{"id":1015,"date":"1998-06-01T00:00:00","date_gmt":"1998-05-31T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.muchomaas.com\/algerie1015\/"},"modified":"1998-06-01T00:00:00","modified_gmt":"1998-05-31T22:00:00","slug":"algerie1015","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.regards.fr\/?p=1015","title":{"rendered":"Alg\u00e9rie"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"> Entretien avec Leila Sebbar <\/p>\n<p><strong> &#8221; Il y a aujourd&#8217;hui un tremblement de m\u00e9moire, alors on a envie de revoir l&#8217;histoire.&#8221; Ce mois-ci, Regards ouvre ses colonnes \u00e0 la romanci\u00e8re Leila Sebbar qui donne \u00e0 voir un autre visage de l&#8217;Alg\u00e9rie, celui de l&#8217;exil. <\/strong><\/p>\n<p> <strong>  Vous avez r\u00e9uni dans Une enfance alg\u00e9rienne des textes d&#8217;\u00e9crivains franco-alg\u00e9riens et alg\u00e9riens tous n\u00e9s en Alg\u00e9rie avant l&#8217;ind\u00e9pendance. Sign\u00e9s d&#8217;auteurs tr\u00e8s diff\u00e9rents &#8211; on trouve notamment Mohammed Dib, Jamel Eddine Bencheikh, Jean P\u00e9l\u00e9gri, Jean Daniel &#8211; ces r\u00e9cits \u00e9voquent un fragment d&#8217;enfance pass\u00e9e en Alg\u00e9rie. Romanci\u00e8re, vous \u00eates n\u00e9e \u00e0 Aflou (Hauts Plateaux) d&#8217;un p\u00e8re alg\u00e9rien et d&#8217;une m\u00e8re fran\u00e7aise. Quel sens donnez-vous \u00e0 cette d\u00e9marche ? Les retrouvailles avec une Alg\u00e9rie mythique ? <\/strong><\/p>\n<p> <strong> Leila Sebbar : <\/strong> Je ne sais pas s&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une Alg\u00e9rie mythique quoique, lorsque l&#8217;on \u00e9crit sur le pays natal, on est en partie dans sa propre mythologie. Au d\u00e9part, il y a l&#8217;exil. J&#8217;avais d\u00e9j\u00e0 travaill\u00e9 avec Nancy Huston \u00e0 rassembler dans Une enfance d&#8217;ailleurs des textes en langue fran\u00e7aise d&#8217;\u00e9crivains en exil ici. J&#8217;ai eu envie de centrer ce travail sur l&#8217;Alg\u00e9rie.<\/p>\n<p> <strong> C&#8217;est un rendez-vous avec la m\u00e9moire ? Le risque n&#8217;\u00e9tait-il pas celui d&#8217;une nostalgie en d\u00e9calage avec ce qui se passe actuellement ? <\/strong><\/p>\n<p> <strong> L. S.: <\/strong> Il n&#8217;y a pas de regret politique de ce c\u00f4t\u00e9-l\u00e0. Le proc\u00e8s de la colonisation a \u00e9t\u00e9 fait, et bien fait, avec raison. Les ann\u00e9es quatre-vingt-dix ont fait resurgir beaucoup de la m\u00e9moire de l&#8217;Alg\u00e9rie, d&#8217;une Alg\u00e9rie coloniale qui n&#8217;existe plus; ceux qui ont v\u00e9cu dans cette Alg\u00e9rie coloniale ne l&#8217;ont pas aim\u00e9e parce qu&#8217;elle \u00e9tait coloniale, mais parce qu&#8217;elle \u00e9tait le pays natal. Cela m&#8217;a int\u00e9ress\u00e9e de rendre compte d&#8217;une vie possible o\u00f9 les communaut\u00e9s vivaient ensemble sans forc\u00e9ment communiquer car ce n&#8217;\u00e9tait pas facile. Pendant trente ans, les clivages ont \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s forts; il y avait les rapatri\u00e9s, ceux de droite et ceux de gauche, ceux qui avaient \u00e9t\u00e9 victimes de la colonie et ceux qui avaient plus ou moins lutt\u00e9 pour l&#8217;ind\u00e9pendance; ceux qui avaient collabor\u00e9 avec la France et d&#8217;autres qui avaient choisi la r\u00e9sistance. Il y avait aussi les clivages religieux. Il existait donc une certaine timidit\u00e9, voire une crainte \u00e0 mettre ensemble des \u00e9crivains qui avaient \u00e9t\u00e9 enfants de colons, enfants juifs, enfants musulmans, la\u00efques, comme moi, ayant v\u00e9cu des enfances diff\u00e9rentes dans des cultures diff\u00e9rentes. Ces divisions reproduisaient celles de la guerre d&#8217;Alg\u00e9rie. Quand j&#8217;ai demand\u00e9 \u00e0 ces \u00e9crivains d&#8217;\u00e9crire un fragment d&#8217;enfance, je me suis demand\u00e9 s&#8217;ils allaient accepter.<\/p>\n<p> <strong> Ce rapprochement contribue-t-il \u00e0 faire na\u00eetre l&#8217;id\u00e9e d&#8217;un h\u00e9ritage commun des deux c\u00f4t\u00e9s de la M\u00e9diterran\u00e9e, l&#8217;\u00e9criture permettant sa formulation ? <\/strong><\/p>\n<p> <strong> L. S.: <\/strong> Des \u00e9crivains qui n&#8217;avaient pas ou tr\u00e8s peu parl\u00e9 de l&#8217;Alg\u00e9rie dans leurs livres ont commenc\u00e9 \u00e0 le faire; d&#8217;autres que je connaissais depuis longtemps ne m&#8217;avaient jamais parl\u00e9 ou \u00e9crit comme ils le font aujourd&#8217;hui; il y a aujourd&#8217;hui un tremblement de m\u00e9moire, alors on a envie de revoir l&#8217;histoire.<\/p>\n<p> <strong> On se sent plus coupable d&#8217;avoir v\u00e9cu l&#8217;Alg\u00e9rie d&#8217;avant l&#8217;ind\u00e9pendance ou de l&#8217;avoir quitt\u00e9e juste apr\u00e8s ? <\/strong><\/p>\n<p> <strong> L. S.: <\/strong> L&#8217;exil n&#8217;est plus tabou. Les Alg\u00e9riens, qui ont quitt\u00e9 le pays par choix apr\u00e8s l&#8217;ind\u00e9pendance, ont \u00e9t\u00e9 souvent per\u00e7us, m\u00eame s&#8217;ils n&#8217;\u00e9taient pas harkis, comme des tra\u00eetres par ceux qui \u00e9taient rest\u00e9s et construisaient l&#8217;Alg\u00e9rie. Grossi\u00e8rement exprim\u00e9, le fait d&#8217;avoir v\u00e9cu du c\u00f4t\u00e9 des colonisateurs, des petits Blancs ou des grands Blancs, n&#8217;est plus culpabilisant.<\/p>\n<p> <strong> L&#8217;exil que tant d&#8217;Alg\u00e9riens ont connu n&#8217;a-t-il pas jou\u00e9 un certain r\u00f4le dans cette \u00e9volution ? Ce retour \u00e9crit au pays natal ne sugg\u00e8re-t-il pas qu&#8217;en d\u00e9pit des drames, l&#8217;exil n&#8217;est pas que d\u00e9chirure ? <\/strong><\/p>\n<p> <strong> L. S.: <\/strong> Pour moi et pour d&#8217;autres, sans doute. L&#8217;exil peut \u00eatre une forme d&#8217;initiation, d&#8217;apprentissage, si l&#8217;on poss\u00e8de les armes de la r\u00e9flexion, si l&#8217;on n&#8217;est pas d\u00e9muni mat\u00e9riellement. Mais l&#8217;exil de et dans la mis\u00e8re, la solitude, l&#8217;isolement, le ch\u00f4mage est meurtrier. Le nombre d&#8217;immigr\u00e9s \u00e9conomiques de la premi\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration qui sont pass\u00e9s par les h\u00f4pitaux psychiatriques ou dans des centres d&#8217;hygi\u00e8ne mentale est consid\u00e9rable; je ne sais pas si l&#8217;on a os\u00e9 faire des statistiques sur ce ph\u00e9nom\u00e8ne qui a produit beaucoup de folies. Ce ne sont pas des m\u00e9taphores. J&#8217;ai mis longtemps \u00e0 apprendre \u00e0 ne pas trop souffrir, \u00e0 me situer dans cet espace tr\u00e8s particulier d&#8217;o\u00f9 l&#8217;on peut tenir la bonne distance pour observer et comprendre; ce n&#8217;est pas toujours facile, c&#8217;est un travail d&#8217;\u00e9quilibriste \u00e0 partir de la France et de l&#8217;Alg\u00e9rie. J&#8217;\u00e9cris parce que je me sens en exil en France, m\u00eame si je suis \u00e9tablie socialement et citoyenne de ce pays. Quelque chose me manque: la langue de mon p\u00e8re, le pays de mon p\u00e8re, que j&#8217;essaie de retrouver avec des d\u00e9tours interminables. Si je n&#8217;\u00e9crivais pas, j&#8217;aurais besoin d&#8217;exprimer une violence beaucoup plus agressive, \u00e0 mes d\u00e9pens sans doute.<\/p>\n<p> <strong> Nabile Far\u00e8s \u00e9crit dans la M\u00e9moire des autres qu&#8217;il a \u00e9t\u00e9 doublement exclu de l&#8217;Alg\u00e9rie, une fois par le colonialisme, une fois par l&#8217;int\u00e9grisme. Votre texte &#8221; On tue des instituteurs &#8221; fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 des actes de violence singuliers dans le choix des victimes comme s&#8217;il s&#8217;\u00e9tait install\u00e9 une permanence de cet \u00e9tat. <\/strong><\/p>\n<p> <strong> L. S.: <\/strong> D&#8217;abord, il n&#8217;y a pas de sp\u00e9cificit\u00e9 de la violence alg\u00e9rienne. Les insurrections kabyles de 1870 qui ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9prim\u00e9es &#8211; les Kabyles ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9port\u00e9s en Nouvelle-Cal\u00e9donie &#8211; la violence de l&#8217;\u00e9mir Abd el Kader qui r\u00e9sistait par les armes, ces actes-l\u00e0 \u00e9taient de r\u00e9sistance, ils r\u00e9pondaient \u00e0 une autre violence, institutionnelle, beaucoup plus puissante, avec son infrastructure polici\u00e8re, militaire. Ce sont des formes de r\u00e9sistance que lOEon trouve dans toutes les guerres de subversion. La violence contre les femmes, par les viols quand elles \u00e9taient emmen\u00e9es comme butin de guerre, contre les enfants, a, h\u00e9las, toujours fait partie des guerres, cela n&#8217;est le propre ni des Alg\u00e9riens, ni des M\u00e9diterran\u00e9ens, ni des Africains. L&#8217;Occident ne s&#8217;en est pas priv\u00e9 chaque fois qu&#8217;il y a eu des guerres ou des d\u00e9faites. Ces violences sont li\u00e9es au fait de guerre. Devant de tels gestes, on est aussi d\u00e9sempar\u00e9 que devant les massacres nazis. On perd la parole, l&#8217;intelligence devant ce qui s&#8217;est pass\u00e9 au Rwanda. Il n&#8217;y a pas de degr\u00e9 de gravit\u00e9 dans la violence mais des formes organis\u00e9es, rationnelles ou irrationnelles. Cela dit, dans une guerre, on sait qui l&#8217;on a<\/p>\n<p> <strong> Vous avez choisi de mettre l&#8217;accent sur l&#8217;assassinat d&#8217;enseignants. <\/strong><\/p>\n<p> <strong> L. S.: <\/strong> Mes parents \u00e9taient tous deux instituteurs et favorables \u00e0 l&#8217;ind\u00e9pendance. Mon p\u00e8re a certes \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 par l&#8217;arm\u00e9e fran\u00e7aise mais il n&#8217;\u00e9tait pas dans le maquis; il a pass\u00e9 six mois en prison. Je n&#8217;ai pas assist\u00e9 \u00e0 des massacres. Ce texte est directement li\u00e9 \u00e0 un \u00e9v\u00e9nement dont j&#8217;avais entendu parler. L&#8217;histoire d&#8217;un attentat contre un autobus o\u00f9 se trouvaient des instituteurs. On tuait alors des instituteurs parce qu&#8217;ils apparaissaient comme des agents de la colonie. Je n&#8217;ai jamais consid\u00e9r\u00e9 mes parents de cette fa\u00e7on-l\u00e0, mais, politiquement, on peut dire qu&#8217;ils \u00e9taient des agents de la colonie. En m\u00eame temps, je sais qu&#8217;ils \u00e9taient alors les ma\u00eetres de ceux qui allaient faire la r\u00e9volution. Il y a une position d&#8217;ambigu\u00eft\u00e9 de la fonction et le fait que, dans les ann\u00e9es quatre-vingt-dix, on ait tu\u00e9 des instituteurs, cela m&#8217;a frapp\u00e9e. On tuait des instituteurs &#8211; le corps du savoir en quelque sorte &#8211; comme on a tu\u00e9 plus tard certains d&#8217;entre eux parce qu&#8217;ils \u00e9taient de langue fran\u00e7aise et dans cette situation d&#8217;ambivalence. Ceux qui perp\u00e9tuent les massacres de femmes, d&#8217;enfants veulent une Alg\u00e9rie qui ne parle que d&#8217;une seule voix, d&#8217;une seule pens\u00e9e, d&#8217;un seul geste. Mais on perd toujours quand on veut \u00e9pouser le monolithisme. Et, de toutes fa\u00e7ons, la pr\u00e9sence \u00e9trang\u00e8re est en Alg\u00e9rie, des aller et retour permanents entre l&#8217;Alg\u00e9rie, l&#8217;Italie, la France, les Etats-Unis et des gens qui s&#8217;int\u00e9ressent \u00e0 l&#8217;investissement. En dehors du commerce et des affaires, je pense que l&#8217;Alg\u00e9rie d\u00e9tient une place strat\u00e9gique et privil\u00e9gi\u00e9e \u00e0 la fois du c\u00f4t\u00e9 de la M\u00e9diterran\u00e9e vers le nord, du c\u00f4t\u00e9 de l&#8217;Afrique vers le sud et du c\u00f4t\u00e9 du monde arabe. Je crois que le s\u00e9isme travers\u00e9 par l&#8217;Alg\u00e9rie va mettre au jour ce qui ne l&#8217;\u00e9tait pas encore. On est encore dans les effets de la trag\u00e9die, de l&#8217;incertitude et dans un certain d\u00e9sespoir. Je suis malheureuse de voir ce qui se passe et personne ne peut se r\u00e9jouir de cette violence mais les questions qui doivent \u00eatre pens\u00e9es vont l&#8217;\u00eatre et l&#8217;Alg\u00e9rie sera \u00e0 nouveau pionni\u00e8re dans le Maghreb et le monde arabe; elle le redeviendra \u00e0 cause de ces bouleversements tragiques qui obligent \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 l&#8217;int\u00e9rieur et autour.<\/p>\n<p> <strong> Vous croyez en une amiti\u00e9 qui traverse la M\u00e9diterran\u00e9e, transgresse les conflits historiques et les violences urbaines mises au compte des immigr\u00e9s ? <\/strong><\/p>\n<p> <strong> L. S.: <\/strong> Des liens se sont cr\u00e9\u00e9s \u00e0 cause et en d\u00e9pit de la colonisation. Le Pen repr\u00e9sente un mouvement r\u00e9gressif qui rassemble ceux auxquels il manque une cervelle politique ! L&#8217;Alg\u00e9rie est un pays auquel sont attach\u00e9s beaucoup de Fran\u00e7ais, en particulier des jeunes; et, malgr\u00e9 tout ce qu&#8217;on dit du repli fran\u00e7ais, je crois que si la France \u00e9tait raciste, cela ne se passerait pas comme \u00e7a. A travers l&#8217;immigration, la pr\u00e9sence des immigr\u00e9s qui restent en France, d&#8217;autres liens vont na\u00eetre avec le Maghreb; il existera une sorte de circulation qui ne sera pas exactement celle que l&#8217;on a connue.<\/p>\n<p>1. Le dernier rapport du BIT estime \u00e0 250 millions le nombre d&#8217;enfants travailleurs dans le monde contre 50 millions en 1979.<\/p>\n<p>2. Auteur de Regards sur les enfants travailleurs, \u00e9ditions Page deux, 1997 et de l&#8217;Enfant exploit\u00e9 avec Bernard Schlemmer, \u00e9dition Kathala, 1996.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Entretien avec Leila Sebbar <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[141],"tags":[],"class_list":["post-1015","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archives-web"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1015","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1015"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1015\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1015"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1015"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.regards.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1015"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}