{"id":10270,"date":"2017-03-17T11:13:16","date_gmt":"2017-03-17T10:13:16","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/article-michel-simonot-nous-sommes-arrives-dans-le-champ-de-la-culture-a-un-tel\/"},"modified":"2017-03-17T11:13:16","modified_gmt":"2017-03-17T10:13:16","slug":"article-michel-simonot-nous-sommes-arrives-dans-le-champ-de-la-culture-a-un-tel","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=10270","title":{"rendered":"Michel Simonot : \u00ab\u00a0Nous sommes arriv\u00e9s dans le champ de la culture \u00e0 un tel retournement id\u00e9ologique\u2026\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Qu&#8217;est-ce que le n\u00e9olib\u00e9ralisme et sa &#8220;rationalisation&#8221; font \u00e0 la culture et aux politiques culturelles\u00a0? Dans un ouvrage concis et clair, le sociologue Michel Simonot analyse des changements qui commencent avec la contamination du langage. <\/p>\n<p>Avec sa couverture dont le grain \u00e9voque un papier \u00e0 dessin, son fond blanc orn\u00e9 d&#8217;un \u00e9tonnant \u00e0-plat rose, l&#8217;ouvrage de l&#8217;\u00e9crivain, metteur en sc\u00e8ne et sociologue Michel Simonot intrigue. C&#8217;est de ces livres dont la facture, aussi modeste que soign\u00e9e, donne envie de s&#8217;en saisir, de le feuilleter. \u00c0 son index se trouve une quarantaine de brefs chapitres, sorte d&#8217;inventaire \u00e0 la Pr\u00e9vert de la <em>novlangue<\/em> culturelle\u00a0: &#8220;Politique culturelle publique \u2013 Exception culturelle fran\u00e7aise&#8221;\u00a0; &#8220;Subventions \u2013 Appels d&#8217;offre&#8221;\u00a0; &#8220;Directeur \u2013 Manage(u)r&#8221;\u00a0; &#8220;Cr\u00e9ation artistique \u2013 Pratiques artistiques&#8221;, etc. <\/p>\n<p>Listant et analysant les transformations s\u00e9mantiques \u00e0 l&#8217;\u0153uvre dans le champ culturel, <em>La Langue retourn\u00e9e de la culture<\/em> \u00e9nonce en creux un changement de paradigme. Entre la disparition de certains termes, l&#8217;\u00e9volution d&#8217;autres, la substitution d&#8217;un mot par un autre, c&#8217;est \u00e0 une absence totale de pens\u00e9e des politiques de l&#8217;art et de la culture, au profit de la mise en \u0153uvre de logiques manag\u00e9riales, qui s&#8217;\u00e9nonce. Une contamination par le n\u00e9olib\u00e9ralisme qui produit, selon le mot de Michel Simonot, un <em>\u00ab\u00a0retournement de la langue\u00a0\u00bb<\/em> et la naturalisation d&#8217;une id\u00e9ologie. Rencontre avec Michel Simonot. <\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">* * *<\/p>\n<p><strong>Regards. Qu&#8217;est-ce qui, en tant que sociologue et auteur dramatique, vous a amen\u00e9 \u00e0 ce projet de livre\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p><strong>Michel Simonot.<\/strong> Ce livre est n\u00e9 d&#8217;un premier projet men\u00e9 avec Diane Scott. Nous avons d\u00fb l&#8217;abandonner, mais ces questions ont continu\u00e9 \u00e0 me suivre. Je travaille sur l&#8217;usage de la langue et des mots dans les domaines des politiques culturelles et du social depuis longtemps. Constatant que nous sommes aujourd&#8217;hui arriv\u00e9s dans le champ de la culture \u00e0 de tels contresens, \u00e0 un tel retournement id\u00e9ologique, je suis revenu \u00e0 ce projet. Nous avons une histoire politique institutionnelle, et il me semblait important de rappeler d&#8217;o\u00f9 viennent les mots, quel est leur origine, leur sens. J&#8217;ai choisi les termes en fonction des enjeux politiques, s\u00e9lectionnant ceux qui sont essentiels dans le contexte actuel.<\/p>\n<p><em> <\/p>\n<h2>\u00ab\u00a0Il s\u2019est produit une incorporation des m\u00e9canismes de fonctionnement institutionnels. Les artistes sont incit\u00e9s \u00e0 anticiper les demandes, int\u00e9grant \u00e0 leurs objectifs artistiques d\u2019autres objectifs. \u00bb<\/h2>\n<p> <\/em><\/p>\n<p><strong>Le quinquennat de Fran\u00e7ois Hollande a-t-il vu l&#8217;apparition de nouveaux termes\u00a0? <\/strong><\/p>\n<p>Le quinquennat n&#8217;a rien fait na\u00eetre, il a aggrav\u00e9, exacerb\u00e9 les choses. Le principal basculement s\u00e9mantique se produit dans les ann\u00e9es 1982-84 \u2013 un mouvement existe d\u00e9j\u00e0 avant ces dates, mais le point de changement se situe \u00e0 ce moment-l\u00e0. C&#8217;est l&#8217;\u00e9poque de la rupture avec les communistes et \u00e9galement de la nomination par Fran\u00e7ois Mitterrand de Laurent Fabius au poste de premier ministre pour remplacer Pierre Mauroy. Nous basculons alors vers la social-d\u00e9mocratie que nous connaissons aujourd&#8217;hui. Or je travaillais \u00e0 cette \u00e9poque au minist\u00e8re de la Culture. Si je me battais d\u00e9j\u00e0 sur certains de ces enjeux, je n&#8217;ai pas vu arriver ce retournement id\u00e9ologique et s\u00e9mantique. <\/p>\n<p><strong>Quelle forme a pris ce retournement ?<\/strong><\/p>\n<p>Prenons, par exemple, le terme &#8220;\u00e9valuation&#8221; (que je n&#8217;ai pas int\u00e9gr\u00e9 afin d&#8217;\u00e9viter certaines simplifications). En 1982, le ministre de la Culture Jack Lang a voulu introduire l&#8217;\u00e9valuation de la contractualisation \u2013 ce qui est normal pour un contrat public. La question de la construction entre le subventionneur et l&#8217;op\u00e9rateur de cette \u00e9valuation s&#8217;est alors pos\u00e9e\u00a0: devait-elle \u00eatre concert\u00e9e ou de surplomb\u00a0? Au fil des ans, des dispositifs ont \u00e9t\u00e9 mis en place, des ratios de remplissage sont apparus et l&#8217;\u00e9valuation est devenue le contr\u00f4le du rendement. Elle a oblig\u00e9 les associations et structures recevant de l&#8217;argent public \u00e0 rationaliser leur gestion. Cela pourrait sembler juste, sauf que cela a amen\u00e9 l&#8217;introduction de crit\u00e8res de rationalit\u00e9. Ces conditions s&#8217;av\u00e8rent \u00eatre des dispositifs de contr\u00f4le, elles p\u00e8sent sur les d\u00e9cisions elles-m\u00eames, en introduisant des crit\u00e8res de choix dans les crit\u00e8res de d\u00e9penses. <\/p>\n<p><strong>Ces dispositifs d&#8217;\u00e9valuation ont envahi les pratiques, mais aussi les modes de pens\u00e9e\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Aujourd&#8217;hui, l&#8217;\u00e9valuation est consubstantielle aux politiques publiques, elle est devenue implicite. Il s&#8217;est produit une incorporation des m\u00e9canismes de fonctionnement institutionnels. Ainsi, tout le monde sait d\u00e9sormais qu&#8217;il faut remplir les salles \u2013 et programmer des spectacles ayant en cons\u00e9quence cette capacit\u00e9 \u2013, ou avoir une d\u00e9marche \u00e0 destination de publics cibl\u00e9s, etc. Ce n&#8217;est m\u00eame plus la peine, pour les tutelles, de le demander, et cette injonction n&#8217;est jamais questionn\u00e9e. On aboutit au fait que les artistes, notamment les jeunes, anticipent les demandes, int\u00e9grant \u00e0 leurs objectifs artistiques d&#8217;autres objectifs. <\/p>\n<p><em> <\/p>\n<h2>\u00ab\u00a0La ma\u00eetrise du temps, li\u00e9e \u00e0 des logiques \u00e9conomiques et lib\u00e9rales, a impr\u00e9gn\u00e9 le champ artistique et culturel, asservissant le travail \u00e0 des temps non-artistiques.\u00a0\u00bb<\/h2>\n<p> <\/em><\/p>\n<p><strong>\u00c0 travers tous les glissements, parfois tr\u00e8s subtils, que vous relevez \u2013 passage du singulier au pluriel, d&#8217;un substantif \u00e0 un adjectif, etc. \u2013, c&#8217;est un m\u00eame mouvement qui serait \u00e0 l&#8217;\u0153uvre\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Tout cela renvoie notamment \u00e0 une question, qui est la question du temps. La ma\u00eetrise du temps, li\u00e9e \u00e0 des logiques \u00e9conomiques et lib\u00e9rales, a impr\u00e9gn\u00e9 le champ artistique et culturel, asservissant le travail culturel et artistique \u00e0 des temps non-artistiques. Qu&#8217;il s&#8217;agisse de l&#8217;action culturelle pass\u00e9e de la longue dur\u00e9e \u00e0 la courte dur\u00e9e\u00a0; de l&#8217;\u00e9mergence qui n&#8217;offre qu&#8217;un \u00e9tat de visibilit\u00e9 momentan\u00e9e pour les artistes\u00a0; ou du rapport aux territoires calqu\u00e9 sur le d\u00e9coupage territorial politique, tout est d\u00e9sormais soumis au temps politique. Le temps est l&#8217;un des \u00e9l\u00e9ments centraux d&#8217;infiltration de l&#8217;imaginaire et de la pens\u00e9e de l&#8217;art, mais il est aussi un moyen d&#8217;asservir les consciences et l&#8217;inconscient. Il y a d\u00e9sormais une culpabilit\u00e9 \u00e0 prendre du temps et les artistes sont soit dans une urgence soit dans une \u00e9ch\u00e9ance, toujours contraignantes. Apr\u00e8s, il n&#8217;y a pas eu d&#8217;\u00e2ge d&#8217;or non plus\u2026 N\u00e9anmoins une bascule s&#8217;est faite, il s&#8217;est produit une incorporation des logiques \u00e9conomiques.<\/p>\n<p><strong>Quels seraient les termes pivots de votre ouvrage\u00a0? <\/strong><\/p>\n<p>Pour en citer quelques-uns, il y a le premier de l&#8217;ouvrage\u00a0: &#8220;\u00c9tat social \u2013 \u00c9tat providence&#8221;. Ce passage de l&#8217;un \u00e0 l&#8217;autre terme n&#8217;appartient pas au champ culturel, il est \u00e0 l&#8217;\u0153uvre dans le monde n\u00e9olib\u00e9ral. Mais il est essentiel et \u00e0 partir du moment o\u00f9 l&#8217;on saisit ce glissement \u2013 avec la disparition de l&#8217;id\u00e9e de solidarit\u00e9 sociale \u2013 on comprend que tout le reste en d\u00e9coule. Les termes &#8220;Subvention \u2013 Financement&#8221; \u00e9galement, la substitution du premier terme par le second effa\u00e7ant la port\u00e9e sociale de la subvention et neutralisant l&#8217;id\u00e9e d&#8217;une mission de service public. \u00c9galement, &#8220;Temps artistique \u2013 Temps politique&#8221;, le premier \u00e9tant d\u00e9sormais asservi au second et amenant des cons\u00e9quences sur les d\u00e9marches artistiques. La disparition de la &#8220;d\u00e9mocratisation de la culture&#8221; au profit de la &#8220;d\u00e9mocratie culturelle&#8221;\u00a0: ce changement-l\u00e0 est structurel, avec notamment l&#8217;\u00e9limination de l&#8217;objet &#8220;culture&#8221; au profit d&#8217;un adjectif, d&#8217;une qualit\u00e9 de ce qui serait culturel. &#8220;Offre \u2013 Demande&#8221; est capital, l&#8217;arriv\u00e9e de ce langage va inciter \u00e0 une politique de la demande, alors que dans la culture il n&#8217;y a pas de demande, il n&#8217;y a que de l&#8217;offre.<\/p>\n<p><em> <\/p>\n<h2>\u00ab\u00a0Le terme &#8220;\u00e9litisme&#8221; est un mot napalm\u00a0: non seulement il d\u00e9signe en stigmatisant, mais il masque, il refuse la pens\u00e9e.\u00a0\u00bb<\/h2>\n<p> <\/em><\/p>\n<p><strong>Ces conceptions imposent \u00e0 la culture des attentes qui ne lui sont pas propres ?<\/strong><\/p>\n<p>Prenons les notions de l'&#8221;\u00c9litisme&#8221; et du &#8220;Vivre ensemble&#8221;. Cette derni\u00e8re question de la culture pour vivre ensemble est un point sensible et renvoie au fait d&#8217;attendre des artistes de gu\u00e9rir la soci\u00e9t\u00e9 de ses maux. La culture se retrouve \u00e0 devoir prendre en charge ce que le politique \u00e9choue \u00e0 mettre en \u0153uvre. Cela sous-entend \u00e9galement l&#8217;id\u00e9e d&#8217;une culture qui relie, vue uniquement comme un art du consensus. Cette culture qui serait un art de vivre se substitue \u00e0 la question de l&#8217;art comme lieu du conflit, producteur de pens\u00e9e par la confrontation qu&#8217;il permet. <\/p>\n<p><strong>Au sujet d'&#8221;\u00c9litisme&#8221;, vous dites qu&#8217;il est employ\u00e9 \u00e0 droite comme \u00e0 gauche dans le champ politique\u00a0? <\/strong><\/p>\n<p>De l&#8217;extr\u00eame droite \u00e0 l&#8217;extr\u00eame gauche, en passant par le centre, on l&#8217;entend partout. Ce qui est terrible, c&#8217;est que c&#8217;est un mot napalm\u00a0: non seulement il d\u00e9signe en stigmatisant, mais il masque, il refuse la pens\u00e9e. C&#8217;est un terme dont on pense qu&#8217;il d\u00e9nonce alors qu&#8217;il ne renvoie qu&#8217;\u00e0 des st\u00e9r\u00e9otypes, des clich\u00e9s. \u00ab\u00a0Les femmes seraient comme \u00e7a\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0les artistes comme ceci\u00a0\u00bb, etc. Cela construit une pens\u00e9e binaire, qui \u00e9vacue la possibilit\u00e9 de penser les choses. Qui plus est, ce terme est r\u00e9ducteur et victimaire, il construit l&#8217;image de domin\u00e9s victimes, mais pas en termes de classes. S&#8217;il \u00e9tait utilisable, valide en termes de rapports sociaux, il pourrait \u00eatre producteur d&#8217;une r\u00e9flexion et de luttes. Or l\u00e0, la structure manich\u00e9enne \u00e0 laquelle il renvoie rel\u00e8gue \u00e0 l&#8217;impuissance. <\/p>\n<p><strong>Quel regard jetez-vous sur les programmes culturels des candidats \u00e0 la pr\u00e9sidentielle\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Structurellement, ils se ressemblent. Attention, je ne dis pas que la droite serait pareille \u00e0 la gauche, il y a des diff\u00e9rences, les valeurs ne sont pas les m\u00eames, mais la structure de la pens\u00e9e sur la culture est la m\u00eame. Tout le monde aborde essentiellement cette question de la culture comme vivre ensemble. Lorsque la notion d&#8217;art appara\u00eet, c&#8217;est majoritairement l&#8217;art en tant que reli\u00e9 \u00e0 des pratiques artistiques. Apr\u00e8s, chacun des candidats est l\u00e0 o\u00f9 l&#8217;on pourrait l&#8217;attendre\u00a0: pour Fran\u00e7ois Fillon comme Marine Le Pen, les pr\u00e9occupations dominantes sont le patrimoine, l&#8217;identit\u00e9 fran\u00e7aise, la d\u00e9fense de la langue, etc. Pour les candidats de gauche, on retrouve l&#8217;\u00e9vocation de la culture pouvant relier, notamment dans ce qui est d\u00e9sign\u00e9 comme les quartiers difficiles. Dans l&#8217;ensemble, l&#8217;id\u00e9e de la n\u00e9cessit\u00e9 de l&#8217;art, ou d&#8217;un art partag\u00e9 qui serait un bien essentiel, qui \u00e9tait l&#8217;id\u00e9e d\u00e9fendue par Andr\u00e9 Malraux, a disparu\u2026 L&#8217;art est devenu aujourd&#8217;hui uniquement le lieu du rassemblement, symboliquement f\u00e9d\u00e9rateur et consensuel. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Qu&#8217;est-ce que le n\u00e9olib\u00e9ralisme et sa &#8220;rationalisation&#8221; font \u00e0 la culture et aux politiques culturelles\u00a0? 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