{"id":10277,"date":"2017-03-20T13:48:00","date_gmt":"2017-03-20T12:48:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/article-desormais-tu-es-corporate-ou-tu-ne-l-es-pas\/"},"modified":"2023-06-23T23:24:21","modified_gmt":"2023-06-23T21:24:21","slug":"article-desormais-tu-es-corporate-ou-tu-ne-l-es-pas","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=10277","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0D\u00e9sormais, tu es corporate ou tu ne l&#8217;es pas\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Dans <em>Corporate<\/em>, son premier long-m\u00e9trage, Nicolas Silhol scrute les m\u00e9canismes de management et interroge la question de la responsabilit\u00e9 \u00e0 travers le parcours d&#8217;une jeune responsable des RH. Entretien avec le r\u00e9alisateur et son sc\u00e9nariste Nicolas Fleureau.<\/p>\n<p>Au sein de l&#8217;entreprise pour laquelle elle travaille, \u00c9milie Tesson-Hansen (g\u00e9niale C\u00e9line Sallette) est une &#8220;killeuse&#8221;, une responsable RH charg\u00e9e d&#8217;encourager au d\u00e9part volontaire des salari\u00e9s pr\u00e9alablement cibl\u00e9s. Lorsque l&#8217;un des employ\u00e9s fragilis\u00e9s se suicide au sein de l&#8217;entreprise, la jeune femme se retrouve confront\u00e9e \u00e0 une enqu\u00eate de l&#8217;inspection du travail. <\/p>\n<p>D\u00e9chir\u00e9e entre sa carri\u00e8re, la pression de son sup\u00e9rieur (incarn\u00e9 par Lambert Wilson), l&#8217;efficacit\u00e9 patiente de l&#8217;inspectrice (Violaine Fumeau) et les tensions au sein de son service, Emilie Tesson-Hansen va progressivement prendre conscience de la violence des m\u00e9canismes de management. Et rompre la loi du silence. Autour de ce film abordant des probl\u00e9matiques essentielles, rencontre avec le r\u00e9alisateur Nicolas Silhol et le sc\u00e9nariste Nicolas Fleureau.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">* * *<\/p>\n<p><strong>\u00c0 l\u2019occasion de la sortie au cin\u00e9ma de <em>Corporate<\/em> \u2013 dont\u00a0<em>Regards<\/em>\u00a0est partenaire officiel \u2013, posez-nous toutes vos questions sur la sant\u00e9 et la souffrance au travail et\u00a0gagnez des places pour d\u00e9couvrir le film[[Un tirage au sort sera effectu\u00e9 et un mail de confirmation vous sera envoy\u00e9.]]. Le 5 avril prochain, toute la journ\u00e9e,\u00a0<em>Regards<\/em>\u00a0interrogera des intellectuels, des syndicalistes, des chefs d\u2019entreprises, des travailleurs victimes de burn-out et \u00e9pluchera les programmes des candidats sur le th\u00e8me de la sant\u00e9 au travail. Envoyez-nous vos questions \u00e0 r\u00e9daction [-] regards.fr ou laissez un commentaire ci-dessous.<\/strong>\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">* * *<\/p>\n<p><strong>Regards. Qu&#8217;est-ce qui vous a amen\u00e9 \u00e0 aborder la souffrance au travail\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p><strong>Nicolas Silhol.<\/strong> Ce film est n\u00e9 de la rencontre de plusieurs param\u00e8tres, pour certains intimes. La question des rapports humains au sein de l&#8217;entreprise m&#8217;int\u00e9resse depuis longtemps. Mon p\u00e8re \u00e9tant consultant en ressources humaines et \u00e9galement intervenant en \u00e9cole de commerce, je nourris une r\u00e9flexion au long cours sur ces probl\u00e9matiques.<\/p>\n<p><strong>Nicolas Fleureau.<\/strong> Nous avons commenc\u00e9 \u00e0 travailler sur ce projet en 2010, alors que nous \u00e9tions en pleine actualit\u00e9 des suicides au sein de France T\u00e9l\u00e9com. Mes parents sont d&#8217;anciens salari\u00e9s de l&#8217;entreprise et mon p\u00e8re \u00e9tait au c\u0153ur de la tourmente, deux suicides ayant concern\u00e9 des personnes de son service. \u00c9tant d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 syndical, il \u00e9tait par ailleurs impliqu\u00e9 dans le combat sur les risques psychosociaux li\u00e9s au travail. <\/p>\n<p><strong>N. S.<\/strong> Le rapport de l&#8217;inspection du travail rendu en 2010 par Sylvie Catala [enqu\u00eate ayant d\u00e9clench\u00e9 l&#8217;ouverture d&#8217;une information judiciaire sur les suicides de salari\u00e9s de France T\u00e9l\u00e9com, ndlr] a \u00e9t\u00e9 une mine d&#8217;informations. Son travail a permis de regrouper les cas de souffrance isol\u00e9s et de mettre \u00e0 jour les m\u00e9canismes de ce syst\u00e8me de management. Il faut savoir qu&#8217;il y a encore six ou sept ans, un certain nombre d&#8217;inspecteurs du travail avaient du mal \u00e0 concevoir un lien de causalit\u00e9 entre la mort d&#8217;un salari\u00e9 et ses conditions de travail. Sensibilis\u00e9e plut\u00f4t aux questions de s\u00e9curit\u00e9 physique ou de la d\u00e9fense des droit, cette profession a progressivement appris \u00e0 faire le lien concernant les risques psychosociaux. <\/p>\n<p><em> <\/p>\n<h2>\u00ab\u00a0Si nous avons le souci du r\u00e9el, nous ne sommes pas dans une d\u00e9marche documentaire ou naturaliste, et la fiction nous a sembl\u00e9 le meilleur vecteur de sensibilisation \u00e0 ces questions. \u00bb<\/h2>\n<p> <\/em><\/p>\n<p><strong>L&#8217;\u00e9criture du film a \u00e9t\u00e9 parall\u00e8le \u00e0 cette prise de conscience\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p><strong>N. S.<\/strong> Le temps du cin\u00e9ma a ici rejoint le temps de la justice. Nous avons fini de tourner en mars 2016, et en juin le parquet a annonc\u00e9 sa d\u00e9cision de poursuivre un certain nombre de dirigeants de France T\u00e9l\u00e9com. Sur l&#8217;\u00e9volution de la justice et des mentalit\u00e9s, ce proc\u00e8s est historique. Pour la premi\u00e8re fois en France, ce n&#8217;est pas seulement l&#8217;entreprise qui est poursuivie comme personne morale. Le PDG d&#8217;alors Didier Lombard et six cadres dirigeants vont devoir r\u00e9pondre de leurs responsabilit\u00e9s et de la mise en \u0153uvre de ce syst\u00e8me, qui a concern\u00e9 22.000 salari\u00e9s.<\/p>\n<p><strong>Comment ce temps et cette gestation ont-ils influ\u00e9 sur le film\u00a0? <\/strong><\/p>\n<p><strong>N. S.<\/strong> N&#8217;appartenant pas au monde de l&#8217;entreprise, nous avons eu le souci d&#8217;\u00eatre pr\u00e9cis, d&#8217;autant plus sur un sujet aussi complexe. Nous avons souhait\u00e9 que les personnes concern\u00e9es puissent se reconna\u00eetre dans ces situations et nous avons men\u00e9 un long travail d&#8217;enqu\u00eate. Si nous avons le souci du r\u00e9el, nous ne sommes pas dans une d\u00e9marche documentaire ou naturaliste, et la fiction nous a sembl\u00e9 le meilleur vecteur de sensibilisation \u00e0 ces questions. Comme nous voulions explorer les m\u00e9canismes de l&#8217;int\u00e9rieur, nous avons opt\u00e9 pour une responsable des ressources humaines comme personnage principal, plut\u00f4t qu&#8217;un inspecteur du travail. La seconde \u00e9tape a \u00e9t\u00e9 d&#8217;aller vers deux personnages f\u00e9minins. <\/p>\n<p><strong>N. F.<\/strong> Avoir deux femmes \u00e9vite la s\u00e9duction. Cela permet de suivre l&#8217;inspectrice en train d&#8217;amener la manageuse \u00e0 assumer ses responsabilit\u00e9s, sans ambigu\u00eft\u00e9s. Et puis avec ces deux femmes de pouvoir, le pouvoir de l&#8217;une est interrog\u00e9 par le pouvoir de l&#8217;autre, et r\u00e9ciproquement. <\/p>\n<p><strong>N. S.<\/strong> La distribution rend aussi compte d&#8217;une r\u00e9alit\u00e9, qui est qu&#8217;inspecteur du travail est une profession majoritairement f\u00e9minine. Tout en esp\u00e9rant renouveler l&#8217;image n\u00e9gative rattach\u00e9e \u00e0 ce m\u00e9tier, nous souhaitons aborder un autre enjeu\u00a0: la place des femmes dans le monde de l&#8217;entreprise et du travail. Ces deux femmes fortes s&#8217;imposent dans un monde masculin. Tandis que l&#8217;<em>executive woman<\/em> (C\u00e9line Sallette) reprend les attributs de la virilit\u00e9 pour prouver qu&#8217;elle a le cran de faire le sale boulot, qu&#8217;infliger de la souffrance ne lui fait pas peur, l&#8217;inspectrice (Violaine Fumeau) s&#8217;impose avec une f\u00e9minit\u00e9 plus spontan\u00e9e, moins sophistiqu\u00e9e et retenue. Si nous \u00e9vitons l&#8217;\u00e9cueil romanesque \u2013 elles ne deviennent pas amies \u2013, il se joue entre elles un effet de miroir.<\/p>\n<p><em> <\/p>\n<h2>\u00ab\u00a0En 2009, le PDG de France T\u00e9l\u00e9com Didier Lombard avait \u00e9voqu\u00e9 la <em>&#8220;mode du suicide&#8221;<\/em>, comme si la souffrance au travail relevait d&#8217;une fatalit\u00e9. \u00bb<\/h2>\n<p> <\/em><\/p>\n<p><strong>Vous avez rencontr\u00e9 plusieurs interlocuteurs \u00e0 l&#8217;inspection du travail. Comment vous ont-ils accueillis\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p><strong>N. F.<\/strong> Tr\u00e8s bien. Nos interlocuteurs, au premier titre desquels Jean-Louis Osvath \u2013 qui travaillait \u00e0 l&#8217;\u00e9poque \u00e0 La D\u00e9fense \u2013 ressentent la n\u00e9cessit\u00e9 de parler de ce sujet. La souffrance au travail en tant que nouveau ph\u00e9nom\u00e8ne a cr\u00e9\u00e9 beaucoup de dommages et suscit\u00e9 des fantasmes. Il y a ceux qui n&#8217;y croient pas, et ceux qui l&#8217;associent \u00e0 du harc\u00e8lement concernant une seule personne, sans saisir que cela repose sur un syst\u00e8me global. Tout ce qui permet d&#8217;y voir un peu plus clair les int\u00e9resse. Ils se sentent \u00e9galement concern\u00e9s par la v\u00e9racit\u00e9 de ce que nous montrons dans le film, comme le Comit\u00e9 d&#8217;hygi\u00e8ne, de s\u00e9curit\u00e9 et des conditions de travail (CHSCT). En \u00e9changeant avec eux, nous avons saisi que les inspecteurs du travail sont des personnes mesur\u00e9es, conscientes que la mise \u00e0 jour de m\u00e9canismes de souffrances prend du temps. Les salari\u00e9s sont souvent enferm\u00e9s dans un syst\u00e8me de surveillance g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 et n&#8217;ont pas envie de d\u00e9signer leurs coll\u00e8gues. Par le biais des entretiens et des enqu\u00eates qu&#8217;ils m\u00e8nent, les inspecteurs peuvent faire \u00e9merger la v\u00e9rit\u00e9, mais ces processus sont souvent longs.<\/p>\n<p><strong>N. S.<\/strong> En tant que profession malmen\u00e9e en termes d&#8217;images, mais aussi par des r\u00e9formes permanentes touchant aux effectifs et \u00e0 leurs pr\u00e9rogatives, ils ont le souci que nous parlions de leur combat pour pr\u00e9server les droits du salari\u00e9. L&#8217;un des enjeux \u00e9tait de cr\u00e9er une fiction sans v\u00e9hiculer une vision romanesque de leur m\u00e9tier. Ils sont l\u00e0 pour signifier le rappel de la loi et ils doivent, sur des questions complexes, parvenir \u00e0 un faisceau de preuves. C&#8217;est d\u00e9licat, il n&#8217;y a pas une arme du crime dans le cadre d&#8217;un suicide au travail, et il faut parvenir \u00e0 un faisceau de preuves pour d\u00e9clencher des poursuites. Si aucun des salari\u00e9s n&#8217;accepte de parler, l&#8217;enqu\u00eate n&#8217;avance pas. <\/p>\n<p><strong>Quelles sources ont nourri la pr\u00e9paration du film\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p><strong>N. S.<\/strong> L&#8217;ouvrage <em>Souffrance en France &#8211; La banalisation de l&#8217;injustice sociale<\/em> de Christophe Dejours [psychiatre, psychanalyste et sp\u00e9cialiste de la souffrance au travail, ndlr], publi\u00e9 en 1998 (\u00e9ditions du Seuil) et r\u00e9actualis\u00e9 il y a peu, a \u00e9t\u00e9 essentiel pour construire le personnage d&#8217;\u00c9milie, interroger la responsabilit\u00e9 de quelqu&#8217;un qui met en application un syst\u00e8me de management. En 2009, le PDG de France T\u00e9l\u00e9com Didier Lombard avait \u00e9voqu\u00e9 la <em>\u00ab\u00a0mode du suicide\u00a0\u00bb<\/em>, comme si la souffrance au travail relevait d&#8217;une fatalit\u00e9. Christophe Dejours analyse cette id\u00e9e de fatalit\u00e9 de la souffrance, il d\u00e9crit ce qui nous est pr\u00e9sent\u00e9 comme une guerre \u00e9conomique \u2013 et dans toute guerre, il y a des victimes \u2013, qui serait une r\u00e9alit\u00e9 \u00e0 laquelle nous ne pourrions \u00e9chapper. Pourtant, derri\u00e8re chacun de ces syst\u00e8mes, des personnes d\u00e9cident de les mettre en \u0153uvre, et d&#8217;autres les appliquent. Cela nous int\u00e9ressait d&#8217;interroger la responsabilit\u00e9 individuelle des cadres dirigeants et interm\u00e9diaires, de dessiner le parcours d&#8217;un individu s&#8217;inscrivant en rupture avec un syst\u00e8me, apr\u00e8s en avoir \u00e9t\u00e9 le bras arm\u00e9.<\/p>\n<p><em> <\/p>\n<h2>\u00ab\u00a0Il n&#8217;y a pas beaucoup de films qui parlent du travail, et pourtant c&#8217;est au c\u0153ur de nos vies. N\u00e9anmoins, tous font date. \u00bb<\/h2>\n<p> <\/em><\/p>\n<p><strong>Le film montre autant la complicit\u00e9 globale, diffuse, que la difficult\u00e9 de l&#8217;entourage \u00e0 comprendre le choix d&#8217;une personne de d\u00e9noncer ce syst\u00e8me\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p><strong>N. S.<\/strong> Nous ne voulions pas d&#8217;un retournement facile, sch\u00e9matique. Si \u00c9milie va initialement vers l&#8217;inspectrice, c&#8217;est par souci de sauver sa peau. La prise de conscience se fera par un chemin progressif et tortueux et elle n&#8217;est pas &#8220;sauv\u00e9e&#8221; \u00e0 la fin du film. Ce que nous donnons \u00e0 voir, c&#8217;est comment sa prise de d\u00e9cision \u00e9largit la question de la responsabilit\u00e9.<\/p>\n<p><strong>N. F.<\/strong> Il ne faut pas oublier que la plupart des gens ont peur du syst\u00e8me, ils ne veulent pas perdre la main qui les nourrit. Son mari lui dit que si elle parle, elle ne trouvera plus de travail, et ce sont des choses que nous avons entendues dans nos pr\u00e9paratifs. De m\u00eame, nous ne voulions pas d&#8217;un personnage ayant une culture de la lutte. Les personnes syndiqu\u00e9es au sein de ces entreprises, et qui consid\u00e8rent qu&#8217;un rapport de forces existe entre des salari\u00e9s et un patronat, sont aujourd&#8217;hui minoritaires. D\u00e9sormais, tu es <em>corporate<\/em>, ou tu ne l&#8217;es pas. D&#8217;ailleurs pour \u00c9milie au d\u00e9part il y a un choc, mais elle n&#8217;a pas conscience d&#8217;avoir commis une faute. Elle consid\u00e8re n&#8217;avoir fait que ce pour quoi elle a \u00e9t\u00e9 recrut\u00e9e.<\/p>\n<p><strong>N. S.<\/strong> Il n&#8217;y a pas beaucoup de films qui parlent du travail, et pourtant c&#8217;est au c\u0153ur de nos vies. N\u00e9anmoins, tous font date (<em>Ressources humaines<\/em> par Laurent Cantet en 1999\u00a0; <em>Violence des \u00e9changes en milieu temp\u00e9r\u00e9<\/em> par Jean-Marc Moutout en 2004\u00a0; <em>La Question humaine<\/em> par Nicolas Klotz en 2007\u00a0; <em>La Loi du march\u00e9<\/em> par St\u00e9phane Briz\u00e9 en 2015). Ce sont des questions qui entrent en r\u00e9sonance avec le public. Nous avons envie de faire du cin\u00e9ma qui interpelle, qui ouvre des questions et dont les spectateurs s&#8217;emparent. Lors des avant-premi\u00e8res, nous avons constat\u00e9 \u00e0 quel point cela lib\u00e8re de la parole. Heureusement, peu de spectateurs ont v\u00e9cu ces conditions-l\u00e0, mais le film renvoie \u00e0 la place du travail dans la vie de chacun, il interroge. <div id='gallery-1' class='gallery galleryid-10277 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/corporate-home-207.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/corporate-home-207-150x150.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"corporate-home.jpg\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure>\n\t\t<\/div>\n<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans <em>Corporate<\/em>, son premier long-m\u00e9trage, Nicolas Silhol scrute les m\u00e9canismes de management et interroge la question de la responsabilit\u00e9 \u00e0 travers le parcours d&#8217;une jeune responsable des RH. Entretien avec le r\u00e9alisateur et son sc\u00e9nariste Nicolas Fleureau.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":24696,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[157],"tags":[293,304],"class_list":["post-10277","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-web","tag-entretien","tag-travail"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/10277","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=10277"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/10277\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/24696"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=10277"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=10277"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=10277"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}