissent toujours par \u00e9chouer. Le processus est plus ou moins rapide\u00a0; il n\u2019en est pas moins in\u00e9luctable. De cet ensemble de constats, je tire pour ma part quatre conclusions provisoires.<\/p>\n<h2>D\u00e9bats de soci\u00e9t\u00e9<\/h2>\n<p>La premi\u00e8re est la suivante\u00a0: si le sentiment grandit que le d\u00e9bat politique s\u2019appauvrit, c\u2019est que ce d\u00e9bat s\u2019est \u00e9loign\u00e9 des d\u00e9bats sur les projets de soci\u00e9t\u00e9. Un projet de soci\u00e9t\u00e9, ce n\u2019est pas une question technique\u00a0; ce n\u2019est pas d\u2019abord un programme, m\u00eame si la dimension programmatique n\u2019est pas absente. Un projet, c\u2019est une mani\u00e8re de &#8220;faire soci\u00e9t\u00e9&#8221;\u00a0: des valeurs, une vis\u00e9e, des crit\u00e8res d\u2019\u00e9valuation, une m\u00e9thode. Que veut-on\u00a0? L\u2019accumulation continue et pr\u00e9datrice des biens, des marchandises et des profits\u00a0? Ou le d\u00e9veloppement \u00e9conome des capacit\u00e9s humaines\u00a0? Le jeu de la concurrence, de la gouvernance et du choc des identit\u00e9s\u00a0? Ou l\u2019\u00e9quilibre de la mise en commun, de la d\u00e9mocratie d\u2019implication et de la solidarit\u00e9\u00a0? Un projet, c\u2019est du concret et de la coh\u00e9rence. Force est de constater que les pr\u00e9occupations apparentes de la sc\u00e8ne politique, obs\u00e9d\u00e9e par les &#8220;affaires&#8221; et les &#8220;petites phrases&#8221;, ne vont gu\u00e8re dans ce sens.<\/p>\n<p>La seconde conclusion coule de source\u00a0: le d\u00e9clin du clivage droite-gauche n\u2019est pas une bonne nouvelle. Il a perdu de son sens, pour des millions de gens. \u00c0 force de faire en gros la m\u00eame chose une fois au pouvoir, la gauche et la droite ont \u00e9rod\u00e9 ce qui faisait leur force\u00a0: la dispute sur l\u2019\u00e9galit\u00e9 et la libert\u00e9. Les grands strat\u00e8ges de la droite et de la gauche ont pens\u00e9 que les batailles se gagnaient en divisant l\u2019adversaire et en grappillant des voix \u00e0 la marge.<\/p>\n<p>Ils ont oubli\u00e9 que la lutte politique se joue dans la capacit\u00e9 \u00e0 mobiliser les familles politique en leur noyau, et pas sur leur marge. Dans les ann\u00e9es 1960 et 1970, le regain de participation \u00e9lectorale (notamment dans les cat\u00e9gories populaires) et la pouss\u00e9e de la gauche allaient dans la m\u00eame direction, quand la gauche tout enti\u00e8re croyait \u00e0 la transformation sociale. Depuis la fin des ann\u00e9es 1970, la participation \u00e9lectorale recule contin\u00fbment\u00a0; du coup, la force qui gagne (droite ou gauche) n\u2019est plus celle qui gagne le plus, mais celle qui perd le moins. La politique perd de son sens social\u00a0; elle devient un jeu de strat\u00e8ges. Fragilit\u00e9 d\u00e9mocratique\u2026<\/p>\n<p>De ce fait, la question des questions n\u2019est pas de savoir qui peut le mieux parvenir au second tour. \u00c0 gauche comme \u00e0 droite, elle est plut\u00f4t de trouver ce qui peut le plus s\u00fbrement r\u00e9activer une logique \u00e0 long terme de mobilisation des \u00e9lecteurs populaires. La droite, avec le Front national, a h\u00e9las un train d\u2019avance. Si la gauche veut la rattraper, elle n\u2019a qu\u2019une solution\u00a0: se demander ce qui peut, enfin, relancer le triptyque fondamental qui est sa raison d\u2019\u00eatre, celui de l\u2019\u00e9galit\u00e9, de la citoyennet\u00e9 et de la solidarit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>[Lire aussi : <a href=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/qui-veut-la-peau-de-roger-martelli\/article\/gauche-choisir-entre-deux-methodes\">&#8220;Gauche\u00a0: choisir entre deux m\u00e9thodes&#8221;<\/a>]<\/strong><\/p>\n<h2>La rupture, enfin<\/h2>\n<p>La troisi\u00e8me conclusion revient au point de d\u00e9part\u00a0: nous vivons ce qui est \u00e0 la fois une crise politique et une crise de r\u00e9gime. La crise politique se surmonte par un travail obstin\u00e9 sur les &#8220;fondamentaux&#8221;, pour redonner du sens \u00e0 ce qui l\u2019a perdu. Il ne r\u00e9ussira pas sans un effort pour remettre \u00e0 l\u2019heure les pendules institutionnelles. La Ve R\u00e9publique pensait avoir enfin trouv\u00e9 l\u2019eldorado constitutionnel. Elle voulait des majorit\u00e9s de mille ans\u00a0; elle est revenue \u00e0 l\u2019\u00e9parpillement de la IVe qu\u2019elle vomissait. <\/p>\n<p>En fait, il n\u2019y a pas de m\u00e9cano majoritaire institutionnel. Les majorit\u00e9s sont affaire de dynamique. Si l\u2019on veut construire dans la dur\u00e9e, il n\u2019y a pas de raccourci\u00a0: il faut en passer par l\u2019extension sans pr\u00e9c\u00e9dent de l\u2019implication et de la souverainet\u00e9 populaires. Une R\u00e9publique d\u2019un nouveau type est n\u00e9cessaire, Sixi\u00e8me de nom, mais premi\u00e8re par sa m\u00e9thode\u00a0: pas seulement la repr\u00e9sentation, mais l\u2019implication, pas seulement la sph\u00e8re politique, mais l\u2019ensemble du champ social. Sixi\u00e8me, premi\u00e8re\u00a0? Dans tous les cas, la R\u00e9publique sociale, enfin\u00a0!<\/p>\n<p>La quatri\u00e8me conclusion concerne la gauche. Il ne sert \u00e0 rien de faire comme si le constat le plus \u00e9vident n\u2019\u00e9tait pas d\u2019une simplicit\u00e9 biblique et redoutable\u00a0: la gauche fran\u00e7aise est affaiblie. Elle l\u2019est, parce que depuis plus de trois d\u00e9cennies elle est domin\u00e9e par les tentations d\u2019un &#8220;r\u00e9alisme&#8221; qui la pousse \u00e0 composer avec la comp\u00e9titivit\u00e9, la flexibilit\u00e9, la gouvernance et &#8220;l\u2019ordre juste&#8221;. Elle l\u2019est, parce que, depuis plus de trois d\u00e9cennies, la place qu\u2019occupait nagu\u00e8re le PCF \u00e0 la gauche de la gauche s\u2019est r\u00e9sorb\u00e9e, sans que nulle autre ne s\u2019impose \u00e0 la place. Il faut donc toujours r\u00eaver d\u2019une gauche rassembl\u00e9e et populaire. Mais cela n\u2019est possible que s\u2019il s\u2019agit d\u2019une gauche qui fait reposer son esprit de responsabilit\u00e9 sur l\u2019esprit de rupture. Ce n\u2019est plus le cas depuis trop longtemps\u00a0: cela doit le redevenir.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>[Lire aussi : <a href=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/qui-veut-la-peau-de-roger-martelli\/article\/les-faux-semblants-de-l-union\">&#8220;Les faux-semblants de l\u2019union&#8221;<\/a>]<\/strong><\/p>\n<p>On peut donc toujours regretter que, face \u00e0 la droite radicalis\u00e9e, ne s\u2019impose pas d\u00e8s aujourd\u2019hui une gauche ainsi rassembl\u00e9e. Mais on ne surmonte pas l\u2019\u00e9tat existant d\u2019un coup de baguette magique. Un long processus de recomposition s\u2019impose. Il devra se mener sans tarder, sans \u00e9troitesse, en usant de tout ce qui, dans la conjoncture, indique une possible marche en avant (par exemple la d\u00e9faite de Fran\u00e7ois Hollande et de Manuel Valls). <\/p>\n<p>Dans l\u2019imm\u00e9diat, toutefois, la reconstruction passe, comme cela a \u00e9t\u00e9 <a href=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/qui-veut-la-peau-de-roger-martelli\/article\/gauche-choisir-entre-deux-methodes\">\u00e9crit dans ces colonnes<\/a>, par un choix entre deux m\u00e9thodes, incarn\u00e9es par deux hommes, Hamon et M\u00e9lenchon. Il faut choisir, non pas pour \u00e9radiquer l\u2019option que l\u2019on ne retient pas, mais pour dire qui doit donner le ton, des tentations de l\u2019adaptation ou de la volont\u00e9 de rupture. Apr\u00e8s tant d\u2019ann\u00e9es de marasme, il n\u2019est plus temps de tergiverser.<div id='gallery-1' class='gallery galleryid-10280 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/abstention-presidentielle-6d4.png'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/abstention-presidentielle-6d4-150x150.png\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"abstention-presidentielle.png\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure>\n\t\t<\/div>\n<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c0 force de scruter le moindre fr\u00e9missement des sondages, on en finirait par oublier l\u2019essentiel\u00a0: nous vivons \u00e0 la fois une crise de r\u00e9gime et une crise exceptionnelle de la politique. 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