{"id":10202,"date":"2017-02-19T18:29:00","date_gmt":"2017-02-19T17:29:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/article-les-faux-semblants-de-l-union\/"},"modified":"2023-06-23T23:24:10","modified_gmt":"2023-06-23T21:24:10","slug":"article-les-faux-semblants-de-l-union","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=10202","title":{"rendered":"Les faux-semblants de l\u2019union"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Les appels se sont multipli\u00e9s pour une candidature unique \u00e0 gauche et pour la fusion des candidatures Hamon-Jadot-M\u00e9lenchon. Objectif\u00a0: un second tour gauche-FN et la victoire \u00e0 gauche. Math\u00e9matiquement, le raisonnement se tient. Mais politiquement\u00a0?<\/p>\n<p>La victoire de Beno\u00eet Hamon \u00e0 la primaire socialiste a relanc\u00e9 la donne \u00e0 gauche. Face \u00e0 ce qui \u00e9tait annonc\u00e9 comme une d\u00e9b\u00e2cle \u00e0 gauche, elle permet de reposer en grand les questions les plus fondamentales\u00a0: qu\u2019est-ce qui fait gagner la gauche et qu\u2019est-ce qui la fait perdre\u00a0? Ce d\u00e9bat doit \u00eatre public. C\u2019est lui qui conditionne les progr\u00e8s ou les limites de l\u2019unit\u00e9. <em>Regards<\/em> souhaite que ce d\u00e9bat ait lieu. <a href=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/web\/article\/a-defaut-de-vous-entendre-entendez-nous\">Il entend en m\u00eame temps y contribuer<\/a>. En \u00e9non\u00e7ant d\u2019embl\u00e9e quelques faits, pour commencer.<\/p>\n<p><strong>1. La gauche a \u00e9t\u00e9 trois fois \u00e0 l\u2019\u00c9lys\u00e9e\u00a0: deux septennats Mitterrand (1981-1988, 1988-1995) et un quinquennat Hollande (2012-2017).<\/strong> Elle a \u00e9t\u00e9 quatre fois \u00e0 Matignon\u00a0: de 1981 \u00e0 1986, de 1988 \u00e0 1993, de 1997 \u00e0 2002, de 2012 \u00e0 2017. Majorit\u00e9 pr\u00e9sidentielle et majorit\u00e9 l\u00e9gislative n\u2019ont co\u00efncid\u00e9 qu\u2019\u00e0 trois reprises\u00a0: 1981-1986, 1988-1993, 2012-2017.<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019exception des \u00e9lections pr\u00e9sidentielle et l\u00e9gislatives de 1988, qui suivaient deux ann\u00e9es de \u00ab\u00a0cohabitation\u00a0\u00bb avec la droite, la gauche n\u2019a jamais gagn\u00e9 \u00e9lectoralement quand elle \u00e9tait pouvoir. En 2017, elle sera doublement sortante\u00a0: elle contr\u00f4le l\u2019ex\u00e9cutif\u00a0; elle a la majorit\u00e9 \u00e0 l\u2019assembl\u00e9e. Quoi qu\u2019ils en disent, Beno\u00eet Hamon et Emmanuel Macron en sont des incarnations. C\u2019est une immense fragilit\u00e9.<\/p>\n<p><strong>2. Au premier tour de la pr\u00e9sidentielle, en 2012, Fran\u00e7ois Hollande, Eva Joly et Jean-Luc M\u00e9lenchon ont recueilli 42% des suffrages. <\/strong> Dans la foul\u00e9e, la gauche a remport\u00e9 les \u00e9lections l\u00e9gislatives, avec un total d\u2019un peu moins de 40%.<\/p>\n<p>On sait d\u00e9sormais que l\u2019instrument que constitue le sondage est rendu plus al\u00e9atoire que jamais par l\u2019abstention et par une volatilit\u00e9 plus grande des \u00e9lectorats. Utilis\u00e9 avec prudence, il garde pourtant un certain int\u00e9r\u00eat. Pour l\u2019instant, il situe le total Hamon-Jadot-M\u00e9lenchon dans une fourchette de 26 \u00e0 29%, plus pr\u00e8s du quart que du tiers de l\u2019\u00e9lectorat. Compte tenu du marasme de la droite parlementaire, cela peut math\u00e9matiquement suffire \u00e0 franchir la barre fatidique du premier tour.<\/p>\n<p>Mais, dans cette hypoth\u00e8se, la pr\u00e9visible majorit\u00e9 pr\u00e9sidentielle se trouve dans l\u2019incertitude pour les l\u00e9gislatives qui suivent. En 2012, il a fallu 42\u00a0% au premier tour de la pr\u00e9sidentielle pour avoir 40\u00a0% \u00e0 celui des l\u00e9gislatives. Cette condition serait-elle remplie avec une candidature unique \u00e0 la pr\u00e9sidentielle\u00a0? Rien n\u2019est moins s\u00fbr. Gouverner sans majorit\u00e9\u00a0? Impossible\u2026<\/p>\n<p><strong>3. Mais nous vivons une \u00e9poque \u00e9tonnante d\u2019incertitude, o\u00f9 rien n\u2019est absolument pr\u00e9dictible. Admettons donc que, \u00e0 nouveau, la gauche soit majoritaire \u00e0 l\u2019issue des deux \u00e9lections <\/strong>. Le probl\u00e8me est qu\u2019il y a majorit\u00e9 et majorit\u00e9. La majorit\u00e9 l\u00e9gislative a \u00e9t\u00e9 \u00e9lue en 2012 sur une base programmatique consensuelle qui \u00e9tait celle du discours du Bourget. Mais, dans la pratique, cette majorit\u00e9 s\u2019est soud\u00e9e dans le soutien ultra-majoritaire aux ajustements entrepris \u00e0 partir de 2012 et surtout apr\u00e8s 2014, quand Manuel Valls entre \u00e0 Matignon.<\/p>\n<p>Beno\u00eet Hamon a gagn\u00e9 largement la primaire socialiste au second tour. Mais Manuel Valls a toutefois obtenu plus de 40% des suffrages et les \u00e9tudes de sondage sugg\u00e8rent qu\u2019il \u00e9tait peut-\u00eatre majoritaire aupr\u00e8s des adh\u00e9rents socialistes <em>stricto sensu<\/em>.<\/p>\n<p>Si l\u2019on en croit les estimations, les candidatures retenues \u00e0 ce jour par le PS comportent une large majorit\u00e9 de femmes et d\u2019hommes qui ont soutenu la politique de Manuel Valls jusqu\u2019au bout. Pour mener une politique en rupture avec l\u2019esprit gestionnaire du quinquennat, le candidat unique d\u00e9sign\u00e9 devrait donc compter avec un groupe socialiste comprenant un nombre respectable d\u2019individus qui ont imperturbablement soutenu la logique officiellement incrimin\u00e9e.<\/p>\n<p>Les &#8220;frondeurs&#8221; d\u2019apr\u00e8s-2014 \u00e9taient une poign\u00e9e. Le sc\u00e9nario pourrait bien n\u2019\u00eatre pas le m\u00eame cette fois. De quelle politique la majorit\u00e9 l\u00e9gislative serait-elle donc la porteuse\u00a0?<\/p>\n<p><strong>4. Or cette question est cruciale. La gauche socialiste, on l\u2019a vu, a \u00e9t\u00e9 associ\u00e9e au pouvoir pendant un bon quart de si\u00e8cle depuis 1981. Depuis cette date, le Front national s\u2019est install\u00e9 dans le paysage<\/strong>. En 1981, il n\u2019est pas pr\u00e9sent \u00e0 l\u2019\u00e9lection pr\u00e9sidentielle et n\u2019obtient que 0,35% aux l\u00e9gislatives qui suivent. Aux l\u00e9gislatives de 1986, apr\u00e8s cinq ans de gestion socialiste, il fr\u00f4le d\u00e9j\u00e0 la barre des 10%, pour atteindre celle des 15% \u00e0 la pr\u00e9sidentielle de 1995.<\/p>\n<p>En 2002, apr\u00e8s cinq ann\u00e9es de gouvernement de &#8220;gauche plurielle&#8221;, Jean-Marie Le Pen r\u00e9alise son meilleur score (16,9%) et cr\u00e9e la surprise en surclassant le Premier ministre sortant, pourtant class\u00e9 \u00e0 gauche chez les socialistes. Seul le &#8220;lib\u00e9ral-populisme&#8221; de Nicolas Sarkozy parvient \u00e0 le mettre au tapis (2007). Provisoirement\u00a0: la succession du vieux baroudeur de l\u2019extr\u00eame droite relance la donne. Marine Le Pen perce en 2012 (17,9% \u00e0 la pr\u00e9sidentielle). La progression se confirme depuis\u00a0: 24,9% aux europ\u00e9ennes de 2014, 27,7% aux r\u00e9gionales de 2015.<\/p>\n<p>Au total, \u00e0 l\u2019exception de 2007-2012, les plus fortes progressions du Front national se sont faites \u00e0 des moments o\u00f9 la gauche est au pouvoir.<\/p>\n<p><strong>5. Ce n\u2019est pas si surprenant. La pouss\u00e9e de la gauche et la politisation populaire (marqu\u00e9e par la hausse de la participation \u00e9lectorale) ont eu lieu quand la gauche politique fran\u00e7aise combinait l\u2019aspiration unitaire, le primat de l\u2019\u00e9galit\u00e9 et le projet d\u2019une R\u00e9publique plus sociale et moins monarchique.<\/strong> Or, \u00e0 partir de 1982, le PS dominant tourne progressivement le dos \u00e0 la logique ant\u00e9rieure. Le &#8220;tournant de la rigueur&#8221; (1982-1984) fait pr\u00e9dominer peu \u00e0 peu les exigences de comp\u00e9titivit\u00e9, de flexibilit\u00e9, de stabilit\u00e9 mon\u00e9taire, de r\u00e9duction des d\u00e9ficits, de compression de la demande publique et de recul de la sph\u00e8re \u00e9tatique. \u00c0 quoi s\u2019ajoute l\u2019int\u00e9gration dans les logiques pr\u00e9sidentialistes, l\u2019alignement renforc\u00e9 sur les crit\u00e8res lib\u00e9raux europ\u00e9ens (concurrence et gouvernance) et le parti pris atlantiste, jusqu\u2019\u00e0 &#8220;l\u2019\u00e9tat de guerre&#8221;.<\/p>\n<p>Sur cette base, on assiste \u00e0 trois ph\u00e9nom\u00e8nes corr\u00e9l\u00e9s\u00a0: la mont\u00e9e d\u2019une abstention devenue structurelle surtout dans les couches populaires, la d\u00e9mobilisation de l\u2019\u00e9lectorat de gauche et la pouss\u00e9e du ressentiment social. La question de la gauche fran\u00e7aise n\u2019est donc pas tant de savoir si elle peut gagner \u00e9lectoralement par d\u00e9faut (compte tenu des difficult\u00e9s de la droite), mais si elle peut relancer la dynamique populaire vertueuse qui l\u2019a propuls\u00e9e en avant dans les ann\u00e9es 1960-1970.<\/p>\n<p>Faute de quoi rien ne changerait\u00a0; le pire pourrait m\u00eame arriver.<\/p>\n<p><strong>6. D\u00e8s lors la question de la rupture devient d\u00e9cisive. Elle comporte elle-m\u00eame deux volets. <\/strong> Le premier est bien s\u00fbr celui des contenus. La rupture doit-elle se faire seulement avec la gestion de Manuel Valls (2014-2016)\u00a0? Suffit-il pour la provoquer de revenir au discours du Bourget de 2012\u00a0? Ou bien faut-il aller plus loin et rompre avec le processus m\u00eame qui, depuis plus de trois d\u00e9cennies enlise la gauche dans les contraintes de la &#8220;mondialisation&#8221; financi\u00e8re\u00a0? Beno\u00eet Hamon, contraint de ne pas heurter ceux qu\u2019il a battus, reste bien flou sur ce point. Sa pratique pourrait en \u00eatre d\u2019autant plus incertaine.<\/p>\n<p>Le second volet est celui de la dynamique politique. Pour construire une rupture, il faut une majorit\u00e9 pour le faire. Divis\u00e9, le PS propose de marier l\u2019eau et le feu, ceux qui veulent rompre et ceux qui veulent continuer. \u00c0 l\u2019arriv\u00e9e, il risque d\u2019y avoir une volont\u00e9 de changement confi\u00e9e \u00e0 ceux qui n\u2019en veulent pas. Dans ces conditions, un ex\u00e9cutif risque, bon gr\u00e9 mal gr\u00e9, d\u2019\u00eatre contraint, un peu plus encore, \u00e0 la prudence et aux atermoiements.<\/p>\n<p>La rupture dans les mots s\u2019accompagnerait de l\u2019enlisement dans la pratique. Cette fois, c\u2019est un Front national incrust\u00e9 qui pourra en tirer les ultimes fruits. \u00c0 quoi bon rassembler la gauche, si c\u2019est pour ce r\u00e9sultat\u00a0?<\/p>\n<p><strong>7. Quelle que soit l\u2019importance future du succ\u00e8s interne de Beno\u00eet Hamon, elle le laisse dans une situation d\u2019entre-deux. Or la gauche a justement besoin de se sortir de cet entre-deux. <\/strong> Depuis 1978, c\u2019est le socialisme qui donne le ton \u00e0 gauche. Avec des phases d\u2019h\u00e9sitation et d\u2019acc\u00e9l\u00e9ration, il n\u2019a cess\u00e9 de se recentrer. La gauche tout enti\u00e8re s\u2019en est trouv\u00e9e affaiblie.<\/p>\n<p>Si elle veut se relancer et se rassembler, elle doit plus que tout se recomposer et se renouveler, en profondeur. La pr\u00e9sence de Beno\u00eet Hamon est un signe que cette recomposition-reconstruction n\u2019a rien d\u2019une utopie. Mais tout laisse entendre que, quelle que soit sa volont\u00e9, il n\u2019a pas aujourd\u2019hui les moyens politiques pour s\u2019y engager vraiment.<\/p>\n<p>La gauche rassembl\u00e9e ne peut donc \u00eatre qu\u2019une gauche de rupture franche, et pas seulement avec la gestion la plus r\u00e9cente et, de fait, la plus d\u00e9l\u00e9t\u00e8re. Chacun peut penser ce qu\u2019il veut de Jean-Luc M\u00e9lenchon, de sa personnalit\u00e9, de tel ou tel aspect de son discours ou de son programme. La r\u00e9alit\u00e9 de la gauche actuelle est son incertitude, dans toutes ses composantes. Incontestablement, toute la gauche de gauche ne se reconna\u00eet pas dans le leader de la France insoumise.<\/p>\n<p>Il reste que, pour l\u2019instant, il a pour lui trois caract\u00e9ristiques majeures\u00a0: il s\u2019inscrit dans la continuit\u00e9 de l\u2019exp\u00e9rience inachev\u00e9e mais prometteuse du Front de gauche, qu\u2019il a port\u00e9e brillamment en 2012\u00a0; il s\u2019est raccord\u00e9 \u00e0 tous les combats qui, depuis le d\u00e9but de ce si\u00e8cle, ont relanc\u00e9 la dynamique sociale et politique la plus \u00e0 gauche\u00a0; il incarne, avec la plus grande nettet\u00e9, le projet d\u2019une rupture avec l\u2019enlisement gestionnaire des derni\u00e8res d\u00e9cennies. Pour qui garde l\u2019espoir d\u2019une gauche rassembl\u00e9e sur ses valeurs, articul\u00e9e \u00e0 un mouvement social actif, il peut ainsi se pr\u00e9valoir d\u2019\u00eatre, \u00e0 ce jour, l\u2019option la plus claire et la plus propulsive.<\/p>\n<p>En tout cas, dans l\u2019\u00e9quilibre g\u00e9n\u00e9ral de la gauche son score p\u00e8sera lourd pour l\u2019avenir. La gauche historique est polaris\u00e9e entre l\u2019esprit d\u2019accommodement et celui de rupture syst\u00e9mique. Depuis pr\u00e8s de quatre d\u00e9cennies, c\u2019est le premier qui domine. Macron pousse un peu plus loin une partie de la gauche dans cette direction. Hamon n\u2019a pas les moyens de ramener franchement le curseur vers la rupture. Que reste-t-il comme choix raisonnable\u00a0?<\/p>\n<p>Nulle affirmation ne vaut toutefois sans d\u00e9bat contradictoire, sans faux-fuyant, sans raccourci, sans approximation. Le rassemblement est chose trop importante pour que l\u2019on se contente de postures ambigu\u00ebs, de petites phrases ou d\u2019effets de tribunes. \u00c0 tous et \u00e0 chacun de s\u2019y astreindre.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/web\/article\/regards-le-numero-d-hiver-10091\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter size-full wp-image-24395\" src=\"https:\/\/wp.muchomaas.com\/wp-content\/uploads\/2017\/01\/une-hiver-sortie-d83.jpg\" alt=\"une-hiver-sortie.jpg\" align=\"center\" width=\"460\" height=\"297\" \/><\/a><div id='gallery-1' class='gallery galleryid-10202 gallery-columns-3 gallery-size-thumbnail'><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/01\/une-hiver-sortie-a8d.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/01\/une-hiver-sortie-a8d-150x150.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"une-hiver-sortie.jpg\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure><figure class='gallery-item'>\n\t\t\t<div class='gallery-icon landscape'>\n\t\t\t\t<a href='https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/faux-semblants-455.jpg'><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/archives.regards.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/faux-semblants-455-150x150.jpg\" class=\"attachment-thumbnail size-thumbnail\" alt=\"faux-semblants.jpg\" \/><\/a>\n\t\t\t<\/div><\/figure>\n\t\t<\/div>\n<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les appels se sont multipli\u00e9s pour une candidature unique \u00e0 gauche et pour la fusion des candidatures Hamon-Jadot-M\u00e9lenchon. 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